‹ La morale en action ou Choix de faits mémorables et instructifs, propres à faire aimer la religion, la sagesse, à former le cœur par l'exemple de toutes les vertus [microforme]Chapitre 11 sur 31 · COL · texte numérisé non relu

COL

iers soupirs

nprehaïént dire:ilsne ils crurent e du bruit, erdesfruits, é de l'arbre, lendemain e que leur par Le bras ; r répondait chée contre.

: 1ls lui ded’être plus vre femmé là pendant Orps Cottiarie jetant frère, voilà aman , il ean 4appros Er M ints d'aller her.

tent à leur riér Dieu:

ils les sas lu, ils se url’herbe,, ns, q'and n pays où ‘beaucoup ous auséi s

et mon père avait un grand nombre de valets ; nous avions aussi de belles robes :toutd’un coup papa nous a mis dans une maisou qui allait sur ’eau, et puis nousaattachés à nne planche èt a été au fond de la mer d’où il n’est jamais revenu. — Cela est bien singulier, répondit Marie ; mais enfin, puisque cela est arrivé, c’est que Dieu l’a voulu ; car vous savez bien , mon frère, qu’il est tout-puissant, | Jean et Marie restèrent onze ans dans cette île. Un jour qu’ils étaient assis au bord de la mer, ils aperçurent dans une l‘rque plüsieurs 1omines noirs. D’abord Marie eut peur , et vous

lait se sauver; mais Jean la retint et lui dits

« Restons, ma sœur, ne savez-vous pas bien que Dieu est ici présent, et qu'il empêchera ces hommes de nous faire du mal? Ces homines noirs étant descendns à terre, furent surpris de voir ces enfans qui étaient d’une autre couleur qu'eux ; ils les environnèrent et leur parlèrents mais ce fut inntilement, le frère et la sœur n’ewtendaient pas leur langage, Jean men ces sauvages à l'endroit où étaient les os de sa mère, etleur conta comme elle était morte tout d’un coup. Îls ne l’entendirent pas non plus. Enfin les noirs leur montrèrent leur petit bateau, et leur firent signe d’y entrer. «Je n’oserais, dit Marie; ces gens-là me font peur. » Jean lui répondit : « Rassurez-vous, ma sœtr, mon père avait des domestiques de la même couleur -que ces hommes, peut-être qu'il est revenude son voyage, et qu'il les envoie pour nouschercher. »

Ils entrèrent donc dans la barque, qui les conduisit dans uneîle peu éloignée de celle qu'ils

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‘poiut snourir. »

venaient de quitter, et qui avait des sauvages pour habitans. Ils y furent fort bien reçus ; le roi ne pouvait se lasser de regarder Marie, et 1l mettait souvent sa main sur son cœur, pour

Jui prouver qu'il l’aimait. Marie et Jean eurent

bientôt appris la langue de ces sauvages, et ils connurent qu'ils faisaient la guerre à des peuples qui demeuraient dans les îles voisines, qu'ils mangeaient leurs prisonuiers, etqu'’ilsadoraient nu grand vilain singe qui avait plusieurs sauxages pour le servir ; en sorte qu’ils se repen- ‘taient beaucou? d’être venus demeurer chez

feette affreuse nation. Cependant le roi voulait

absolnmentépouser Marie, qui disait à son frère: « J'aimerais mieux mourir que d'être la femme de cet homme-là.—C'est parce qu’il est bienlaid qne vous ue voudriez point l’éponser ? — Non,

mon frère, c’est parce qu'il est méchant ÿ ne:

voyez-vous pas qu'il ne connaît pas Dieu, et qu’au lieu de le prier, il se met à genoux devant ce vilain singe ? d’ailleurs, notre livre dit qu'il faut pardonner à ses ennemis et leur faire du

“bien, et vous voyez qu’au lieu de cèla, ce méchant

bomme fait mourir ses prisonniers, et les wange. » | ;

« Il me prend une pensée, dit Jean: si nous pouvions tuer ce vilain animal, ils verraient bien que ce n'est pas un dieu,— Faisons mieux, reprit Marie ; notre livre nous enseigne que Dieu accorde toujours les choses qu’on lui de. smande de bou cœur; mettons-nous à genoux, prions-le de tuer lui-mêie le singe, alors on ne s’en prendra point à uous, et on ne nous fera

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ss sauvages reçus ; le Marie, et œur, pour ean eurent ages, et ils des peuples nes, qu'ils sadoraient sieurs sau- Se reperi= eurer Chez roi voulait a son frère:

e la femme st bienlaid ?— Non, chant ne s Dieu, et ux devant re dit qu'il ‘ faire du eméchant s, et les

: Si nous verraient s mieux, igne que n lui de.

genoux, rs on ne ious fera

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Jean trouva ce que sa sœur lui disait fort raisonnable; ilsse mirent donc tous deux à genoux, et dirent tout haut : « Seigneur, qui pouvez tout ce que vous voulez, ayez, s’il vous plaît, la bonté de tner ce singe, afin que ces pauvres geris connaissent que c’est vons qu’il faut adorer et non pas Îni. » Ils étaient encore à genoux, lorsqu’ils entendirent jeter de grands cris : ils s’informèrent de ce qui y donnait lieu, et ils apprirent que le grand singe, en sautant d’un arbre à l’autre, s'était cassé la jambeet qu’on croyait qu’il en mourrait. Les sanvages qui en avaient soin , et qui étaient comme ses prêtres, dirent au roi, lorsqu'il fut mort, que Marie et son frère étaient cause du malheur qui était arrivé, et qu'il ne pourrait être heureux qu’après que ces deux blancs auraient adoré leur dieu. Aus: sitôt on décida qu’on ferait un sacrifice au nouveau singe qu’on venait de choisir ; que les deux” blancs y assisteraient, et qu'après la cérémonie, Marie épouserait leur roi ; que s’ils refusaient de le faire, on les brûlerait tout vifs avec leurs livres, dont ils se servaient pour faire des enchantemens. Marie apprit cette résolution, et comme les prêtres lui disaient que c'était elle qui avait fait mourir leur singe , elle répondit : « Si je l'avais fait mourir, n’est-il pas vrai que ‘ je serais plus puissante que lui ? Je serais donc bien stupide d’adorer quelqu’un qui ne serait pas au-dessus de moi ; le plus faible doit se sou- . mettre au plus puissant, et par conséquent je

mériterais plutôt les adorations du singe, que

lui les miennes : cependant je ne veux pas vous tromper ; ce n’est pas moi qui lui ai Ôté la vie,

mais notre Dieu, qui est le maître de toutes les créatures, et sans la permission duquel vous ne pourriez ôter un sen de mes cheveux. » Ce disconrsirrita lessauvages; ilsattachèrent Marie et son frère à des poteaux, etse préparaient à lesbrûler, lorsqu'on leur apprit qu’un grand nombre de leurs ennemis venaient d'aborder dans l’île. Ilscoururent pour les combattre, et fureut vaincus. Les sauvages qe étaient vainqueurs, brisérent les chaînes des deux enfans blancs, et les emmenèrent dans leur île, où ils devinrent esclaves du roi. Ilstravaillaient depuis lematin jusqu’au soir , et disaient : « Îl faut servir fidè-

lement notre maître pour l'amour de Dieu, et croire que c’est le Seigneur que nous servons ; car notre livre dit expressément qu'il faut en agir ainsi. »

Cependant ces nouveaux sauvages faisaient souvent la guerre , et, comme leurs voisins, ils mangeaient lenrs prisonniers. Un jour ils en prirent un grand nombre, car ils étaient fort

-vaillans. Il se trouva parmi ces prisonniers un homme blanc, et comme il était fort maigre, les sauvages résolnrent de l’engraisser pour le manger. Îls l’enchaînèrent dans une cabane, et chargèrent Marie de pourvoir à ses besoins. Comme elle savait qu’il fevait être bientôt mangé, elle déplorait son sort ; en le regardant tristement, elle dit: « Mon Dieu, mon Dieu, ayez pitié delui ! » Cet homme blanc, quiavait été fort étonné en voyant une fille de la même couleur que lui, le fut bien davantage quand :l lui entendit parler sa langue, et invoquer un

sen} Dieu. « Qui vous a appris à parler français,

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e tontes les el vous ne x. » Ce disnt Marie et ntà lesbrûnd nombre dans l’île.

reut vainueurs, briblancs, et devinrent is lematin servir fidèe Dieu, et SET vons ; 1l faut en

s faisaient oisins, ils our ils en aient fort niers un maigre, pour le cabane, besoins.

tôt mandant trisn Dieu, quiavait a même quand *l quer un ançais,

EN ACTION. 111 ln dit-il, et à connaître le vrai Dieu ?— Je ne savais pas le nom de la langue que je parle, lui répondit Marie ; c'était la langue de ma mère, et elle me l’aapprise : qr::.nt à Dieu, nous avons deux livres qui en parlent, et nousle prionstous les jours. — Ah! ciel, reprit cet homme en le. vant les mains et les yeux au ciel... serait-il possible? mais, mafille, pourriez-vousmemontrer les livres dont vous me parlez?—Je neles ai pas, inais je vais chercher mon frère quiles garde, et 1l vous les montrera: en mêmetempselle sortit, et revint bientôt après avec Jean, qui lesapporta. L'homme blanc les ouvrit avec émotion , et ayant lu surle premier feuillet: Ce livreappartient à Jean Maurice, il s’écria : «Ah! meschersenfaus! est-ce vousque je revois ! Venez embrasser votre père, et puissiez-vous me donner des nouvelles de votre mère ! Jean et Marie, à ces paroles, se jetèrent dans ses bras en versant des larmes de joie. À la fin, Jean reprenant la parole, dit: «Je sens aux transports de mon cœur que vous êtes mon père ; cependant je ne conçois pascamment cela peut être, car ma mère m’a dit que vons étiez tombé au fond de la mer, et je sais à présent qu’il n’est pas possible d'y vivre. — Je tombai effectivement dans la mer, quand notre vaisseau s’entr'ouvrit, repritJean Mauric:; mais m’étant saisi d’une planche, j’abordai heureusement dans une Île, et je vous crus perdus. »

. Alors Jean lui raconta tout ce dont il put se

souvenir; et son père pleura beaucoup quand il apprit la mort de sa femme. Marie pleurait auss1, mais c'était pour un autre sujet. « Hélas! s’écria-t-elle, à quoi sert-il d’avoirretrouvénotre

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pire, puisqu'il doit être tué et mangé dans peu de jours ! — Il faudra briser ses chaînes, reprit Jean, et nons nous sauverons tous trois dans la. forêt. — Et qu'y ferons-nous, mes pauvres enfans ? répliqua Maurice ; les sauvages nous attraperont, ou bien il faudra mourir de faim. — Laissez-moi faire, dit Marie, je sais un moyen infaillible de vous sauver. »

Elle sortiten finissant ces paroles, etalla trouver le roi. Lorsqu’elle fut entrée danssa cabane, elle se jeta à ses pieds, et lui dit : « Seigneur, j'ai une grande grâce à vous demander; voulezvons me promettre de me l’accorder ?—Je vous le jure, reprit le roi, car je suis fort content de votre service. — Eh bien ! vous saurez que cet homme blanc dont vous m’avez ordonné de prendre soin, est mon père et celui de Jean ; vous avez résolu de le manger, et je viens vous représenter qu’il est vieux et maigre, et qu’en conséquence 1l ne sera pas fort bon, au lieu que je suis jeune et grasse ; ainsi j'espère que vous voudrez me manger à sa place:; je ne vous de mande que huit jours, pour avoir le plaisir de le voir avant de mourir. — En vérité, reprit le roi, vous êtes nne si bonne fille, que je ne voudrais pas pour toutes choses vons faire mourir ; vous vivrez, et votre père aussi. Je vous avertis mème qu'il vient ici tous les ans un vaisseau plein d'hommes blancs auxquels nous vendons nos prisonniers; il arrivera bientôt, et je vous donnerai la perinission de vous en aller, »

Marie remercia beaucoup le roi, et dans son

cœur elle rendait grâce à Dieu, quilwavaitins-

piré d’avoir compassion d'elle. Élle courut por:

tes d trou:

vées

frém teur

surta pieu énor

é dans peu es. reprit ; trois dans nes pauvres avages ons rir de faim.

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etallatroussa cabane, « Seigneur, der ; voulezr2— Je vous t content de urez que ceb ordonné de lui de Jean ; le viens vous re, et qu’en , au lieu que ère que vous ne vous des le plaisir de ité, reprit le ejene vouaire mour1r $ vous avertis nn vaisseau ous vendons t, et je vous aller, »

et dans son

liñavaitins-

courut por*

ter ces bonnes nouvelles à son père ; et quelques jours après, le vaisseau dont le roi lui avait parlé étant arrivé, elle s’embarqua avec son père et son frère. Ils abordèrent dans une grande île habitée par des Espagnols. Le gouverneur ayant appris l’histoire de Marie, dit en lui-même:

« Cette fille n’a pas un sou, et elle est bien brûlée du soleil ; mais elle est si bonne et si vertueuse, qu’elle pourra rendre son mari plus heureux que si elle était riche et belle. » 11 pria Maurice de lui donner sa fille en mariage ; il s'unit avec elle, et fit épouser une de ses parentes à Jean : en sorte qu'ils vécurent tous fort heureux dans cette île, admirant la sagesse de la Providence , qui n'avait permis que Marie ft esclave que pour lui donner l’occasion de sauver la vie à son père.

Histoire d Androclès et d'un Lion.

Ox donnait au peuple, dans le grand Éirque, dit Appion, le spectacle d'un combat de bé-

tes dans le plus grand appareil : comme je'me trouvais à Rome , jy courus. Les barrières le-

“vées, l’arêne se couvre d’une foule d'animaux

frémissans , monstres affreux, tous d’une hau=— teur et d’une férocité extraordinaires. On vit surtout bondir iles lions d'une grandeur prodigieuse; un senl fixa tousles regards : une taille énorme, desélancemens vigoureux; desmuscles enflés et roidis, une crinière flottante et hérissée, un rugissement sourd et terrible, faisaient frémir tous les rangs des spectateurs. si

Parmi les malheureux condamnés à disputer lent vie contre la rage de ces animaux affa-

més, parut un certain Androclès, autrefois esclave d’un proconsul, Dès que le lion l'aperçoit , dit l'écrivain, 1ls’arrête tout-à-coup, frappé d’étonnement ; il s’avance d’un air adouci, comme s’il eût connuce misérable; ill’approche

. en agitant la queuc d'une mañière soumise, comme le chien qui cherche à flatter ; il presse Le corps de l’esclave à demi-mort de frayeur, et lèche doncement ses pieds et ses mains. Les caresses de l’horrible animal rappellent Androcles

à la vie; ses yeux éteints s’entr’ouvrent peu à peu; ilsrencontrent ceux dulion. Alors, comme dans un renouvellement de connaissance, vous eussiez vu l’homme- et le lion se donner les marques de la joie la plus vive et du plus tendre attachement. Rome entière , à ce spectacle, poussa des cris d'admiration ; et César ayant de-

mandé l’esclave : « Pourquoi, lui dit-il , es-tn æle seul que la fureur de ce monstre ait épargné? — Daïgnez n'’écouter , seigneur, dit Androclès ; voici mon aventure : Pendant que mon maître gouvernait l’Afriqueen qualité de proconsul, les traitemens cruels et injustes que j’en essuyais tous les jours, me forcèrent enfin de prendre Ra fnite ; et, pour échapper aux poursuites d’un maître quicommandait en ce pays, j'allai chercher une solitnde inaccessible parmi !:5 subies ct les déserts, résoln de me douuer la mort de

| quelque manière, sije venais à manquer de nour:. riture. Les ardeurs intolérables du soleil, au milient de sa carrière brûlanté, me firent chercher un asile, Je trouvai un antre profond et té- À v'ébreux, » my cachaï: à peine y étais-je entré, queje visarriverce lion redontablesils’appuyait

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clès, autrefois le lion l’apert-à-coup , frapun air adouc1, e; il l'approche nière soumise »

latter ; il presse | de frayeur, et mains, Les ca- Ilent Androcles ouvrent peu à , Alors, comme naissante , VOUS se donner Îles et du plus tenà ce spectacle, César ayant deui dit-1l, es-tu re ait épargné?

, dit Androclès ; èe mon maître e proconsul, les e j'en essuyais fin de prendre oursuites d’un s, j'allai cherarm |°3 subies er la mort de nquer de nour:-

du soleil, au À

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étais-je entrés

sil s'appuyait \

donlourensement surune pate ensa nglantée, La violencé de ses tourmens lui atrachait des rugis-

\semens et des cris affreux. La vue du monstre

rentrant dansson repaireme2laça d’abord d’horetir : maïs dès qu'il m'eutaperçu , je le vis s’avancer avec douceur : ik approche lentement , ps résente sa pate, me montré sa blessure, et semble me demander du soulagement, Je li arrache une grosse épine enfoncée entre ses grifes, j'osai même en presser la plaie et en exprimer outlesangcorrompu ‘enfin , pleinementremis e ma frayeur, je parvihs à la purifier et à la essécher. Alors l'animialsoulagé parmes soins, t ne souffrant plus, secouche , metsa pate enre mes mains, et s'endort paiciht.#v DEPUIS e jour, nous avons cohtitiué à vivre ensemble endant trois ans dans cette caverne. Le lion était charpé dé la nourtiture ; il m'appottait kactement les meilleurs morceaux des proies v’il'avait déchirées : n'ayant point de feu, je s faisais rôtir aux plus grandes ardev >; dn 80° il, Cependant ; la sociêté de cet a. tal'ét ce ure de viecommençant à m’ennuyer, je chüïsis ustant où il était allé chasser ; je rméloiguai Ja caverne, et aprés trois jours de maréhe, je sinbai entreles maihs des soldats. Ramierié d’Aique à Rome , je parus devant mon maître, qui r-le-champ me condamma à être dévoré ; et je nse que ce Iron , qui sans doute futanssi pris, témoigne actuellement sa réconhaissance. » él'est le &scours qi Appion rnet dans la boué d'Amêmoclés : sur-le-champ on l'écrit, où eri it part au penple} es cris redoublés obtinrent vie de Pesclave , et lui firent donter le lion.

On voyait Androclès, continue l'auteur, tenant son libérateur attaché à une simple courroie , marcheran milieu de Rome. Le peupleenchanté le couvrit de fleurs, et le combla de largesses, en s'écriant : « Voilà le lion qui a donné l'hospitalité à un homme, et voilà l’homme qui a guéri un lion. »

Exemples de grandeur d'âme dans l’'adversité, donnés par Saint-Louis.

Durawr la seconde croisade, St-Louis devint prisonnier du sultan Almoadan scelui-ci voulait exiger de ce prince non-seulement la restitution 3- D-iatte. mais encore celle des autres places que les Chrétiens possedaicut daus la Palestine ct sur les côtes de Syrie et de Phénicie. Ces dernières places ne dépendant pas des Français, le roi répondit qu'il ne pouvait les livrer aux infidèles. Le sultan le fit alors menacer dele mettre aux Bernicles, sorte de question la plus horrible de toutes celles en usage dans l'Orient ; mais Saint-Louis, quoique l'appareil de ce supplice fût pour ainsi dire sous ses yeux, répondit çonstammeñt : « Je suis le prisonnier du sultan ,, il peut faire de moi à son vouloir. »

Le sultan, vaincu par tant de grandeur d'âme, se borna à demander pour la rançon du roi la restitution de Damiette, gt de plus une somme d'argent dont le montant élait laissé à l'arbitrage du prisonnier. «C’est au vainqueur, répondit Saint-Louis, à s’expliqner; si ses propositions sontjustes, j'en instruirai la reine, et je la prierai de faire compter la somme qui sera

nan.

tenant roi ; nchanté ar pesses ; né lhosme qui a

-dversités

uis devint .ci voulait restitution tres places | Palestine e. Ces derrançais) le . aux inele mettre Ds horrr- Éent ; inais e supplice bndit cons- Au sultan,

grandeur rançon du plus une hit laissé à ainqueur si ses proa reine; et 1e qui sera

demandée. » Alors le sultan porta la soinme à

un million de bezans d’or; « Un roi de France,

répondit Saint- Louis, ne se rachète pas pour de

LArgent; mais je rendrai Damiette pour ma

ranggn et je ferai compter un million de be- ’or pour celle de mes compagnons. »

Les infidèles ayant tout enlevé au roi,ilne lui restait, poutse couvrir la nuit, qu’une vieille | casaque qu’ un prisonnier lui avait prêtée. Ce- À pendant Saint-Louis lisait son Bréviaire avec la | même tranquillité que s’il eût été dans l’ora- | toire de son palais. |

Lonsquele sultan Almoadan eut été assassiné | par les principaux officiers de son armée, un k d’entr'eux apporta au roi le cœur de son sou- | verain. Que me donneras-tu, lui dit:1l, pour | t’avoirdélivré d’un ennemi qui t’eût fait mourir |: s’il eût vécu ? Le roi garde le plus profond si- / lence. Transporté de rage ; l’infidèle lui porte /, /. \ l'épée à la gorge, etluicrie: Choisis, oudemourir/ 1 1 à l'instant, ou de me donner l’ordre de cheva- +": lerie. « F'ais-toi chrétien ; répond froidement le “h roi, et je te ferai chevalier. » À peiné celui-ci a dE: 1l sorti , qu’ une troupe de. furicua 5e pr écil l'épée la main dans la pièce où se tenait k lui faisant les menaces les plus terribles." | Louis, sans même s'étonner, laisse tom:}| eux un regard si plein de majesté, que -}h..

fidèles, saisisde respect, se retirent incon#

Au moment où le traité qui rendait enfér Louis À la hiberté allait êtré conclu, les.

les voulurent lui faire prêter le serment qi

nn os

Que dans le cas où 1l n’observerait pas le traité convenu entr'eux, il se reconnaîtrait parjure comme le Chrétien qui a renié Dieu, son baptéme et sa loi, qui crache sur la croix et la foule aux pieds. Louis, malgré qu’on le menaçât lui déses. frères des plus effroyables supplices , ne voutüt jamais prononcer cet exécrable serment. Quoi! s’écrièrent les infidèles , tu es notre captif, et tu nous traites comme si nous étions les tiens! Meurs, ou jure de remplirtke traité. « Mon corps est en votre pouvoir, répondit leroi, mais mou . âme est entre les mains de Dieu, vous ne pouvez rien sur elle. » Frappés d’admiration , les infidèles renoucèrent arserment d’abordexigé ; et ils répétaient sans cesse : Voilà le plus fier

Chrétien que nous ayons jamais vu. | Saint-Louis, après le paiement de la rançon, s'était embarqué, et déjà 1létait loin des côtes de Syrie, lorsque le comte de Montfort, qui avait été chargé de porter l'argent, dit en riant an momarque, que les Sarrasins s'étaient trompés de vingt mille bezans, etqu’il était bien aise d’avoir é plus fin que des traftres qui n'avaient ni foi ni Mais Le roi, rapporte l'historien Joinville, se ouca dprement, c# le renvoya en grand dana vie restituer celte somme aux Sarrasins.

Le bon Fils.

srEeur D....., allant rejoindre son régi äi: y a quelques années, s’occupa , penroute, à faire quelques recrnes dont il soin pour compléter sa compagnie. Il lusieurs hommes dans üne petite ville meurd une semaine. La veille de son

traité )arjure 1ptéme le aux 1 dses.

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