Aug. Sabatier, lac. cit.^ p
loin, donnent à toutes les autres leur valeur. Il faut donc en sortir. Et c'est un besoin qui devient de plus en plus impérieux. Rendez-nous la foi en notre raison; rendeznous le christianisme auquel se rattache encore la partie • la plus noble de l'humanité. Il n'y a de retour sérieux que/ par là vers la vigueur morale, la justice et la bonté;____/
Je ne me fais d'ailleurs aucune illusion sur la prochaine efficacité de la solution que je donne ici. Alexandre Dumas fils exprime, dans sa préface au « Fils naturel », une pensée qui semble paradoxale, et qui est pourtant fort juste. « Inutile, à son sens, de combattre les opinions des autres; ou parvient quelquefois à vaincre dans une discussion, à convaincre, jamais. Les opinions sont comme les clous; plus on tape dessus, plus on les enfonce'. » Cette parole est vraie de tous les temps ; elle l'est surtout du notre où les passions sont devenues si ardentes. Aussi ne parlons-nous pas, du moins principalement, pour ceux qui ont un système à défendre; nous parlons pour les « âmes droites » que l'erreur pourrait séduire. Nous parlons aussi et surtout pour que, à la suite d'une longue et patiente diffusion, la vérité prenne enfin le dessus.
( La semence du bien n'est jamais compromise : Voilà
notre espérance/)