PRÉFACE IX
la grande famille humaine. Nous ne voyons de supérieur au stoïcien que le vrai chrétien, tel que le dépeint Pascal lorsqu'il dit : « Nul n'est heureux comme un vrai chrétien, ni raisonnable, ni vertueux, ni aimable. » Ces chrétiens qui « brillent comme des flambeaux dans le monde, y portant la parole de vie », sont-ils moins rares que ces Stoïciens doux et fiers en même temps, qui nous rappellent par le précepte et l'exemple que nous devons vivre en hommes ?
Puissent une religion spiritualiste, charitable, et une éducation libérale, respectueuse de la dignité humaine, augmenter le nombre des vrais Stoïciens et des vrais chrétiens. Les uns et les autres sont faits pour se rencontrer et s'entendre dans une commune vénération de l'âme humaine et de la loi morale, dans une égale soumission à Dieu, et dans une même charité pour les hommes.
Veuve Jules Favre, née Velten.
Sèvres, ce 19 avril 1887.