‹ La morale en action, ou Elite de faits memorables et d’anecdotes instructives, propres a faire aimer la sagesse, a former le cœur des jeunes gens par l’exemple de toutes les vertus, et a orner leur esprit des souvenirs de l’histoire. Ouvrage utile aux eleves des ecoles secondaires, des lycees et maisons d’education de l’un et l’autre sexeChapitre 28 sur 37 · XIX. Son jcai'dinier, avec qui II s’entretenait un jour · texte numérisé non relu

XIX. Son jcai'dinier, avec qui II s’entretenait un jour

LA MORALE ES ACTION. 3

lui ayant dit qu’on avait trouvé l’art de corriger l'àcrelé de la plupart des fruits sauvages pr le moyen des grelFcs • Si cela est, répondit Alplionse, pourquoi u aurais-ic pas aussi le secret d’adoucir les mœurs de mes sujets, et, à force de travail et de culture, de les rendre

XX Un médecin, appelé Gallus, homme desprit, mais fort avare, ne trouvant point que sa profession fût assez lucrative, s’avisa de la quitter pour se mettic dans la robe. Devenu avocat, et 1 un des p us expcils dans la chicane, il savait si bien embrouiller une a faire en plaidan t, et séduire la plupart des juges qu iIs rendaient ensuite des sentences injustes. Alphonse dès quil en fut informé, le ht chasser du palais et pouMui 6ter même lenvie d’y revenir, déclara pulili- Lement que toutes les causes qu d eiitreprendiait a Pavenir de plaider, seraient aulanl de perdues.

XXI Etant un jour à table , il donna la coupe a Perelti,' son éclianson, lui disant de la porter a uu LTaneur qu il estimait beaucoup. L’échanson, brouille moncllementavec cette personne, refusa de P''"^

scTiter Uc roi lui commanda jusqu à trois fois de le fXe •■jamais il ne voulut obéir. Alphonse pid enfin m'icncc- enflammé de colère, il se lève de table, poui suU cet oflicicr l’épée à 'a main; mais au moment qu il c prêt à le frapper, il jette tout à coup son epee en ? -mt • 11 vaut mieux te pardonner, que d ecouler mon l’iment et le plaisir de la vengeance.

'"*XXII. Lorsqu’/paS'^it devant Capoue avec son ar- . nn certL homme ayant la mine dun soldat "“"là lui comme un furieux, arrêta d’abord son cheval 1 bride et ensuite se mit à lui dire des •.njures

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t;i\l cléclhirj^i^ [rmif s;i maijv.iisc Iniruciir; il continua (.■nsiiilc son cliciiiiii sans lui ri'‘|n.iiidrc un seul mot, ni sans vouloir le regnrJer.

XXllI. Pendant qu'il faisaîi le siège de Pouzzol, il venait prendre tuns les soirs l'air sur le hord de la mer. Un jour, en s’v jironienatit, il aperçut sur le rivage le cadavre d'un soldat des ennemis’cpie les flots y avaient jeté. Touclié de ( c spcftavlc , il descendit aussitôt (la cheval, et fil sigî.'e aux gens de sa suite de descendre p.ircillcnu’nl, ]).iur venir donner la sépulture à ce corps. Tous SC inin-nt alors à creuser la terre pour faire une

fosse; Alplionsedonnaill exemple, et travaillait comme

les autres. On couvrit le mort tl'nn drap, et on l’ensevelit. Cette cérdmoine achevée, le roi posa sur sa fosse une petite croix, qu’il prit la peine de façonner de sei pro^ires ni.iifis*

XXIV, Ce prhire rencDutm un jour sur sod ebemin UJi rjui éuüi fort coiban'assé, parce qtie

f.on clinrg ' de rarlnej vcrîait de s'enfoncer dans la boue. 11 du^ccncl aussitôt tic clieval cl va pour le setjouiir. Arrivé" à iendioit où était l'àne, il se met avec ic paysan a le tirer par la tulc, afin de le faîre soriir du ijourbicr. Un moment après quon Icut retiré, les gens de la suite d'Aljïliorise arrivent ci voiciil le roi tout couvert de bouc* ils sVmpressrot de l'essuyer, cl lui font rliatiger d habits. Le paysan 3 fort étonné de voir que c'était le roi qui l'avaît si bien servi en cette opération ^ commença à lui faire des excuses

h lui demander pardon. Alphonse le rassura avec bonté J et lui Aa que les hommes étaient faits pour s aider mutuellement,

XXV. Une violente Umtjiéte qu'il essuya sur la mer, le força cVeaLTer dans une île. S y étant mis à

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