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UE l'obligation moralk. 65
œuvre. C'est à cette coiulitioii seulement qu'il y a pour nous des valeurs morales et qu'elles se conservent en dépit de tout et à travers tout '.
Dieu, en tant que cause efficiente de la nature, est le fondement ultime du devoir. Il l'est aussi et, d'une autre manière, à titre de suprême législateur.
Le premier et le plus indiscutable des droits, c'est celui de faire du bien. Avant la justice, il faut nommer la bonté; car c'est ceci qui fonde cela.
Dieu a donc le droit de créer la nature ; puisqu'il la crée en vue du meilleur et avec la certitude infaillible qu'elle ne saurait manquer son but.
Par suite, Dieu a le droit d'en prendre le gouvernement.
Par suite également, il a le droit de cboisir les moyens qui la peuvent conduire à son terme.
Par suite enfin, il a le droit d'exiger que ces moyens se réalisent.
Aussi longtemps qu'il s'agit des corps bruts, des êtres qui n'ont que la vie, ou même des êtres sensibles, Dieu peut les constituer et les coordonner entre eux de manière à ce qu'ils accomplissent naturellement ses desseins : c'est pourquoi les cieux racontent avec tant d'éclat la gloire du grand chorège.
Mais, en face de la liberté de l'bomme, il faut de rigueur que Dieu procède autrement. Là, son unique ressource, c'est d'imposer sa volonté au respect de la