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LES CATÉGORIES DU DROIT

La liberté et la propriété se divisent, suivant leur objet, en catégories ou en branches auxquelles correspondent autant de droits.

La liberté se partage en autant de branches qu'il y a de modes d'activité et de modes d'emploi des fruits de l'activité : liberté du travail et des entreprises, de l'association, de l'échange, du prêt, du legs, de la parole et de la presse, de l'enseignement, des cultes, du gouvernement, etc.

Les catégories de la propriété forment deux grandes divisions : la propriété de l'homme sur lui-même ou propriété personnelle et la propriété des objets extérieurs, laquelle se divise, selon la nature des choses possédées, en propriété mobilière et immobilière. La propriété personnelle est, disons-nous, celle de l'individu sur lui-même. Elle naît au moment où l'individu découvre ses facultés et s'en empare pour les appliquer à la production. Ce travail de découverte et d'occupation qui crée la valeur, objet de la propriété, peut-il servir de fondement légitime à l'appropriation d'un individu par un autre, autrement dit à l'esclavage? Un homme civilisé a-t-il le droit de s'emparer d'un sauvage et de le réduire en servitude, comme tout autre animal, parce qu'il a découvert en lui des forces utilisables, forces que le sauvage eût été lui-même incapable de découvrir et d'utiliser d'une manière conforme à l'intérêt général et permanent de l'espèce? Quelle que soit la solution que l'on donne

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