‹ La Morale du bonheurChapitre 98 sur 106 · I. Esquisse,..^ p · texte numérisé non relu

I. Esquisse,..^ p

■2. Plat., Zow, IV, 7i5'^-7i6^.

24a LA MORALE DU BONHEUR.

qui s'en donne une vue nette et qui sait ensuite s'y tenir.

D'un autre côté, il se peut qu'en général on se fasse une idée de l'enfer où la psychologie n'a pas toute la part qui lui revient.

L'Eglise, dans ses définitions, est très sobre sur la nature du châtiment éternel. Elle indique simplement qu'il revêt deux formes : « la privation de la vision divine » et une espèce de « supplice a que les théologiens appellent la peine du sens\ Mais en quoi consiste ce supplice ? Le dogme ne l'a jamais dit. Dès lors, n'a-t-on pas le droit de le réduire au regret qu'éprouve le damné d'avoir librement manqué sa fin pour toujours? C'est sur cette voie que nous engage saint Thomas lui-même, malgré la conception assez primitive par endroits qu'il se fait de l'enfer. D'après lui, « le ver m ne peut s'entendre « qu'au sens spirituel «-. Il en dit autant des « larmes »\ Mais alors la brèche ne semble-t-elle pas ouverte vers une interprétation plus large ? et le symbolisme ne menace-t-il pas de tout envahir? Si le « ver » et les « pleurs » sont

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