‹ La morale des stoïciens [microform]Chapitre 53 sur 58 · II, XXII · texte numérisé non relu

II, XXII

On obéit de meilleur gré à celui qui commande avec douceur. L'esprit humain est naturellement rebelle; et luttant contre les obstacles et la contrainte il suit plus volontiers qu il ne se laisse conduke De même que le coursier fier et généreux est plus facile à diriger lorsque son mo^s est doux de même l'innocence marche par une impulsion volontaire et spontanée à la suite de a clenience ^ et la cité la regarde comme un trésor digne d'être conservé. On obtient donc davantage par cette voie. (Id., De la. clémence, xxiv.)

Même dans le foyer domestique, une grande âme a FocTasion de se déployer. Car si la vigueur des lions et des autres animaux e«t.'=««^P"'?^,^J^'i' leurs cages, il n'en est pas de même de 1 homme dont l'activité grandit dans la retraite. Cepeiidant il se renfermera de mamère qu en quelque heu qu'il ait caché sa solitude, il puisse être utile a tous et à chacun par ses talents, ses Paroles et ses conseils. Car celui-là n'est pas seul utile a la république, qui produit les candidats, défend les accuses, et déJide de la paix et de la guerre ; mais celui qui instruit la jeunesse, qui, dans une si grande

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