‹ La morale en action, ou Elite de faits memorables et d’anecdotes instructives, propres a faire aimer la sagesse, a former le cœur des jeunes gens par l’exemple de toutes les vertus, et a orner leur esprit des souvenirs de l’histoire. Ouvrage utile aux eleves des ecoles secondaires, des lycees et maisons d’education de l’un et l’autre sexeChapitre 30 sur 37 · IL · texte numérisé non relu

IL

J. A M U K A L E K N AC T I O j .

pouvait revenir à la cour en Inulc sureïé, ajoutaîjt ces paroles rcraarquahles : «f On ii’a pas encore outillé vos services, mais votre ofTcuse est dcj?i oubliée, d Alphonse ne sVn tînt pas à ces senliineufs, il voulut encore lui payer les frais du voyage, el lui (il riiôme présent d'iine soininc cl argent cousidéraliie.

XXVIL Un soir rjn’AI|ihonse rcvrmait d une expédition^ man liant à r|iiel ]uc peu dv lli^rarïce de scs troupes, atconipagné d^in seul officier, il entra dans un village, et fleseendil au jiremicr gîte rpill rencontra. Deux soldats, assis au coin du feu, se trouvaient alors en cette niaisnn. Voyant entrer le roi, ils mmmencèrent h l insuller sans le cunnailre, ef lui dirent même f[u ils ne souffriraient peint fjiill IngeAt dans ^ette au)>erge; qu elle était iléjy assez rmiplîc, et qne s’il ne 5 C retirait promptement, ils allaient lui jeter les tisons à la tête* A Ip lion se, laiti de se (aclicr de C'**' * injures, n en fi* que lire, lAofïicicr fjui élait avec Inr, allnil leur répondre d’uue autre façon, s’il ue feût empêché. Là-dc;ssns scs gardes arriverenf, et aussîtol il iiit recoirnn. ilvs soldats clFrayés sc jetèrent à ses gc nanx, et lui demaiidéreul pardon <le leur Insolcnre. Alpboiisc les fl! rrlcver avec douceur, et voulut qnou les retint à souper avec les domestifpics de suite XXV IlL l e général des cnueinis îiyanl éti* j>n^ dans une bataille, et son armée entièrement défaite par Alphonse, qui commandait ses troupes en per- Eonne, on se saifil daliord de tous les pin [fiers de Ctrl officier. 11 s’y trouva des lettres qui iritéuess<aienl le royaume, et même la peT'souue du roi : on vint nussitAt en clouner avis k Alphonse, et lui dire qu’il était trèsdmportant qii il les lût, tant pour sa priq^ro sun'lé, fjtie pour découvrir les compiircs que rct oniritT

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p-it el l«s uiil au ffu, sans vouloir les lue.

Pensée d’Aljihonse sur lu noblesse.

Ue -énénil Pissiiit setaît distingué par plusieurs belles actions pendant la guerre d ludie; lui attira bcauroup d’envieux, (a.mnic «'• jour de cet ellicier, et que chacun lecombl.ul d eloges, une persounc de la compagnie an leva, et dit hoide ment i « Cet Iimume quon elevc si haut fait tant de cas, u c.st pourtant que le l.b d un hoo-

,.bcr .. Alphonse fiitchoquédcce discours .. npcrliiie.it.

« Apprene/., dit-il à cet envieux, que le hls d un houl.t qui -it s’élever par ses belles aetmus au-dessus de L naissance, est piéfrrahlc au hls d un rci q«. n « daiitre mérite que le rang de ses aïeux. ..

Un ilatteur eniiuveux, crojant qu Alphonse et..

fort curieu.x de louanges, le

ST noblesse, et lui dit avec emphase : » \ ous L siinplefneut roi connue le.s autres, vous êtes cnfn-L neveu el hh de roi. Que prouvent tous ces bTres’’ lui répondit Alphon.se; que je tiens la couon 0 dè nii ancêtres', et que je lai eue par .suc cession, sans avoir rien fait de grand <iui me Lut

niériléc. »

Réflexions sur la noblesse.

T A noblesse est un titre d autant plus glommx, qno rlnul^des facilités pour parvenir à la grandeur. ell«

3 jfj L A M O n A r rf P. 5 a t: t i n x.

donne ellc*niêinc les d!^p‘i5!ûon5 nnUirclirs pour soiï* tenir avec dignité IVc'lal de la grainleur* l.es re5])ecL^ <|üon rciul à la iiofilcssej les égards, les tléférenres qu'on a pour elle, niontrent assez l idée avarrlageu^e qu'on s en forme. Lue telle distînclinu paraîtrait un assez faihie avantage, si l'on ne consideniit rpiiin certain nnmlirc de gpn'lilslionurrcs oisifs qui s^cn prévalent, et qm n'onf précisément que cela dont ils puissent se prévaloir.

La nobiesse nest point nnc rtjîni'^re, quand elle se trouve darïs un digne sujet duul le rriériTc honore enocre plus son nom, qiVil rrVn est lui-méme honoré Xrec ce doiiMe secours de la naissance unie au incritc, est-il uTie gr ndc place, un yiMc disirngué, un rang sublime, où Ion ne priisse asjéier; 11 est vrai que le mérite , Tie sr iroïivat-il joint qu i nrie naissance obscure, ne doit pas être rebuté à ce titre, ni exclus des lionneiirs qui sont lapanage de restiiiie publique. Mais il a été cependant du bon ordre que la prérogative du sang donnât aux nobles un droit de prcéiiii^ uence, pour remplir les charges et les dignités des nations. Il ne coîiAUotîdrait pas tpie tout y fut peuple^ il faut, au contraire, que b noblesse, née eu qiiclqiio façon pour y commander, et accoutumée à recev0îr les respects de la multitude, lui donne la loi.

La nature semble avoir attaché des dispositioos singulières k la noblesse, pour soutenir avec dignité fécial de la grandeur. Non, ce ifest ni prévention, ni flatterie, que de juger en ce genre plus avanlageuscincnt des personnes de qualité, que des personnes du CL'mm un, et que dùutribucr au sang plutôt qu’à fédu' cal on certain air daisatice, clVifTalnlité, de politesse, c/'xlaines manières cngai^.antcs, agréables., persiia-

i A lioiiAf ii i;:' action. 317

.ivc, i.si.ioautc, liai ai..liaga.ai 1« gcn. de coodi-

'^"'u''„o£sc'cbI lo«|OurB la première à donner re«„,l.lc dans une o.o.aMO" d ec , ^

Tïi h sn f»..rnU «a ,nam.

luoincnt (le h — 1 mie peiîitiire animée,

temps et line ^ù'viirîtl,^ doit Être acquise uoblemoot.

ba nn.dcsse, • forluiio ce n’esl pas l'ordre

Plusicjs U i 1‘' donner à la n<>

n Bkd-il l'ica i la noblesse do so donner i

blesse, inac . la principale

la birluiic: U

gloire de . Hg ^aura pas les siennes. Sa for- 1,^,5 revolat. ’.^bme, son nom cL scs litres snbsis. tune „^ipeu des débris de sa fortune,

T’estera au monde quelque membre de cette Tant de prérogatives assurent à la noblesse sur l’uiLu, les rlcbesses cl la réputation, T l^suicts aux revers, et qui par ect eudi'oit uo

’rvcnllu’disVn'«'“Vclfi'»"-^-

r, „a.ao’„ Oien ccnvrccriroc, ,W un dge enoo«

i jx}rt teiuire-

T.P'T An'dais est élevé dan^ la haine de la Fran^.

P PuiL là dernière guerre, on parlait dans une iiio PeudauL ^ qu'avaient les braiicais de

30U de ey Angleterre. Un cnlanl de neu

Caire une c e quon disait, et puis

Tu coup, SC levant de sa chaise, il s’approche de toute!un c g. lesFrtinçais yieimenl ici, ain^

son P‘^''q’enfants avec eux? Je itc sais pas,répondit = poiiripioi celte question? C’est,répliqua 1 ci>

lü;ut, en serrant les poings, que \r me baltiai avec ces petits garçons de bon cœur. Toute la compagnie fut enchantée de ce mouvement de haine contre un peuple le nirdé comme rcniieml déclaré de la pairie, et eiûbrassa cet enfant en le louant de sa geiiércuic resululion.

Traits admirables de Blanche de Castille, mère de saint Louis,

Cette pieuse reine allaita son fils avec un soin et une tendresse quelle porta jusT^u’à la jalousie,ne voulant pas que le petit prince fut nourri d un autre lait que du sien. Rlle fut attacpiéc de maladie, et dans faccès de sa fièvre, qui dura long-temps, une dame de la cour, qui imitait sa ronduite et nourrissait son (ils , donna sa mamelle à Louis, qui la prit avideincnU Blanche, à la sortie de son accès, demanda le prince , lui présenta la sienne. Surpris qu'il la refusAt, elle en soupçonna la cause, et demanda si I on avait donné a téter à son fils. Celle qui lui avait rendu ce petit office s'étant nommée, Blanche, au lieu de la remercier, la regarda avec dédain , mit le doigt dans la bouche du petit prince, et lui fit rejeter le lait quil avait pris. Comme cette action étonnait ceux qui la virent : « Eh quoi! leur dit-elle pour se justifier,prétendez-vous que je souffre qu’on m ôte le titre de mère, que je tiens de Dieu et de la nature? )>

DÈS l’enfance, la reine Blanche s’attacha à inspirer au jeune prince le goût de la piété et Tamour de la vertu. Plusieurs fois elle lui répétait ces belles paroles s\ dignes d’une mère chrétienne : « J’aimerais mieux, mon fils, vous voir privé du tiône et de la vie, que souille d aucun péché mortel. » Le jeune Louis pre*

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