‹ La morale en action, ou Elite de faits memorables et d’anecdotes instructives, propres a faire aimer la sagesse, a former le cœur des jeunes gens par l’exemple de toutes les vertus, et a orner leur esprit des souvenirs de l’histoire. Ouvrage utile aux eleves des ecoles secondaires, des lycees et maisons d’education de l’un et l’autre sexeChapitre 23 sur 37 · L A 51 O 11 A L K EN ^ C T 1 U N · texte numérisé non relu

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maître. Il fut Cünlraint ilc le lever après avoir perdu son aimée, sa (lotte et sa répiiLalion. « Si l eiilrcprise eût été raoiiis dérai sonnaille , Cfiarles aurait lait oti- Llier sou oplu.àtreté par la fermeté et par 1 huraumte qu’il montra. Sou maître-d hôtel ayant fait des eilorts pour servir un jour la table de son inatlre une sorte de profusion el Je délicritc-sSt; . « ? is^ui que tu es , lui dit ce prince j commeut vciix-tu que ] lae divertisse, que je «lange et que je boive, peiidaii' que mes compagnons meurent de mtsèie.^ » Aliiistan. U fait porter tous ces vivres devant lui, et les va i is triliueraux lilessés et air* malades.

On sait que rAréliil, surnommé Ic divin par !t Italiens, pour l’énergie de sc.s c.\pressions, se busjii, appeler le Flênn (les Frinces , et qu il avait meme a ■ frainier une médaille, où il épiit représenté assis se un Irène, ayant à ses pieds des rois qui Un apponaiei . des dons, avec ces mots ponr légende : Pnnctpt in imturii diill Areiino. aiarles, à sou retour d Atrique. lui envoie, pour l’engager à se taire, une drame d or de la valeur de cent ducats. « VoiJ4, dit l écrivain salir que, nu bien petit présent pour une si grande sol-

lise.

Altimtat d’un Officier, puni et réparé.

DiS's le temps que fiora .Iiian d’Autriebe commandait, dans les Pays-Bas, l’armée espagnole coutre les confédérés, ei. 1078,00 de ses officiers V ou ut bure violence i la fille avocat de Lille, clnv. lequel était loeé. Cette jeune personne, en se défendant, saisi le poigLrd de son ravisseur, le lui plonge dans le sein, et^’éloi"ne. Le capitaine, sentant que sa blessuie est

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mortelle, sc coulesse, cl, pénétré du repentir le plus vif, supplie qu’on lui amène la vertueuse fille.

« Je souhaite, lui dit-il, que vous rue pardonniez I outrage que vous avez reçu de moi; cl pour réparer autant que je puis mon atîentat d une manière convenable, je déclare que je suis votre mari. Puisque mon crime et votre vertu mont mis hors d état de pouvoir vous ofirir ma personne, recevez du moins, avec le nom et les droits de mon épouse que je vous donne, le présent que je vous fais de tous mes hieiis. Que ceux qui sauront l’aiTrorit que vous avez été sur le point de recevoir , apprenneut en môme temps quun mariage honoraldc a été le prix des efforts que jai faits pour vous déshonorer, et du courage avec lequel vous avez su vous défendre. »

Après avoir parlé de la sorte, U; nohlc Espagnol, du conscutement au père, et en présence du prêtre qui Otait venu pour le confesser, épouse la filJe, et il expire aussitôt apres, laissant à juger ce qui était le plus admirable, ou la générosité de l’olGcier pour répaicr-sa faute, ou le courage avec lequel la jeune personne a conservé son honneur,

Lhonneteté dun jeune honune produit un grand événement.

Pendant que les Espagnols faisaient, en i585, le siège très-long, très-opiniâtre et très-meurtrier d’AnjVers, il arriva une petite chose qui produisit un grand ^énement.

Une femme de condilion de la ville est malade, et a besoin pour sa guérison de prendre du lait d ànessc. Comme il ri est pas possible d en trouver dans la place, un jeune homme ofIVe den aller chercher une dans lo

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faubourg, quoii|ua soit occupé par les asslégearUs ; cl «Il ciïcl il ramenait, lorsqu’il est pris et comluil auduc

de Panae. , ,

Ce général traite ce jeune liommc avec bonté, loue

I boiuiétctc de sou entreprise, fait charger ! anesse de iierdrix, de chapons, de tout ce qui peut cire utile utï malade , ordunnant que tout soit mène k la dame j et quoii dise au conseil et au peuple d Anvers, qui leur souhaite toutes sortes de prospérités.

Celte généro'silé du duc de Parme, k laquelle on ue s’attend pas, fait que l'évolution générale eu sa faveur; il est décidé qu il faut lui envoyer, an nom du puhhc, des coufilnres cl le meilleur vin qui soit dans la ville, hes esprits s’adoucissent inscnsiblemcnl par ces atteu-

Liuii.s mutuelles : ofi «’aCGOUtume i penser que les Asn:,miols ne sont pas a iis.si féroces quoi* la cru. (..cite ouînion fait qu’on ne pousse pas la résistance aussi loin qu'on raurnil fait .sans cela, et qud y a beaucoup de inau.v d'évltés pour les assiégeants et pour les

La iirise de cette importante place causa une grande joie é Philippe U, quen ayant appris la nouvelle neudaiil la nuit, il alla sur-le-champ, tout mys- L-l™. .31 .OL,t a.,=liro qu'il au 3 t, frapper J la perle dû sa fille Isabelle , en criant : Am'ers est a nous.

îniréfndilé d'Henri IF: son amour pour Us braaes gens.

T’iNTRÉPimTÉ-de Henri se faisait remarquer dans toutes les occasions. Un officier flamand, au service d'Espagne, nommé Michau, offrit ses services nrhme%oùs prétexte d’être mécontent de la cour de Ldrid , mais eu eflct pom trouver 1 occasion ne lu.

ôter la Vie. Hciii j, instruit ileco projet, va à la chasse,r.rcompa^uié sculciuciit du traître, qui était bien monté, el avait deux pistolets bandés et anioicés. « Capitaine Miehau, lui dit le prince, mets pied k h rre ; je veux voir si ton cheval est au5^i l)oii que iu !c dis. o Le ton de Henri en impose à l'assassin. qui ebéit sans difficulté. Le roi saute à 1 instant sur le clievai : ((\'euxlu, ajoute-t d, tuer quclqidnn ? On ma dit que tu fD voulais à mes jours, je suis le maître des tiens. » Eo disant CCS [)ai oies, il ladie les deux pyîlolcts en l’air, et lui ordonne de le suivre. Le capitaine désavoue le projet quoii lui suppose, prend congé deux jours après, et ne parait plus.

Henri aimait si Ibii les braves gens, qu il (ît entrer dans ses gardcs-du-coips un sold il (pii lui avait porté de rudes coups dans une occasion im[)orîanle. J iiiiais cet bomme intrépide ne lui soi til de la tête; il le montra un jour au marécbaî d^Eslrées, cpii était dans sor canosse, et lui dit av^cc complaisance : VoV;\ le soldat qui nie Jjlessa à la journée d Aumale.

Un brave gentill}ünime, nonimé iNérestan, leva un beau régiment. En le présentant ^5 Henri, il lui dit fjinl n aspirait qu à la gloire de le serv ir , et que l’cspofr de la recompense n entrait pour rien dans son plan.

C est ainsi, répondit le roi, que doivent parler les bons sujets : ils doivent oublier leurs services; niais c est au [H'iace à s’en souvenir; et s'il veut qu’ils coritisanT' ^ fidèles , il fa n qu i| soit juste c-rreconnais-

Sei èt lié des lois mditaires au sujet des sentinelles.

En iG22,dans le temps que Louis XEI assifiçeait les liusucnots aen, Monlpollior. il arrhe u„ crtnc-

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