DE L OBLIGATION MORALE. DC
coup plus large que ne l'ont pensé certains spirltualistes de notre temps.
D'après Paul Janet, l'homme découvre en lui-même, non seulement ce qu'il est, mais ce qu'il doit être; il y découvre « son essence idéale » . Or il ne peut la concevoir, a sans vouloir en même temps » la « réaliser autant qu'il est en lui », La nécessité morale, comme l'a reconnu Kant, n'est que la. vo/onté supérieure de l'homme, commandant à sa volonté inférieure. L'homme ne peut ; pas vouloir autre chose que d'être vraiment homme, c'est- ' à-dn-e être réellement ce qu'il est virtuellement. Cette volonté raisonnable se trouve en conflit avec la volonté sensible. La volonté supérieure, en tant qu'elle s'oppose à la volonté inférieure, s'appelle obligation ' .
Ollé-Laprune reproduit cette manière de voir, en y mettant l'empreinte de son esprit tout pénétré d'hellénisme. A son sens, il v a « dans l'être humain la nature humaine, l'idée de l'homme ». « Cette idée se trahit d'abord par des instincts. Avant d'être reconnue, elle pousse à l'action. Il y a des inclinations, des tendances, des appétits qui lui sont conformes. Naturelle est la teodance à persévérer dans son propre être, naturelle aussi la tendance à aller vers autrui. Naturelles de même sont les exigences de la bête humaine, et naturelles les aspirations de l'homme. Puis la conscience vient, et enfin laréflexiojU- On essaie de fixer l'idée, de se représenter la forme de vie qu'elle demande. Alors il y a clairement et expressément, sous le regard de l'homme qui pense^la nature humaine