‹ La morale en action ou Choix de faits mémorables et instructifs, propres à faire aimer la religion, la sagesse, à former le cœur par l'exemple de toutes les vertus [microforme]Chapitre 25 sur 31 · PRE EE · texte numérisé non relu

PRE EE

Urambassadenr d’Espagne, accontuméà l'é:

tiquette de la cour de Madrid , parut antrefois' tont surpris,en venant au Louvre,de voir Henri IV envirenné de courtisans qui le pressaient fort. cc Il fandrait Fes voir un jour de bataille, Jui dit ce bon prince, ils me pressent Bien eneore davantage.

Parmvers-Aucusre ne dut sa conservation à Bouvines, qu’an zèle prodipicux de ceux qui Penvironnaient : k ehevalier qui portait l’étendard royal ayant frit connaître quel était le pénil du roi, ce signal ranima l’ardeur des troupes ce n'étaient pins seulementdes soldäts, cé: taient des héros. D’Estaiug, voyant le roi dé: monté, saute de son cheval, le lui donne ,:et re’ cesse decombattro à son côté qu'il n'ait misson princoen sûreté, | C’est depuis ce temps-là que la maison d'Estaing porta Les armes de France au chef d’or. Le même: exemple d'amour s’est réenonvelé lusieurs fois, Après. læ prise de Damiette ; TX ayant vu ses succès s'évanouir, obligé de fuir-à son: tour devant les Sarrazins, s’était retiré dans une petite ville que Joinville appelle Cascl. Les ennemis y arrivèrent presque anssitôt ne lesaint roi. Là, Gaucherde Châtillondéfent itsenl l'entrée d’une rhe par où ils cherchaient à pénétrer jusqu’à lamaison où Saint-Louis état couché; Chätillon:s’élançait sur eux avec rne’

bravoure incroyable; sont bouolier,-sa: cuirasse;.

son corps: même, étaient hérissés des flèches: qu’on faisait pleuvoir sur lni,-car on n’osait l’api

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EN ACTION. 287 en arracher, et recliargeait ensuite avec me nouvelle ardeur, en criant de tonte sa force : « À Châtillon ! chevaliers, à Châtillon! où sont mes prud'hommes ? » Il criait en vain, personue ue l’entendit; on ne put veniz à son secours, il fut accablé par le nombre; mais du moins 1! n’y eut que le moment de sa mort qui pût devenir le signal de la prise de son roi.

Le nom de Saint-Louis me rappelle un beau morceau qui ne sera pas déplacé ic1; le voici tel que Pécrit M. l'abbé Velly, le plus vrai peut-être, et certainement le plus in! éressans de nos historiens: je ne fais que l’ abréger.

Louis IX, ce monarque chéri, prince de paix et de justice, arrêté à Pontoise par une dyssènterie cruelle jointe à unefièvre ardente, se voyait an moment d’alker se réunir à ses pères. La maladie commença avec tant de violence,

u’il.se crut en péril dès les premiers jours. FE se mit d'abord en état de comparaître devant le tribunal terrible ; et, sans attendre qu'on l'&vertit de son devoirs il demanda et reçut; avoc les plus grands sentimens de piété, tous les Sacremens de l'Eglise.

La nouvellede cet accident fut bientôt portée à Paris, de là partont le royaume ; où elle répandit une consternation générale ; chacun crut sa vie attachée à celle du souverain : on abordaït en foule à Pontoise : barons, archevêques, évèques, abbés, tous les grands du royaume y accouraient, et, n’osant même, demander des nouvelles de ce qui les amenait , tâchaïent senlement d'en découvrir quelque chose sur le visage de ceux qu’ils rencoutraient.

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