‹ La Morale du bonheurChapitre 29 sur 106 · P. 243-244) Garnier, Paris j cf. p · texte numérisé non relu

P. 243-244) Garnier, Paris j cf. p

■yO LA MORALE DU BO^NHEUIl.

pourtant qu'à lui-même et reste aussi libre qu'auparavant ' » .

De là vient également le sens dans lequel il convient d'entendre et l'origine du pouvoir et ses conditions d'exercice.

Le contrat originel n'est point une abdication, ni même une mutilation des droits de l'individu ; il consiste simplement en ce que « cliacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême dire ction de la volonté générale » ".

« Le souverain n'agit... que par des lois; et les lois n'étant que des actes authentiques de la volonté général e, le souverain ne saurait agir que quand le peuple est assemblé '^ . »

a Les dépositaires de la puissance executive ne sont point les maîtres du peuple, mais ses officiers » ; <( il peut les établir et les destituer quand il lui plaît »; « il n'est point question pour eux de contracter, mais d'obéir w ; a en se chargeant des fonctions que l'Etat leur impose, ils ne font que remplir leur devoir de citoyens, sans avoir aucune sorte de droit de disputer sur les conditions ' ».

Tout est résilié, le jour oli le pacte social subit « la moindre modification « ; v chacun rentre alors dans ses droits et reprend sa liberté naturelle ' » .

Cette doctrine a été comme le code de la grande

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