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étrange qui aim l'aîné, 1 tout cet priant s d’aider temps a il ne cor
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i donner père, et e jeune u’1l couà qui 1l srté pour mbrasse e :«Conous en-
rous, et il a fait
e mérite |
un si noble usage; voilà son engagement, je le lui remets. » Le père et le fils tombent à ses pieds : le dernier refuse la liberté. qu’on lui rend ; il conjure le capitaine de lui permettre de le suivre ; son père n’a plus besoin de lui, il ne pourrait que lui être à charge. L’officier ne peut le refuser. Le jeune homme a servi le temps ordinaire : il a toujours épargné sur sa paye quelques.petits secours qu’il a fait passer à son père; et lorsqu'il a eu le droit de demander son congé, il en a profité pour aller servir ce vieillard , qu’il nourrit actuellement du travail de ses mains.
Le Cadet généreux.
Ux marchand de Londres avait deux fils.
L’aîné, d’un mauvais cœur et d’un caractère:
dur, haïssait son jeune frère, qui était plus aimable que lui, et d’un naturel doux et pai-' sible; il n’était pas de mauvais traitemens qu'il ne lui fit essuyer dès que l’éccasion s’en présentait ; et les remontrances et les réprimandes du père ne purent lui faire changer de conduite. Le père avait une fortune considé= rable dans le commerce: Se sentant déjà vieux, il fit son testament ; et par un partage des plus étranges , lui qui connaissait ses deux enfans, qui aimait le cadet, :: blâmait la dureté de l'aîné, il laissa à l’aîné tout son bien, avec tout ce qu'il avait de fonds et de vaisseaux, le priant seulemen, de continuer le négoce et d’aider son jeune frère : il mourut quelque temps après. Dès que l’aïîné s: vit seul maître, il ne contraïgnit plus sa haine, et chassa de la
122 MORALE maison son malheureux cadet , l'exposant à la merci du sort , sans lui donner aucun secours, Tant d'inhumanité dans un frère remplit le cœur du jeune homme d’indignation et d’amertume ; 1l était découragé. « Si mon frère me traite ainsi, disait-il en pleurant, que dois- ,je donc attendre des étrangers ? » Il fallait vivre, ct la nécessité lui rendit le courage. Com'ne il était un peu au fait du commerce, il quitte Londres, et s'adresse à un négociant d’une ville voisine, à qui il offre ses services ; l'autre les accepte et le reçoit dans sa maison. Après quelques années d'épreuves, il lui reconnut tant de prudence, tant de vertus, et tant d’exactitude dans ses comptes, qu’il lui donna sa fille en mariage, et en mourant il lui laissa tousses biens. Après la mort du beaupère, le gendre , se trouvant assez riche, et n'étant point de ces ambitieux insatiables que la fureur d'amasser n'abandonne qu’aux bords du tombeau, plus jaloux de vivre en paix et de jouir de lui-même, acheta, dans une province éloignée de la capitale, une belle terre avec son château, s’y retira gvec son épouse, et y vécut content avec honneur et boune renommée.
Il est une providence qui punit toujours les cœurs barbares. L’aîné, depuis la mort du père, avait continué le commerce, multiplié tes entreprises , et long-temps tout réussit au gré de ses vœux ; mais 1l vint une année fatale, ses pertes s’accumulèrent , une tempête engloutit tous ses vaisseaux , lorsqu'ils revenaient avec une riche cargaison. Dans le même temps,
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jours les mort du multiplié éussit au iée fatale.
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plusieurs marchands qui avaient entre les nains ce qui restait d'argent, firent banqueroute; et, pour comble d'infortune, le feu prit à sa maison , consuma tout ce qu'il y avait d'effets, et le réduisit à la mendicité.
Dans cet horrible état, il ne lui restait d’antre ressource, pour ne pas périr de faim , que d’errer dans le pays, implorant l'assistance des âmes charitables que le récit de ses malheurs pouvait attendrir ; il mangeait le pain de la charité publique, dans les larmes et les remords.
« Où en serais-je à présent , se disait-il en soupirant, si tous les hommes étaient aussi durs que moi? Ah! s'ils savaient comme j'ai traité mon frère, ils me repousseraient avec horreur : mon frère! mon frère! s’écria-t-1l quelquefois dans le chemin, oùes-tu ? Tu me maudis sans doute, et tu éprouves peut-être en ce moment les horreurs de la fan! que ne peux-tu me rencontrer et me voir : tu serais vengé! que ne puis-je en t’embrassant rompre avec toi ce morceau de pain qu’une mère pauvre et générense vient de me donner par la maia de son jeune enfant! je seraisconsolé.…...Hélas! si le ha .ard m'offrait à ses yeux , il ne reconnaîtrait jamais” son aîné sous les lambeaux de la misère ; il devrait pourtant espérer de m’y trouver, s’il croit qu’il soit un Dieu vengeur. »
Un jour qu’il avait fait plusieurs lieues, ayant à peine trouvé ce qu'il lui fallait ponr se soutenir, 1l aperçut de loin un homme bien mis
s$ promenant dans une prairie voisine d’un joli châtean dontil paraissait le seignenr. I1s’avance, l'aborde , lui expose ses malheurs, ses
1%4 MOPALE
besoins , et le conjure de lui accorder quelque secours. & D'où êtes-vous, lui demanda l’étran-
ger, et comment s’est fait cet enchaînement de
revers qui vous a réduit à l’état où vous êtes ? »
L'autre lui raconta son histoire en détail, ne
supprimant que l’article de ses mauvais traite-
mensenversson frère. Dans l’effusion desonrécit, : 3] fut tenté plus d’une fois de lui révéler tout, et
d'avouer qu’il avait bien mérité ses malheurs ; mais la crainte et le besoin le retinrent ; il crai-
guitde diminuer par cetaveu la pitié qu'il voulait
inspirer à ce seigneur ; il en dit pourtant assez
pour être reconnu de quiconque connaissait sa
famille. L’étranger, sans lui faire part de sa dé-
couverte, l’emmène au château, et ordonne à.
ses gens de le bien traiter, et de lui préparer nn
logement pour la nuit. Le soir, il raconte à sa femme l'aventure qui vient de lui arriver, et ni
communique son dessein, Le pauvredc:init d’un
sommeil profond et paisible toute ia nuit, et le
matin à son réveil, sa première pensée fut :
« Que cet honnête homme est bienfaisant! s'il. n'est pas né riche, 1l méritait de le devenir. »
Quelques heures après, le maître l’envoie chcr-
cher. Quand il fut en sa présence , il le fixa quel-
que temps avec attendrissement, ét lui demanda sil ne le connaissait pas. Non, répondit Île
pauvre. « Hé quoi ! s'écria:t-il en pleurs, je suis
ton frère ! 5-En même temps il s’élance à son
cou, et l’étreint tendrement dans ses bras,
L’aîné, frappé d’étonnement , de confusion , de
repentir, de reconnaissance et de joie, tom'#
à ses genoux, en s’écriant : « Mon frère! » Il
les embrasse et les arrose de ses larmes, en lui
velque ’étranrent de êtes ? »
ail, ne traitenréCits tout , et lheurs ; il crailvoulait nt assez issait sa de sa dédonne à:
parer nn onte à sa er, et lui nait d’un uit, et le sée fut :
sant! s'il:
evéhir. »
oie cher- 1XA quel-
emanda :
ondit le rs, Je suis ce à son ses bras, usion , de tom!# rère! » I] s,en lu
EN ACTION. 125 demi dant pardon. « Il y a long-temps, lui répond son frère, que je t'ai pardonné; oublie le passé.: tu 66 riche, car je le suis; vivons ensemble, et aimous-nous.— Oui, mon frère, je t'aimerai, lui répondit l'aîné d’une voix étoulfée par les sanglots : mais je ne me pardonnerai Jamais, je me souviendrai toujours de la manière dont je t'ai traité, et que c’est toi qui me soulages. »
La Dette de l'humanité.
Ur jeune peintre, arrivé à Modène, et manquant de tout, pria un gagne-petit de lui trouver un gite à peu de frais, ou pour l’amour de Dieu. L’artisan lui offrit la moitié du sien. On cherche en vain de l’ouvrage pour cet étranger; son hôte ne se décourage point, il le défraie et le console. Le peintre tombe inalade; l’autre se lève plus matin et se couche plus tard, pour gagner davantage, et fournit en conséquence aux besoins du malade, qui avait écrit à sa famille... L’artisan le veilla pendant tout le temps de sa maladie, qui fut assez longue, et pourvut à toutes les dépenses nécessaires. Quelques jours après la guérison, l'étranger reçnt de ses parens une somme assez considérable, et courut chez l'artisan pour le payer. Non , mon-
sieur, lui répondit son généreux bienfaiteur,
c'estune detteque vous avez contractéeenvers le premier honnête homme que vons trouverez dans l’infortune! Je devais ce bienfait à un autre, je viens de m'acquitter,; n'oubliez pas d'en faire autant, dès que l’occasion s’en préseniera, »
126 MORALE Le Lion et l’Epagneul.
Pour voir à la tour de Londres les bêtes féroces, il fallait donner de l'argent à leur maître, ou apporter un chien, ou un chat qui püt leur servir de nourriture. Quelqu'un prit dans une, rue un épagneul noir, qui était très-joli. Etant venu voir un énorme lion , il jeta dans sa cage le petit chien : aussitôt la frayeur s'empare de ce petit animal ; il tremble de tousses membres, se couche humblement, rampe, prend l’attitude la plus capable de fléchir le courroux naturel au lion , et d'émouvoir ses dures entrailles, Cette bète féroce le tourne, le retourne, le flaire sans lui faire le moindre mal. Le maître jette au lion un morceau de viandes il refuse de le manger eu regardant fixement lechien, comme s’il voulait l’inviter à le goûter avant lui. L’épagneul revient de sa frayeur ; il s'approche de cette viande, en mange, et dans l'instant le lion s’avança pour la partager avec lui. Ce fut alors qu’on vit naître entr’eux une étroite amitié. Le lion, comme transformé en un animal doux et caressant, donnait à l’épagneul des marques de la plus vive tendresse, et l’épaeneul à son tour témoignait au lion la plus extrème confiance. La personne qui avait perdu ce petit chien, vint quelque temps après pour le réclamer. Le maître du lion la presse vivement de ne pas rompre la chaîne del’amitié qui unit si étroitement ces denx animaux ; elle résiste à ses sollicitations. & Puisque cela est ainsi, répliqua le maître du lion, prenez vous-même votre chien; car si je m'en chargcais, cette commission deviendrait pour mot
bêtes fér maîtres pût leur lans une, li, Etant s sa cage npare de nembres, ad l'attiroux nantrailles, , le flaire aître jette fuse de le 1, comme t lui. L’éroche de instant le ui. Ce fut roite amin animal gneul des et l’épa- DL la plus avait perps après la presse del’amianimaux ; isque celà nn , prenez n’en char:
pour moi
EN ACTION. 127 trop Ur rEMapeS » Le propriétaire de l’épagneul comprit bien qu’il fallait en faire le sacrifice, Au bout d’une année, le chien tomba malade et mourut, Le liün s’imagina pendant quelque temps qu'il dormait; il voulut l’éveiller, et l'ayant inutilement remué avec ses pates, 1l A que l’'épagneul était mort. Sa crinière se hérisse, ses yeux étincellent; sa tète se rodresse ; sa douleur éclate avec fureur. Transporté de rage, tantôt il s’élance d’un bout de ga cage à l’autre, tantôt il en mord les barreaux pour les briser; quelquefois il considère d’un œil consterné le corps mort ae son tendre ami, et pousse des rugissemens épouvantables. Il était si terrible , qu’il faisait sauter par sesconps de larges morceaux du plancher. On voulut écarter de lui l’objet de sa profonde douleur ; mais ce fut inutilement, il garda le petit chien avec le plus grand soin : il ne mangeait pas même ce qu’on lui donnait pour calmer ses transports furieux. Le maître alors jeta des chiens vivans dans sa cage ; il les mit en pièces. Enfin , il se coucha , et mit sur son sein le corps de son ami, sevl et unique compaynon qu’il eût sur la terre : il reste dans cette situation pendant cinq jours, sans vouloir prendre denourriture ; rien ne peut modérer l'excès de sa tristesse : 11 languit et tomba dans une si
rande faiblesse, qu’il en mourut : onletrouva a tête affectueusement penchée sur le corps de l'épagneul. Le maître pleura la mort de ces deux inséparables amis, et les fit mettre dans une même fosse. L'histoire nos présente t-elle un exemple d'amitié plus parfaite ? Quel mo-
1 eme pa Apshoi, RER Le 2
Der pe. 2