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départ , de la pl intéressa d’honnèt ne put s’ haiter d’ I] le vit t geût : il timidité, avoir un hberté, € lui mont:
surer, € 4 homme, dignes m d’être ref moi, et 1 échappa c L'’officier serait enc da vite qi vous les} jeune ho Je suis jeu force , je x satres pot heurense d à me mett doute exor croyez qué ne vendra:
sité m’im vous suivre me percez
départ , il se présenta encore un jeune homme de la plus haute taille et de la figure la plus intéressante ; il avait un aîr de candeur et d’honnèteté qui prévenait pour lui, M. D...
ne put s'empêcher, à la première vue, de souhaiter d’avoir cet homme dans sa compagnie.
I] le vit trembler en demandant qu’on l’engageât : il prit ce mouvement pour l’effet de la timidité, et peut-être de l’inquiétude que peut avoir un jeune homme qui sent le prix de ka liberté, et qui ne la vend pas sans regret, Il lui montra ses soupçons en tâchant de le rassurer, « Ah! Monsieur, lui répondit le jeune homme , n’attribuez pas mon désordre à d’indignes motifs, il rie vient que de la crainte
moi, et mon mâlheur serait affreux : » 1l lui échappa quelques larmesen achevant ces mots.
L'officier ne manqua pas de l’assurer qu’il serait enchanté de le satisfaire, et lui demanda vite quelles étaient ses conditions. « Je ne vous les propose qu’en tremblant, répondit le jeune homme; elles vous dégoûteront peut-être.
force , je me sens toutes les dispositions néces
saires pour servir ; mais la circonstance malheureuse dans laquelle je me trouve , me force à me mettre à un prix que vous tronverez sans donte exorbitant; je ne puis rien en diminuer: croyez que sans des raisons trop pressantes, je
sité m'impose une loi rigoureuse; je ne puis vous suivre à moins de cinq cents francs, et vous me percez le cœur si vous me refusez. —Cinq
d’être refusé. Vous'té vondrez peut-être pas de
Je suis jeune, vous voyez ma taille , j'ai de 14
ne vendrais point mon service ; mais là néces-
120 MORALE cents francs , reprit l’officier, la somme est considérable, je l'avoue ; mais vous me convenez, je vous crois de là bonne volonté, je ne marchanderai pas avec vous; je vais vous compter votre argent : signez , et tenez-vous prêt à partir après-demain avec moi. | Le jeune homme parut pénétré de la facilité de M. D... Il signa gaîment son engagement, et reçut les cinq cents francs avec autant de reconnaissance que s’il les avait ens en pur don. Il pria son capitaine de lui permettre d’aller remplir un devoir sacré, et lui promit de revenir à l'instant. M. D... crut remarquer quelque chose d’extraordinaire dans ce jeune homme : curieux de s’éclaircir, 1l le suivit sans affectation, 1l le vit voler à la. prison de la ville, frapper avec une vivacité singulière à la porte, etse précipiter dedans aussitôt qu’elle fut ouverte ; 1l l’entendit dire au geolier : «Voilà la somme pour laquelle mon père a été arrêté ;, je la dépose entre vos mains : conduisez-mot vers lui, que j'aie le plaisir de briser ses fers, » L'officier s'arrête un moment , pour lui donner de temps d'arriver seul auprès de son père, et , rend ensuite après lui. Il voit ce jeune hoinme dans les bras du vieillard, qu’il couvre de ses caresses et de ses larmes, à qui il apprend qu’il vient d'engager sa liberté pour Jui procurer la sienne. Le prisonnier l’embrasse de nouveau. L’officier attendri s’avance : «Consolez-vous, dit-il. au vieillard, je ne vous en-
leverai pas voire fils, je veux partager le mérite
de sou action ; il est libre ainsi que vous, et je ne regrette point uue somme dont il a fait