‹ La morale en action, ou Elite de faits memorables et d’anecdotes instructives, propres a faire aimer la sagesse, a former le cœur des jeunes gens par l’exemple de toutes les vertus, et a orner leur esprit des souvenirs de l’histoire. Ouvrage utile aux eleves des ecoles secondaires, des lycees et maisons d’education de l’un et l’autre sexeChapitre 24 sur 37 · I.A Mor. W.F. ACTlOt., ^ 3 oi · texte numérisé non relu

I.A Mor. W.F. ACTlOt., ^ 3 oi

nirnt qui pvoiive qiK^ les suriUiicllcs ont l rcg.rcU'cs conunr des personnes pul.liqncs f Toiil Hier iinpunéinenl quiconque les fiisuHe ; eUes

dniveni nièine suivant les lois (!<'lu guerre. i

M. (Ir. .Marillac sorlaiil h cheval par la porte du du roi, sou elle val, en reculant, marcha sur e pmi

la sentinelle, laquelle frajqia de a ourc. ic ‘

croupe du clunil, ce qui donna une secousse a W- de S^larillac, qui se tourna et haltil la s^^nne le.

Ce soldat était de la eonqiagnie de M.de(>ojs,q i ,

ravaiit.sn,lc fil relever et arrêter pnsou mer, et s c

alk au log.s de M. de Marillac, en résolution du lui faire meure l’cpéc à la main. Le rm e sut et eiivoy cl.crcl.e,- M. cleGoa,, plis W .leMar.llac, -l'; '

„„e graïak vàl..i...aTKlc, K.l que '

devrau avuir luà, cl que de six juiirs d ne fe. a, auc ^ fanction de sa cliarge de raareel.al de ““P > '1 ',

eonimanderai. ,»i.n dans l’allaqnc que Ma en les tardes. Ce soldat, qui avait etc anete, ,, , CGuseii de guerre, et condamné à armes à la tête du régiment et a 1 cslrapdc, pour voir oas tué M. de Marillac. xSa Majesté lui ft ypacc de toutf néanmoins M. de Goas ne s’en voulut plus servir dans sa compagnie.

Proccdén }iûnném et couratjeux.

l'ori.io. oh l’on était eu Fiance qu’une partie d.s P.!: Cas était échue à Marlc-Tliérèse dAutnehe, ■ du roi dTspagneson frère, détermina

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'“Te’c«erdrSt;d lé ^.ei. 6e-™cu^, IH

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inariclcr OU était le rjuarticr du roi. « 11 est clans le c ïamp entier, répondit le prince, et on peut tirer parou . M , politesse, le gouverneur en ajouta une

re, fjm uf d envoyer tous les malins de la glace, parce qui avait appiris qu’il n’en avait point.

^ .lOui.s f it nn jour au gentilhomme qui la lui apporait • ” ■ O suis hi^n obligé M. de lîrouct de sa glace, mais I f evrait m en envoyerun peu davantage.— Sire, repart -spagnol sans hésiter, il croit crue le siège sera ong, et cr.iint cpiclle ne vienne à manquer. » Il fait tout de suite une révérence, et s en va. LeduedeCha- 011 , qui, comme capitaine des gardes, est derrière le roi, cric h 1 envoyée <( Dites Broiict qu’il ii’aillc pas comme le commandant de Douai, ciiii s’est rendn comme un coquin. » Louis se retourne, et lui dit en rian . « , aron, êtes-vous fou? — Comment, sire, rc-

Llique-t-il, Brouet est mon cousin. «

Autre action remarquable de Cbaroii. Un jour que , ^ tranebéo , dans un lieu où le feu

soldat le prit par le bras, en lui din .(( tcz-vous, est-ce là votre rdacc? » Les cour nr ‘ivec avidité celte ouverture, s’em-

persuader de se retirer, fl paraît ron ^ conseils si timides, lorsque Clia-

on s approchant de son oreille, lui dit à voix baisse :

meiirp^* ^*^1 boire. » Le roi le croit, do-

fermet/"''' ^‘'“.^^"chée, et lui sait tant de gré de cette Ch Iron ’ rappelle le marquis de

Traits admirable, de courage , de prudence e, de ' cliariie.

Lon ne peut bre sans être touché, ce que M. de

I,A MOAAI-B Eîî ACTION.

JÛ J

rilitiinond rapporte tîEusèbe de Samosalc. jC évôquc eut le malheur, pendant quelfjue temps, être dans la communion des Ariens. Mais on ne ci ai nt point d’assurer que celait par défaut de lumière et non par faiJjlcsse, ou par un défaut de zèle poûi la foi, puisque tou le la suite de sa vie lui a fait mériter le g oneux titre de défenseur de la vérité. En effet, dés e lemps même qu’il était lié de communion avec les Ariens, il donna une preuve de courage qui fut admiiéc par ceux

mômes qui ne pouvaient l’aimer. ^ ^

Les Ariens et les Ortliodoxes qui étaient dans cnr eoranuiriion , étant couvemis de choisir saint Mé ère pour évêque d'Âijtioche, déposèrent le décret de cette élection entre les mains d'Eiisèbe ; mais comme sami Mélèce SC déclara aussitôt pour la foi catholique, es Ariens et l’empereur Constance résolurent de^ le ' po ser. Eusèhe voyant qnoii violait i’acBord quon avait fait, et dont on lui avait confié l’acte, se relira dans son diocèse. Les Ariens, qui redoulaierit le témoignage que cet acte fournissait conire eux, engagèrent em [lereur à Penvoyer redemander é Lnsèbe; mais u..c le répondit qu’ayant reçu ce dépôt de plusieurs perjon iv!s, il ne pouvait le rendre quen présence e tou, c'ux qui le lui avaient confié. On le menaça , e ? part de l’empereur, de lui couper la main c io'te. isèîie, sans s'effrayer, présenta les deux mains eii vnvé, en disant qu'il pouvait bien les lui couper, mais qu’il ne pourrait jamais lui faire rendre un acte qui prouvait la mauvaise foi des Ariens. ^

Cette droiture de coeur mérita A être éclairée; et s et;ml trouvé , en 353 , au concile d’Antjoche , U soii-Sn-ivit au symbole de Kicco, ce qui l'umt parfaitemcn aux Catholiques. Vers l’an 3G:'[, il reçut un ordre -le

J t M rtn w, E r-.,- ATTIOX.

r«n.|)crmir qm IVxiialt dans la Thrace, et il le rea: d une mamere qui fit également paraître sa prudence, styi courage et sa charité. Celui qui en était chargéarnva le suir. Samt Cuséhe l’avertit de n’cn point parler; « itr, lui (lit-il, si le jn-nplc en avait connaissance, il vous /ertcr.iit dans la rivière , tant il a tm zèlo ardeiil j’Oilf a rrlij^ion, et on no raanf|ucTail pas de me renil;^ reî;ponsaI>]e de votre mort,

r n' * î de la iorïe, j| céléljra à J ordinaire

O ICC du soir. Tout le nior*de cununençail à prendre e lepfis de la nuit, lorss'ju IJ fit pa» t de 1 ordre venu de donicsÉîque alfiiîe * puis il sortit à piei yiratïi jJ futa^u bord de 1 hnplinife, rpii arrose lesmou\ï Jes de la ville ^ il mnnta sur une krr|üe. et se Et t ounurre à Zeugma*

Dès fju 00 sut k Samo^îate ce qui se passait ^ tous te mirent à ]>Icnret ja perle de leur évêque, et ils alJèrerri eti SI grand nombre après hiî, que tout l'Fuphrate était couvert de bateaux. Quand ils l’eurent atteint, ils le cori jurèicnl avec larmes, et par les mot ils les plus près San s, de ne i>oint exposer son troupeau h la fureurdes ups, mais ils ne purent l'engager é revenir ; il leur epi esetiLa e précepte de l’apjôtre, rrui ordonne d’obéir ^ . princes et aux magistrats. En e.Tcl, il n’v a F‘“' raie pmte cm d n y a point d’obéissance au prince. <^e n est que dans les choses où la religion cl notre

'nis d’ob£.''‘’''"“‘ P'' P'"'

rendit ^Wenu maître de l’empire, en 378;^

' miiis retoi ^ l’Eglise, et les évêquei

•lorieusnmenr'^^''”^ ^ ‘^^ocèses. bimjèbe acbei-s

^ Mans évêque pour la petite viOe

LA MORALE EN ACxION. 3oj

de Dol>jue an Syrie, qui était alors infectée de l’arianisme. Il ne s'agissait plus que de le mettre eu possession de celte église, afin qu’il fut en état de tiavailler à la conservation de ce diocèse. Eusèbe alla donc à Dolique pour mettre Maris en possession. Comme il entrait dans la vdle, une femme arienne lui cassa la tète avec une tuile, qu’elle lui jeta de dessus le toit de sa maison. léusèbe, près d’expirer, obligea ceux qui étaient présents de lui promettre, avec serment, de ne point poursuivre en justice la femme qui l’avait blessé. Les officiers de la justice ne laissèrent pas d iiiformer contre cette femme et ses complices*, mais les catholiques obtinrent gr3cc.

Les dépôts et les secrets ont toujours été regardés par les païens memes comme des choses sacrées. C’est violer le droit naturel que de ne pas garder un secret, qui est Lÿe cliose dont nous ne sommes pas les maîtres, et dont par conséquent nous ne pouvons disposer.

Beau trait (Vun officier^ au sujet crime vocation religieuse.

Dans une ville de ce royaume se trouvait une famille de gens de condition, mais, par le malheur des événements et des temps, peu accommodés des biens de la fortune. Le père et la mère n’avaient qu’une fille, à qui ils avaient donné tout ce qu ils pouvaient lui donner dans leur situation, une excellente éducation. La jeune demoiselle était d’ailleurs une personne en qui la nature et les grâces avaient réuni tous leurs dons, l'esprit, le cœur, le caractère, les agréments, les talents, et ce qui était encore préférable, une pieté tendre et solide au-dessus de son âge.

Dans ce temps vint un régiment en quartier d’hrvcr

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