‹ La morale des stoïciens [microform]Chapitre 25 sur 58 · VIII · texte numérisé non relu

VIII

Dès que tu t'offenses de la faute de quelqu'un, reviens aussitôt sur toi, et réfléchis aux fautes semblables que tu commets : ainsi, quand tu regardes comme un bien l'argent, le plaisir, la vaine gloire et les choses de ce genre. En t'appliquant à cette idée, tu auras bientôt oublié ta colère. Tu concevras qu'il subit une violence : que pouvait-il faire ? Or, si tu le peux, délivre-le de la puissance qui agit sur lui. (Id., X.)

t- Il

Tu pèches toi-même bien souvent, et tu ressembles aux autres. Si tu t'abstiens de certaines fautes, tu n'en as pas moins le penchant qui les fait commettre, bien que la lâcheté, la vanité ou tout autre vice de ce genre t'en fasse t' abstenir. (Id., xi.)

Si tu prends un rôle au-dessus de tes forces, tu le joues mal, et celui que tu pouvais remphr, tu l'abandonnes. (Épictète, Manuel, xxxvii.)

Le commencement de la philosophie, chez ceux du moins qui s'y attachent comme il convient et en chasseurs sérieux, c'est le sentiment de notre mfirmité et de notre faiblesse dans les choses mdisixensables. (Id., Entretiens, ii, 11.)

Si on te rapporte qu'un tel a mal parlé de toi, ne te justifie point de ce qu'on a dit ; réponds seulement : « Il ignorait sans doute les autres défauts qui sont en moi; car il n'eût point parlé seulement de ceux-là. » (Id., Manuel, xxxni.)

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