RE
LR =
mer
Eux LE Peur
PRE men
dèle à proposer ! il est la honte de ces hommes dont le seul intérêt forme et rompt les liens qui les unissent,
Trait de justice de Joseph II.
L'Amrereur se promenant seul dans les rnes de Vienne, vêtu comme un simple particulier, rencontra une jeune personne tout éplorée qui portait un paquet sous son bras. « Qu'’avezvous, lui dit-il affectueusement? où allezvous? ne pourrais-je calmer votre douleur?
que portez-vous ? — Je porte des hardes de ma malheureuse mère, répondit la jeune personne au prince, qui lui était inconnu, je vais les vendre; c’est, ajouta-t-elle d’une voix entrecoupée, notre dernière ressource. Ah! si mon père, qui versa tant de fois son sang pour la patrie, vivait encore, ou s’il avait obtenu la récompense due à ses services, vous ne me verriez pas dans cet état. — Si l’empereur, lui
répondit le monarque attendri , avait connu vos
malheurs, il les aurait adoucis ; vous auriez dû lui présenter un mémoire, et employer quelqu'un qui lui eût exposé vos besoins. — Je l’ai
fait, répliqua-t-elle, mais inutilement; le sei-
gueur à qui je m'étais adressée m'a dit qu'il n'avait jamais rien pu obtenir. — On vous a déguisé la vérité, ajouta le prince en dissimu-
ant la peine qu’un tel aveu lui faisait ; je puis
vous assurer qu’on ne lui aura pas dit un mot de votre situation, et qu’il aime trop la justice pour laisser périr la veuve et la fille d’un ofhicier qui l’a bien servi. Faites un mémoire, apportez-le-moi demain au château, en tel en-
droi est v vous en e cime fant mère duca prête succé vole avec u’u) elle 1 ‘recon en d élle »r châte
hommes liens qui
LS les rues rticulier, plorée qui Qu’avezoù allezdouleur ?
les de ma personne je vais les )1X entre- Ÿ si mon g pour la obtenu la 1s ne me ereur, lui onnu vos auriez dû yer quel- — Je l’ai t; le seia dit qu’il Dn vous a dissimut; je puis it un mot la justice d’un offiémoire;, en tel en-
EN ACTION. 129 droit, à telle heure; si tout ce que vous dites est vrai, je vous ferai parler à l’empereur, et vousenobtiendrez justice. » La jeune personne, en essuyant ses pleurs, prodiguait des remerciriens à l'inconnu, lorsqu'il ajouta : «Il ne fant cependant pas vendre les hardes de votre mère ; combien comptiez-vous en avoir ? — Six ducats, dit-elle. — Permettez que je vous en prête douze, jusqu'à ce que nous ayons vu le succès de nos soins. » À ces mots la jeune fille vole chez elle, remet à sa mère les douze ducats avec les hardes, et lui fait part des espérances qu’un seigneur inconnu vient de lui donner; elle le dépeint, et des parens qui l’écoutaient
‘reconnaissent l’empereur dans tout ce qu’elle
en dit. Désespérée d’avoir parlé si librement , élle ne put se résoudre à aller le lendemain au château; ses parens l’y entraînent; elle y arrive tremblante, voit son souverain dans son bienfaiteur, et s’'évanouit. Cependant le prince, qui avait demandé la veille le nom de son père, et celui du régiment dans lequel il avait servi, qvait pris des informations, et avait trouvé que tout ce qu’elle lui avait dit était vrai. Lorsqu’elle eut repris ses sens, l’empereur la fit entrer avec ses parens dans son cabinet, et lui dit, de la manière la plus obligeante : « Voiià, madémoiselles; pour madame votre mère, le brevet d’une pension égale aux appointemens qu'avait monsieur votre père, dont la moitié sera reversible sur vous, si vous avez le malheur de la perdre; je suis fâché de n'avoir pas appris plus tôt votre situation, j'aurais adouci voire sort.» Depuis cette époque, ce prince a
fixé un jour par semaine, où tont le monde est admis à son audience.
Za Probité récompensée.
Pernix avait reçu le jour en Bretagne, dans un village auprès de Vitré. Né pauvre, et ayant perdu son père et sa mère avant de pouvoir en bégayer les noms, il dut sa subsistance à la charité publique ; il apprit à lire et à écrire, son éducation ne s’étendit pas plus loin. A l’âge de quinze ans, il servit dans une petite ferme, où on lui confia le soin des troupeaux. Lucette, une jeune paysanne du voisinage, fut, dans le même temps, chargée de ceux de son père; elle les conduisait dans des pâturage où elle voyait souvent Perrin qui lui ren-
ait tous les petits services qu’on peut rendre à son âge et dans sa situation. L’habitude de se ‘voir, leurs occupations, leur bonté mutuelle, leurs soins officieux, les attachèrent l’un à l’autre. Perrin se proposa de demander Lucette en mariage à son père. Lucette y consentit, mais elle ne voulut pas être présente à cette visite. Elle devait aller le lendemain à la ville ; elle pria Perrin de choisir cet instant, &t de venir le soir au-devant d'elle, pour lui apprendre comment il aurait été reçu.
Le jeune homme, au temps marqué, vola chez le père de Lucette, et lui déclara avec franchise qu’il aimait sa fille, et qu'il voudriut bien l’épouser, « Tu aimes ma fille ! interro-npit brusquement le- vieillard ; tu voudrais l’épouser!YŸ songes=tu, Perrin? comment feras-tu?
as-tu 0 la rece tu n’a fourni
courut tÔt : 1 nouvel t’a dor heurei toute :
ton m de l'ai mari !
moi tc
l'as de ‘En.
ronte sait de vite, }
monde est
gnce, dans >, etayant pouvoir en tance à la t à écrire, is loin. À une petite TON peaux, voisinage »
de ceux de es pâturajui lui renit rendre à tude de se mutuelle, ent l’un à nder Lutte y conprésente à emain à la instant, êt our lui ap-
il voudrait \interro-nudrais l’ént feras-tu?
EN ACTION. 13t
as-tu des habits à lui donner, une maison pour la recevoir, et du bien pour la nourrir? Tu sers; tu n'as rien; Lucette n'est pas assez riche pour fournir à ton entretien et au sien: Perrin, ce n’est pas ainsi qu’on se met en ménage. —J’ai des bras, je suis fort, on ne manque jamais de travail, quand on l’aime; et que ne ferai-je pas quand il s'agira de soutenir Lucette! Jusqu’à présent j'ai gagné cent écus tous les ans, j'en ai amassé vingt; ils feront les frais de la noce : j'en travaillerai davantage ; mes épargnes augmenteront, je pourrai prendre une petite ferme : les plus riches habitans de notre village ont commencé comme moi; pourquoi ne réussirais-je pascomme eux ?— Eh bien! tu es jeune, tu peux attendre encore, deviens riche, et ma fille est à toi; mais jusqu’à ce moment, ne m’en parle pas. » e #2
Perrin ne put obtenir d'autre réponse. Il courut chercher Lucette , 1l la rencontra bientôt : il était triste; elle lut sur son visage la nouvelle qu’il venait lui annoncer. « Mon père t'a donc refusé? Ah ! Lucette, que je suis malheureux d’être si pauvre! mais je n’ai pas perdu toute espérance, ma situation peut changer :
ton mari n’aurait rien épargné pour te procurer de l’aisance; ferais-je moins pour devenir ton mari! Va, nous serons unis un jour : conserve-
moi toujours ton cœur, souviens-toi que tu me
l’as donné, » | |
En ‘parlant ains’, ils étaient toujours sur lu ronte de Vitré; la nuit quis’avançait les pressait de regagner leurs maisons; ils allaient fort vite, Perrin fait un faux pas, et tombe : en se
RTE
RE
- “SRE
Été me mu