‹ La Morale du bonheurChapitre 87 sur 106 · I. M. GuYAU, loc. cit., p · texte numérisé non relu

I. M. GuYAU, loc. cit., p

2o8 LA MORALE DU BONHEUR.

Du droit de punir.

L'homme vit en société ; et de là résulte une autre série de sanctions, c'est-à-dire de récompenses et de châtiments.

Je ne soulèverai pas ici la question des récompenses; elle n'a jamais été l'objet de débats bien vifs. lien va tout différemment du droit de punir. C'est un sujet sur lequel on n'a pas encore réussi à se mettre d'accord .

La société a-t-elle le droit d'infliger des peines ? Quelle est la limite de ce droit? Comment doit-il être exercé? autant de problèmes sur lesquels on discute aujourd'hui plus que jamais; et ce sont ces problèmes que je voudrais soumettre à l'épreuve d'un nouvel examen.

Le premier n'est pas difficile à résoudre, vu les principes que l'on a établis plus haut à propos de l'idée de sanction ' .

L'institution sociale découle de la nature de l'homme. Elle est donc nécessaire; et, par suite, elle est légitime.

Mais la société ne peut remplir sa fonction qu'en édictant des lois; c'est donc qu'elle a le droit d'enédicter.

D'autre part, toute loi requiert certains moyens de défense en dehors desquels elle devient inefficace et manque son but; toute loi suppose le pouvoir de se faire respec-

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