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EN ACTION. + d’une clémence excessive. 44! ma sœur, lui ré-
.pondit- il, é/ nous est aisé de faire mourir un
homme; mais il nya que Dieu qui puisse le res susciter.
L'Ecolier généreux.
Ux écolier âgé de dix-sept ans, étudiant en rhétorique au collége d? Haisousts rencontra , dans une des promenades , un honime couvert des haïllon# de la misère. L'indigence et les malheurs avaient altéré dans cet anforinné les traits d’un ancien domestique qui l'avait autrefois servi chez ses parens. Il le reconnut avec peine, et s’en approcha avec la piété la plus vive et le plus puissant intérêt. Après l'avoir interrogé sur les causes de son infortune, à laquelle il remarqua que les vices n1 la’ paresse n'avaient aucune part, äl lui assigna un rendez-vons secret pour le lendemain matin au collége. IL lui donne, pour premier secours, tout l'argent aw’il possédait alors, et la portion de pain destinée à son déjeñner, avec ordre de venir l'après-dîinée , pour son goûter. Ille charge de se loger dans une maison honnête, et de lui faire connaitre l'hôtesse chez laquelle il aurait choisi son gite. Il s'excuse sur la modicité des secours qu'il lui procure &lors, et l’exhorte à
espérer, du temps et de sa bonne conduite,
des jours plus calmes et plus heureux. L’hôtesse, choisie et présentée au jeune homme , a reçu pendant hüit mois le prix de ses loyers ; ele a observé les démarches de lindigent, et a rendu témoignage de sa conduite. L’infortuné a vécu, pendant ce long espace de temps, de la
portion de pain destinée an déjeuner et au gofter de ce généreux écoliers mais comme éle aurati pas su, il ya ajouté, par chaque semaine, la modique somme d'argent que ses dar , en récompense de son travail, fat abandonnaient ponr les plaisirs et lus besoins de son Age. Cependunt il retranchait méthodiquement quelque chose pour meiire en masse, afin d'habiller cet hounêôte malheureux, Quandila été as se riche, il a empioyé l'industrie d'au tiers pour arheter à la friperie un habit qui mit sou proicué en état de se présenter sans humiliation, pour solliciter quelque emploi. Cependant l'ünjsiient jenne homme s’agitait et s’intriauait pour lui trouver nne place, où il pat en wavaillant, se procurer une vis plus douce et plus aisée, Enfin, il a en le oihaus de prévenir le vœu de cetindigent, qui, pour dernière ressircæe , voulait s'engager. Il l'a fait entrer pour domestique dans une maison où sa mère avait quelques liaisons. Cette mère, dinant un jour avec son amie, a reconnu ce laquais antrefois à ses gages. La curiosité l’a portée à ni demander l’histoire de sa vie, depuis qu'il avait quitté son servicetelle finissait par le récit détaillé de la généreuse sensibilité de son fils. Jusque là un profond secret avait été gardéde la part de son jeune bienfaiteur, qui avait même trompé sur cet article la vigilance de son précepteur.
Trait de reconnaissance.
Luvonarirupsestun vice odieux, et malheurensement trop commun : je n’en connais pas qui déoèle mieux une âme basse et méprisable;
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EN ACTION. 73 les animaux les plus féroces l'ont en horreur. Il en est qui, à la honte de l'humanité, ont donnédes exemples frappansde reconnaissance; l'histoire suivante en fournira une preuve authentique:
Les Espagnols étant assiégés dans Buenor.
Ayres, par les peuples du canton, le gouverneur avait défendu À tous ceux qui demeuraient dans la ville d’en sortir ; maïs craignant que la famine, quicommençait à se faire sentir, ne fit violer ses ordres, il mit des gardes de toutes parts, avec ordre de tirer sur tous ceux qui chercheraient à passer l'enceinte désignée. Cette précaution retint les plus affamés, à l'exception d'une femme, nommée Maldonata, quitrompa la vigilance de ces gardes. Cette femme, après avoir erré dans les champs déserts, découvrit une caverne qui lui parut une retraite sûre contre tous les dangers ; mais elle y trouva une lionnedont la vue lasaisitdefrayeur. Cependant, les caresses de cet animal la rassurèrent un peu; elle reconnut même que ses carésses étaient in téressées : la lionne était pleine et ne pouvait mettre bas; elle semblait demander un service que Maldonata ne craignit pas de lui rendre.
Lorsqu'elle fut heureusement délivrée, sa reconnaissance ne se borna pas à cestémoignages; elle sortit pour chercher sa nourriture ; et, depuis ce jour, elle ne manqua pas d’apporter, aux pieds de sa libératrice, ane provision qu'elle partagea avec elle, Ces soins durèrent aussi long-temps que ses petits lionceaux la retinrent dans la caverne. Lorsqu'elle les en eut retirés , Maldonata cessa de la voir, et fut
ii a eme
aid at ivoire tete
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LE MORALE réduite à chercher sa subsistance elle-même; maisellene put sortirsouvent sans rencontrer les Indiens, qui la firent esclave. Le ciel permit qu’elle fût reprise par les Espagnols qui la ramenèrent à Buenos-Ayres, Le gouverneur en élait sorti; un autre Espagnol qui commandait en son absence, homme dur jusqu’à la cruauté, savait que cette femme avait violé une loi capitale; il ne la crut pas assez punie par ses ar tunes : il donna ordte qu’elle fût liéeen pleine campagne pour y mourir de faim, qui était le mal dont elle avait voulu se garantir par la fuite, ou pour y être dévorée par quelque bête féroce, Deux jours après, il voulut savoir ce qu’elle était devenue; quelques soldats, qu’il
chargea de cetordre ,furentsurpris delatronver |! Ve pleine de vie, quoique environn“e detigreset |! un de lions qui n’osaient s'approcher d'elle, parce |! Pa; qu’une lionne, qui était à ses pieds avec plu- |! ie sieurs lionceaux, semblait la défendre. À la À ne. vuedes soldats, lalionneseretiraun peu, comme |! ten pour leur laisser la liberté de délier sa bienfai- | «L trice. Maldonata leur raconta l'aventure de ae cet animal, qu’elle avait reconnu au premier Mae moment: et lorsque,aprèsluiavoir ôtésesliens, | pris ils se disposaient à la reconduire à Buenos- |} Pip Ayres, elle la caressa beaucoup; eu paraissant | ee regretter de la voir partir. Le rapport qu'ilsen D . °° firent au commandant lui fit comprendre qu’il fait ne pouvait, sans paraître plus féroce que les lat lions mêmes, se dispenser de faire grâce à une Je-c femme dont le ciel avait pris si vivement la À re défeuse, | Se dr che N
nême ; trer les permit la raeur erl andait ruautés oi capi- 8 inbre
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r par la que bête avoir ce ts, qu'il a trouver tigres et e, parce Avec plure. À la A, comme à bienfaibnture de premier é ses liens, Buenosparaissant qu'ils en ndre qu’il e que les Ace à une
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EN ACTION. | 7ù "Anecdote anglaise.
Izse passa, dit-on, en Angleterre, une scène assez plaisante entre un honnête cordonnier et un gentilhomme, prétendant à être nommé député au Parlement. Celui-ci, d’un air fort humble , enire dans la boutique ‘de l’artisan, qui lui demande, d’un ton fort brusque, de quelle affaire il s'agissait : « De me rendre un petit service, répoudit le gentilhomme ; il ne me manque plus qu’une voix pour être élu, je vous prie de m’accorder la vôtre. — Oh bien!
st cela est, reprit le cordonnier en lui présentant une escabelle, asseyez-vous là ; causons ensemble, voyons un peu quel homme vousêtes… Vous buvez de la bière, n’estece pas? en voilà un pot déjà entamé ; nous le finirons de compagnie. Allons, prenez mon verre, buvez à ma santé , je boirai, ensuite à la vôtre. — Qu’à cela ne tienne, reprit le gentilhomme...» En même temps 1l boit; en faisant un peu la grimace.
« Dieu me damne ! vous fumerez, car je fume, moi, poursuivit l’artisan, — Eh mais !.. comme vous voudrez, répartit le candidat en dévorant sou dépit...» D’un air assez gaucheilallumesa pipe à celle de son nouveau camarade; et les voilà tous deux en train de politiquer tout à leur aise, Enfin, le protecteur, fort content d’avoir fait passer son protégé par toutes sortes d’hnmiliations, le congédie saris façon. « Sortez surle-champ de chez moi, et ne comptez pas sur mon suffrage ;je me respecte trop pour le donner
à un homme qui se respecte si peu, et qui
cherche à s’élever par tant de bassesses. »
Le"
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RE sd ee : S CPR LES RE M PS ri endormie -
Courage dans l’adversité,
Iz y a plus de courage à supporter la vie qu'à se l’ôter. Cette vérité est confirmée par plusieurs exemples, et notamment par celui Fun homme dont il est parlé dans un livre italien, imprimé depuis peu. Après avoir rendu compte à son intime ami des revers terribles qu'il venait d’essuyer : «Eh bien, ajouta-t-il, qu’auriez-vous fait à ma place dans de telles extré= mités ? — Qui? moi, répondit le confident? je me serais donné la mort. — J’ai plus fait, reprit froidement l’auire, j'ai vécu. »
Avei d’une faute bien glorieuse à Casimir IT, roi de Pologne, |
Castuir IT, roi de Pologne, jouant un jour avec un de ses gentilshommes qui perdait tout son argent, en reçut un soufflet dans la chaleur de la dispuie. Ce gentilhomme fut condamné à perdre la tête; maisCasimirrévoqualasentence, et dit: « Je ne suis point étonné de la conduite de ce gentilhomme : ne pouvant se venger de la fortune, il n’est pas surprenant qu’il ait mal. traité son favori. Je me déclare d’ailleurs le seul coupable dans cette affaire 3 car je ne dois point encourager, par mon exemple, une pratique pernicieuse qui peut causer la ruine de la noblesse. » | | |
Charlemagne, religieux observateur du Caréme.
L’usacs de jeûner du temps de Charlemagne, était de ne faire qu’un repas à trois heures du soir, Cet empereur faisait célébrer la messe dans son palais les jours de jeûne du Carême à deux
e qu'à * plui d’un alien, ompte 11 qu’auextré= nt? je s fait,
tir ÎT,
in jour it tout
“haleur mné à atence, Pnduite ger de it malle seul s point ratique
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Q réme.
agne, res du se dans
à deux
EN, ACTION. y al heures après midi, ensuite vêpres après quoi il se mettait à table. Un.évêque qui se trouva à la cour, surpris et scandalisé de cette nouveauté, ne put s'empêcher d'en dire librement sa pensée à l’empereur. Ce prince, plein de modération, prit sa remontrance en.bonne part ; mais pour justifier Sa conduite dans l’esprit de ce prûlat, 1l lui enjoignit d'attendre à manger jusqu’à ce que les officiers de sa cour se missent à table. | … Charlemagne était servi parles. ducs et les rois des nations qu’il avait domptées. Ces rois et ces ducs mangeaient ensuite, et étaient servis par les comtes, ceux:c1 par les gentilshommes, et ainsi de suite; en sorte. qu’il était minuit quand les derniers officiers se mettaient à table. L’évêque, après avoir ainsi jeûné le temps du Carème qu'il passa à la cour, comprit que ce n'était point par intempérance que ce grand princeavançait son repas de deux outrois heures au plus, mais par la nécessité de ne point retarder la réfection de ses derniers officiers au-delà de minuit. |
. Ce récit nous montre un grand empereur et toute sa cour , qui observent exactement le jeûne du Carême. L’alarme d’un évèque, ux: soupçon d’un relâchement qui n’est qu’apparent , est une preuve qu’il ne s’en était encore alors introduit aucun dans la pratique du jeûne, ni pour l’unité ni pour l'heure du repas.
Traits de bienfaisance.
Louis XVI et son auguste épouse, peu de temps avant de monter sur le trône, se prome-
naient dans le parc de Versailles ; libres du faste importun qui sans cesse assiége les grands, ils qe une petite fille qui portait une écuelle avec des cuillers d’étain : « Que portesitu là, dit la princesse ?—Madameé, c'est de la soupe pour mon pète et ma mère Qui travaillent là-bas aux champs. — Et avec quoi est-elle faite?
Avec de l’eau, Madame, et desracines. Quoi!
sans viandé ? + Oh! Madame, bien heureux quand nous avons du pain.— Eh bien ! porte ce louis à ton père, pour vous faire à tous £ meilleure soupe. — Elle dit au prince : « Voyons ce qu’elleideviendra. » Ils la suivirent en effet, et considéraient de loin le bonhomme, courbé sous le poids de son travail, qui, dès que la fille lui eut remis le louiset lui eut fait part de cette heureuse rencontre , tombe à genoux avecisa femme et ses enfans, et lève les mains vers le ciel + « Ah! vois-tu, mon ami, s'écrie la princesse, ils prient pour nous, Quel plaisir on goûte de . faire du bien : ton cœur ne dit-ilrien à un patéil spectacle?— Mettez votre main là ; dit le prince en portant à son cœur celle de son'épouse.! — Oh! ton cœur bat bien fort! va, tu ès sensible, et je suis contente de t6i,»' "+" Mapaue De Sainr J..... ; épouse du juge de C...., reçut, en l’absence de son mari, nne pauvre paysanne dont le procès devait être ju é le lendemairi ; et de ce procès dépendait sa modique fortune. Le père. de la paysanne s'était approprié quelques terrains qui ne lui appartenaientpas ; et cetteinfortunée, quiignorait cett faute punissable , jouissait, comme héritière
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EN ACTION: . 19 n mal acquis. Sa famille était nom-
de ce bie ains les réduisait du t la perte de ces terr
ds, he MAL, Ses larmes pat le 10
une pd de Saint-J.... 5 elle fut ë ne qu'e le ee sible à la douleurde cette pire a ve FATON 'upe vit de la délicatesse et de Plus encore de bas de penser. Elle gémissail LE Le de la perte 7? | coupable cupidité de son F &ke ddr noï* nelle allait faire..ce Consolez- : rocès sera eux d F Es de Saint-J.….; quand ner soit en te ce io, venéz me trouver res q ose À von neil- articulier $ ic RE ph vous et de n6 ce ui ne doi ne +, et DA A près avoir congédi® 4 18 Ver M ms sous dame de Saint-J..…. it donné en se.
Le lui seétgit son parrain A roue bientôt aux 4 | si j mariant un contfaÿ@r déix cents francs de re. "# “el: te, pour être emplovés uniquement à ses esse! | menus plaisirs. « De grâce, mon cher parrain,
a i dit- -moi ds de ce contrat:
\te de : Jui dit elle, donnez-moi le fonds e ce contrat: pat éil je veux m'acheter un bijou dont je suis enprin< chantée } Que je ne puis demander à mon mari, pouse. | et que je ne veux pas même obtenir de vos L ‘sén- bontés pour moi : vous m'avez donné ce con-
| trat; rachetez-le-mois cela me suffit. » M. de | P......questionna en vain sa filleule sur le bijou ge de | en question ; elle éluda toujours de le satisfaire,
Y avec le ton-de la gaîté. M. de P...... était avare, et il profita du désir de madame de Saint-J..…. 11 ne voulut racheter le contrat que pour la somme de trois mille francs. Madume de Saint- J.... accepta avec empressement, et se priva, comme on voit, de deux cents francs de rente ; et de cent pistoles d'argent qui devaient lut
tes mom |
| MORALE revenir sur son contrat. Maïs, satisfaite d’avoir une somme dont elle voulait faire un digne usage, elle revint chez elle, et attendit avecim- | patience la décision du fatal procès.La paysanne | le perdit , et revint le lendemain tout en pleurs | trouver madame de Saint-J...…... Etant entrées | toutes les deux dans le cabinet, la bienfaisante 1 épouse du juge le plus intègre, remit à la pauvre paysanne désulée les trois mille francs qu’elle 4. avait eus de son parrain. «Prenez cette somme, 1 ma chère amie , lui dit-elle; employez-la à racheter le bien que vous venez de perdre, si on veut le vendre, on un autre de même valeur.
Vous n’aurez rien perdn, et vous me ferez gagner à moi un jour de vrai bonheur. Allez, Allez, ne me refnsez pas, ce que je vous doure s'enrichit pour l’autre mônde , et ne peut appauvrir, dans celui-ci, une femme prudente qni n’attaçhe aucun prix aux bagatelles dont elle se pare. »
Sainval et Gervais, anecdote française.
Les nœuds d’une tendre amitié unissaient les jeunes Sainval et Gervais : mêmes goûts; mêmes amusemens. Occunpés de ces douces af- £ections dont l’Âme est susceptible, ils passaient les jours les plus heureux. Un matin qu'ils étaient ensemble, dans un bois, à cueillir des noisettes, Gervais aperçutun nidd’oiseaux. Embrasser l'arbre, grimper sur la branche, fut l’ouvrage d’un instant: 1l satisfait son envie, et le E voilà possesseur de quatre petits oiseaux que ( l'inexpérience rendait encore timides. Pe:1dant | qu’il cherchait les moyens de descendre sans
ie
rs ésemsris rates vabyees op dt
EN ACTION: 8r les faire périr, un loup affamé vient droit à Sainval, qui jette un cri; Gervais voit le danger, et, quoique persuadé qu’il ne risque rien sur l’arbre, il se laisse glisser pour secourir son ami. Il saisit un caillou : le loup furieux s'élance sur Sainval; Gervais le prévient, enfonce son bras dans la gueule de l’animal , et le tient en respect en serrant fortement sa langue , tandis que Sainval perce de son couteau le loup quiexpire, Sainval témoigne, par ses caresses, sa recon—
> d’adigne BC 1msanne pleurs ntrées isante pauvre qu’elle mme,
R à rar naissance à son ami. Tous deux traînent leur Pre proie à la ville. On s’assemble de toutesparts pour ee ga apprendre leur aventure. Le récit détaillé qu'ils Allez en font, arrache des larmes de sentiment de tous ne . les spectateurs. Gervais se dérobe bientôt aux à applaudissemens qu’on donne à sa bravoure, eureb. retourne au bois chercher ses oiseaux, les rea. trouve, et joue autour de la cagequilesrenferme.
Trait d'héroisme.
ise. Jzax de Chourses, comte de Malicorne, chevalier des ordres du roi, gouverneur de Poitou,
issaient était fort attaché à Henri IIL, roi de France, et goûts, ce monarque l’honorait de son amitié. Les repuces af- belles de Poitiers se saisirent de sa personne, le assnlent traînèrent dans les rues de cette ville, en porn qu'ils tant à chaque pas leurs hallebardes à sa gorge, ilir des our l’intimider et l’obliger de manquer de aux. Em- | Édélité au roi. « Je n’ai jamais commis de là- , fut l’ou- | cheté; le serment que vous voulez que je fasse vie, et le | en serait une, leur répondit-il; vous pouvez Lea as Ÿ m'ôter la vie, mais vous ne m'ôterez Jamais
l'honneur. »
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La force du sentiment,
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Ux homme, mommé Jacques, exerçait une Ÿ
profession vile, s’il est quelque profession qui puisse humilier; il avait ume femme et quatre enfans; son travail lui fonrmissait à peine de quoi procurer la subsistance à cette malheureuse famille : il goûtait cependant Le vrai bonheur; son cœur s’ouvrait à la joie quand il les voyait contens, et qu’ils chantaient avec lui. Il employait les jours et les nuits à son travail ingrat. On dirait que la fortune est un mauvais génie quise plaît à persécuter les cœurs honnêtes, à les déchirer, à les percer des traits les plus sensibles.
Jacques, malgré tous ses soins, ses veilles, son obstination à combattre son triste sort, se vit accablé de la plus affreuse misère : sa femme et ses quatre enfans tombèrent dans le besoin : ils gémirent, ils demandèrent du pain. Jacques pleura avec eux; ils sentit l'horreur de leur situations il oubliait en quelque sorte que luimême avait faim , pour se remplir des cris et de l’état horrible de sa famille : 1l implora l’assistance de ses voisins. Il est inutile de dire que la plupart dédaignèrent même de le re-
arder. Qu'est-ce sur la terre qu’un malheureux! Ildemanda l’aumôneaveclarmes:onnel’écouta pas, et l’on ne vit point ses pleurs; ou si quelqu'un à qui il arriva par hasard d’avoir une légère émotion d'humanité, s’arrêtait pour lui donner du secours, c'était un si faible soulage. ment que sa femme et ses enfans ne faisaient que reculer leur fin de très - peu d'instans. Ce
lui. El ail inais géiêtes, à us ser1-
eilles, sort, Se femme esoin :
Jacques leur s1que luiris et de ora l’asde dire le le re- 1eureux!
:l’écouta | si quelvoir une pour lui soulagefaisaient stans. Ce
M”. : | Æ pce. du -sonbimenlT
mall rues mêm Es acq:
du enfar je ne ami, deux lais ; bier avec la rel:
va à prenc faire | Jac le sai, mêm et se homr porté | tamm et ses il s’as mari!
fait £a enfan:
eten] c'était in{orti presse:
O hon
EN ACTION. 83 malheureux, au désespoir, court égaré dans les rues ; il rencontre un de ses camarades de la même profession , et à peu près aussi indigent que lui. Celui-ci est frappé dela douleur où il voit A silluien demandele sujet: « Je suis perdu, répond le pauvre homme; ma femme , mes enfans n’ont pas mangé depuis hier midi, et.
je ne sais où je vais... ils vont mourir.— Mon ami, luiditl’autre , pénétré desa situation, voilà deux sous, c’est tout ce que je possède. Si tu voue lais gagner quelque argent , je t’enseignerais bier un moyen?—Je ferai tout, répond Jacques avec vivacité, hors ce qui est contre l'honneur et lareligion.-—Eh bien! poursuivit son camarade, va à tel endroit, chez telle personne; elle apprend à saigner; et si tu veux te résoudre à te faire saigner, elle te donnera quelque argent.
Jacques vole chez la personne indiquée : on le saigne d’un bras; il est payé. Il apprend la même chose dans un autre endroit; il y court, et se fait encore saigner de l’autre bras. Cet homme si respectable et si à plaindre, transporté de joie, achète du pain, retourne précipitamment chez lui, le partage entre sa femme et ses enfans. Ils le voient changer de couleur : il s’assied ; le sang coule de ses bras. « Mon mari! mon père! qu’avez-vous ? vous vons êtes fait caigner! — Ma chère femme, mes c'ers enfans , leur réponid-il avec un profond soupir, et en les tenant embrassés étroitement, c'était... c'était pour vous donner du pain. » Alors ces infortunés l’inondent de leurs larmes, ils le pressent réciproquement contre leur cœur...
O hommes! quel spectacle!
54 MORALE Il n’est pas toujours temps de parler.
Sarxr-François De Sarss, ce parfait modèle de la douceur évangélique, étant un jour insulté et outragé de toutes manières par un jeune homme emporté, se posséda teliement qu’il ne répondit pas même une seule parole. Une personne qui était présente ; lui demanda comment il avait pu garder ainsi le silence. « Pouvais-je donc, lui répondit le Ssint, lui mieux apprendre à parler qu’en rhe taisant? J'ai fait, ajouta-t-1l, uu pacte inviolable entre ma langue et mon cœur : tant que celui-ci estému, celle-là doit se taire; mais sitôt que mon cœur est tranquille, il est permis à ma langue de parler. » Cette sage méthode est nécessaire à tousles hommes; mais elle convient surtout à ceux qui sont naturellement emportés, et ils éviteraient bien des fautes, s’ils étaient attentifs à la suivre.( Tiré des Anecdotes Chrétiennes.)
Trait d'humanité.
Ux jeune homme est dernièrement arrêté dans une petite rue auprès d’une place mar- Chande; on lui demande la bourse ou la vie.
Uu cœur courageux et sensible distingue bientôt la voix durralh:areux quela misère entraîne au crime, de celle du scélér:* que la méchanceté y porte. Le jeune homme sent.qu’il a un infortuné à sauver. « Que demandes-tu , misérable? que demandes-tu, dit-il d’untonimposantà son agresseur? — Rien, monsieur, lui répond une voix sanglotante; je ne vous demande rien. — Qui es-tu ? que fais-tu ? — Je suis un pauvre gar-
ie db me en mu Mr De
Don:
mon agité mai.
la fe tanc trop lang fara ilre une Ilco tout out:
pro!
1odèle ur 1njeune qu'il . Une , COM ce Poumieux 1 fait, angue IIE-IA , tranrler. »
hom- 1 sont t bien ( Tiré
arrêté mar— a vie.
entôt ne au eté ÿ nforable ?
à son l une
gar=
orge D ame once mn MENT
EN ACTION: 85 çon cordonnier, hors d’étatde nourrir ma femme et quatre enfans. — Je ne sais... mais dis-tu vrai? ( Il sentait bien que ce malheureux ne disait que trop la vérité. ) Où demeures-tu? — Dans telle rue, chez un boulanger. —Voyons, allons. » Le cordonnier , subjugué par un as-
cendant impérieux, mène le jeune homme à sa -
demeure, comme il l’aurait conduit jusqu’au fond d’un cachot. On arrive chez le boulanger :
, il n’y avait qu’une femme dans la boutique.
« Madame, connaissez-vouscet homme?—QOui, monsieur, c’est un garçon cordonnier qu demeure au cinquième, et qui a bien de la peine à soutenir sa nombreuse famille. — Comment le laissez-vous manquer de pain? — Monsieur, nous sommes des jeunes gens nouvellement établis; nous ne pouvons pas faire de grosses avances, et mon mari ne veut pas que je fasse à cet homme plus de vingt-quatre sous de crédit. — Donnez-lui deux pains... Prends ces pains, et monte chez toi. » Le cordonnier obéit, aussi agité que quand il allait commettre un crime, mais d’un trouble bien ditférent, Ils entrent ; la femme et les enfans se jettent sur la subsistance qui leur estofferte. Le jeune homme en a trop vu; il sort, et laisse deux louis à la boulangère, avec ordre de fournir du pain à cette famille suivant ses besoins. Quelquesjoursaprès 1l revient voir les enfans auxquels 1l a donné une seconde vie, et dit à leur père de le suivre. Il conduisit son pauvre client dans une boutique toute montée et bien assortie des meubles, outils et matières nécessaires pour exercer sa profession, «Serais-tu content et honnête hom-
een ire ein À
me, si cette boutique était à to1? — Ah! mon sieur; mais hélas! ... Quoi? — Je n’ai pas la maîtrise, et elle coûte... Mène-moi chez les jurés-syndics. » La maîtrise est achetée, et le cordonnier installé dans sa bouttque.
L'auteur d’un si beau trait d’humanité est un jeune homme d'environ vingt-sept ans. Onrapporte que l'établissement de cet artisan lui a coûté trois à quatre mille francs. Il ne s’est point fait connaître, et l’on a fait d’inutiles recherches pour le découvrir. he
Belle lecon d’un Sultan à un Empereur chrétien.
L’emreneur romain Diogène fit d’abord la guerreavec avantage aux Musulmans; mais en 1071, son armée fut mise en déroute, et il fut pris par le sultan Asan. Le vainqueur se l’étant fait amener, le fit prosterner, et le foula aux pieds, déférant , non sans répugnance, à l’usage barbare de sa nation; car aussitôt après, 1l le releva , l'embrassa , et ie fit manger à sa table. Ensuite, il lui demanda comment il en aurait usé s’il eût été vainqueur. Diogène, croyant se faire honneur en se-montrant dtcépide dans la captivité, répondit qu'il l'aurait fait mourir sous les coups. « Et moi, reprit le Sultan, au lieu de prendre pied sur ton arrogance , je veux suivre les maximes de ton Christ, qui commande l’oubli des injures. Recçois de celui que tu hais, la paix et la liberté. » En effet, il le renvoya libre , après avoir fait un traité honnête avec lui. La réponse et la conduite du prince musulman sont bien propres à faire rougir les Chrétiens vindicatifs.
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"Anecdote italienne.
Cuanzss, duc de Calabre en Italie, rendait
journellement la justice à Naples, assisté de ses ministres et de ses conseillers, qu’il assemblait dans son palais; et, dans la crainte que les gardes ne fissent pas entrer les pauvres, 1lavait fait placer dans le tribunal même une sonnette dont le cordon pendait hors la première enceinte. Un vieux cheval, abandonné de son maître, vient se gratter contre le mur, et fait sonner. « Qu'on ouvre, dit le prince, et faites entrer qui que ce soit. —Ce n'est que le cheval du seigneur Capéce, dit le garde en rentrant : » et toute l’asssemblée d’éclater..….. « Vous riez, dit le prince... Sachez que l’exacte justice étend ses soins jusque sur les animaux... Qu’on appelle Capéce...… Qu'est-ce qu’un cheval que vous laissez errer , lui demanda le duc? — Ah! mon prince, reprit le cavalier, ç’a été un fer animal dans son temps. Il a fait vingt campagnes sous moi; mais enfin il est hors de service, et je ne suis pas d'avis de le nourrir à pure perte... Le roi mon père vous a cependant bien récompensé ! — Il est vrais j’en ai été comblé de bienfaits. — Etvous ne daignez pas nourrir ce généreux animal qui eut tant de part à vos services! -— Allez de ce pas lui donner une place dans vos écuries ; qu’il soit traité à l’égal de vos autres animaux domestiques, sans quoi je ne vous tiens plus vous-même comme loyal cavalier, et je vous retire mes bonnes grâces. »