‹ La Morale du bonheurChapitre 36 sur 106 · I. I.OC. Clt.^ p · texte numérisé non relu

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qu'elle soit favorable et désirable. Seulement, c'est un fait : il faut l'accepter, si l'on veut se tenir au point de vue positif. »

Les modernes ont suivi la même voie que les anciens. Le commandement divin une fois jeté par-dessus bord, ils ont nié l'obligation naturelle ; ils ont nié l'existence même du devoir. Puis ils sont descendus, par une suite de compromis, jusqu'à l'amoralisme, et de làjusqu'à la révolte ouverte contre l'idée du bien. Et c'est ce dernier mot qui révèle l'âme du mouvement. Il se montre à la fin, parce qu'il se trouvait au début. L'exaltation du moi : voilà ce qui porte l'bomme à renverser l'une après l'autre toutes les cloisons, et d'abord celle de l'impératif divin; car, cette première victoire une fois remportée, le reste n'est plus qu'une affaire de temps. Sans doute, celte logique d'ordre subjectif n'est pas toujours très consciente. Mais elle existe, elle ne connaît ni trêve ni répit ; et c'est elle qui mène l'autre.

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