‹ La morale en action, ou Elite de faits memorables et d’anecdotes instructives, propres a faire aimer la sagesse, a former le cœur des jeunes gens par l’exemple de toutes les vertus, et a orner leur esprit des souvenirs de l’histoire. Ouvrage utile aux eleves des ecoles secondaires, des lycees et maisons d’education de l’un et l’autre sexeChapitre 31 sur 37 · I.A ÎJOJiAl.E ES action · texte numérisé non relu

I.A ÎJOJiAl.E ES action

Il ùt iilaisir à écouler les îustruclions de sa mère, et ce fut ainsi quil apprit dcllo à régner ,mn-seiilemeul en eraiid roi, mais eu chrélieu. Dans un âge c.icore tcmdre , il était aussi sérieux d aussi appuqne à ses durolrs, que s’il n’eul point eu de passion; aussi pieux et auk vertueux que si la piété et la vertu fussent nées

"'taTeiiie Blanche, no pouvant sufTiro seule à fédücution du jeune prince, mit auprès de li» des hmnmcs Cüusoiuiaés en sagesse et insensibles a Louis, formé par des iiiaius que la sagesse coiiduisai , apprit de boime heure que tout est grand dans le christianisme, et infinimcut au-dessus de ce tpie le moiicic apptïllfî grand.

Conduite bien glorieuse de M. le maréchal de Brissac, et de madame son épouse.

M DE BRissAC,af»s avoir fait dix ans la guerre en Italie, eu revint pauvre et dénué de tout, ayant vendu us U à sa vaisselle et ses meubles pour payer se

deUes. Il était accompagné d’une loule de marchands

de Turin, qui venaient solliciter à la cour e Z I Hu’iS avaieu. foiarm à tante. O» - sc pr^ ,,;,s de les satislalre^ « ees

Lir ce uui leurélait dû,se consuinaienl en fiais à P. lirissac^outré de la négligence de la cour, et toucli de l’élat de ces pauyres gens, résolut de sacrifier ce cjoi Îri restait de biens pou. les dédomoiager en partie.

^ Madame la maréchale de Brissoc était arrivée dok uueEues iours avec vingt mille teos quelle avait nour la dot de sa fille. Brlssac fit venu ‘^"'Thands « les présenU k sa femme : « Madame ,

3ÿo I.A wyn \ i.i; KH ACI loN.

sur mes promesses; la cour ne les veut point '

remcttoiisà un antre temps le mariiigc de ■ 1 snc, et flonnoiis à ces mallmnrenx l’areciit (leslin.. nour sa dot. >. La inar<yehale y consentit volontiers, et par le scrours de onel-pie eniprnnt, lir.ssac amassa cent mille livres, ce qui taisait la moitié ( c a somme duc aux marchands, à qui il donna des sûre les pour

■ M. de Brissac ne hortut point la sa générosité et sa compassion pour les malheureux- -^prûs une longue guerre, on avait réformé une grande partie des so dats. Ces misérables n’ayant point d asile, se ré;duits A devenir brigands, ou à mourir de faim, -a plupart vinrent au maréchal de Brissac, pour ( einander si au moins on ne leur indiquerait pas où ns auraient du pain :« Chez moi, répondit Briswc, tan qu il y en tiiirat* »

Aveu d’une faute, b'ien ^ Casimir II >

roi de Palo^nl^

Ce prince jouant un jour avi'c un de ses gentilshommes qui perdait tout son argent,en reçut un sou flet dans la chaleur de la dispiiïe. Ce gcutilhommc fat condamné^ perdre la tôle; mais Casimir révoqua sentence, et dit ; « Je ne suis point étonné de la rondiiite de ce grnûUioiiime ; ne jmuvaiit se venger de la fortune, il n’est pas surprenant qu’il ait maltraité son favori. Je me déclare d’ailleurs le seul coupable dans celte affaire; car je ne dois point encourager pa^ mon exemple une pratique j^iernicieusc, qui peut eau- ^ la ruine de la noblesse, n

LA MORALE EN ACTlorS.

l'at^eu de ses fautes est un effet de sagesse.

Faire des fautes , c’est le triste portage de la faiblesse de l'homme; avouer scs fautes, cest un cITort de venu, qui n’est pas moins rare que glorieux. Le Sage était pénétré de cette vérité, lorsqu’il disait que le juste était le premier à s’accuser lui-même. Justiw

prior eM accusator stu* .

(me CeUe liumbte aceiiStition faisail noire g oirc; i s regardait comme un tribut dû à la justice , que nous ne saunons être aussi vicieux que misérables. Oui, rien ne'tious est plus glorieux ni plus uli e <pic de nos fautes^ quelcjue dcsav^nlageux et morli lUii

qu’il piiraisse, t a* «

La vraie sagesse est celle qui teod à perfecLioniiei l'bommc. Tout autre caractère n’est point le sien, tout autre but est indigne d'elle. C’est à la sagesse seule ou il appartient de rendre riiommc heureuxparce \ie c’est à elle seule qu'il appartient de le conuger de

ses vires et de ses défauts, un iquesourre de tous les malheurs de sa vie. Mais le moyen le plus efïicace pour le corrige- de ses vices cl de ses défiiuts, cest de le porter h faire un sincère aveu des tristes effets ffuiis pro uj ^nl. Cet aveu est un sincère châtiment quM s impose .Kiur se rendre meilleur; un remède salutaire qu. e Lérit par son amertume; un heureux prcsorvatii qui le munit contre des rechutes dangereuses; une souice féconde de secours qui l’aident à les éviter

Charlemagne , religieuse observateur du carême.

L’usAGX de jeûner, do temps de Charlemagne, était de ne faire qu’un repas à trois beimes du soir Cet ei^ pe eur faisait célébrer U mcs*« dans son palais, les

■ ' ii

5Va I-A MonALK acTIO?**

^ 1 après luicii,

jours (le jeûne du carême, à deux heure ensuite vêpres-, après quoi il se mcltai évêque qui se trouva à la cour, (^y-c liljre*

de cette nouveauté, ne put s’empêcher nient sa pensée à rcmpercur. Ce ( . pais,

aération, prit sa remontrance on ho . „.éi.,t,il pour justifier sa conduite dans 1 espn Ini enjoii^nit d attendre à mander jn-'-q otricicrs de sa cour se missent A ^ois des

Charlemagne était servi par les duc.

n: tions qu’il avait domptées. Ce. rois t cuj.

geaient ensuite, et étaient servis sorte

ci par les gentilshoninK-s, et amsi ^^ 5^ ^et

quil était minuit quand ces deiniers talent à table. L’évêque , apres avc.r 1

temps du carême qu'il passa a la cour, I ^ notait point par intempérance que ce ^ avançait son repas de deux ou trois leur .

mais par la nécessité de ne point retaider «de ses derniers officiers au-delA de ’ yui

nous montre un grand empereur, , ^,0 dl»

observe exactement le jeune du (uirême. L

évêque, au soupçon d'nn "^ore alort

parent, est une preuve qu il ue : en cta Ltroduit aucun dans la pratique du .eurie, n P funité, ni pour I beure du repas.

fZjinfirnsité de Charlemaqné

,ytMÈétr>C un. V

irP.ltli»

Nos rois avaient autrefois, dans plusieurs abbayes cm maisons épiscopales, droit de gîte pour eux suite. C’était souvent une des charges des donatioi ^ feites à ces abbayes ou aux évêques. Charlcmâi?^^ passa w fréquemment par la maison d un prélat as6tt

L A 0 n A L E EX A C T1 0 X •

jettl à ce droit, ^lue les déiK-nses auxquelles tl donna occasion ruinèrent Tévéque, d’ailleurs geufireux, cl qui n'épargnait rien pour bien recevoir sou uiaiU'c L’empereur, qui se servait de son droit sans tau-e attention aux suites, y revintencorc; et voyant leveque fort occupé à donner des ordres pour faire balayer et nettoyer les salles, les salons, les ebambres et antichandircs, il ne put s’empÉclier de lui dire : « Lb • vous prenez trop de peine-, laissez la le soin dont vous vous occupez : tout n’est-il pas assez net, » Suc, lepoi) révôrme, il ne s’en tant guère-, mais j espère qu aujourd’hui tout le sera de la cave au grenier. Charlemagne, qui comprit le reproche, lui dit eu souriant : < ^ vous embarrassez pas, monsieur l'évéquc, j’ai lu main aussi bonne A donner qua prendre... El sm-l«-cbamp ce prirvee unit une leire considérable a sou eveclie,

Ai^is ih CJuirletnagne à un jeune clerc.

On vint un jour annoncer h Charlemagne la mort ü’un évêque. U denianJn combien il avait lègue aux pauvres en monranl ; on lui lépondit qu i! navai Lnné que deux livres d'argent • « C est un bien pc viatique pour un si grand voyage,» (lit un jeune cler

,,ai éîait prfceiü. Le prince ■l'y"' Æ'dit •

donna lévêcl» i celui qu, l’avait dite et lu. diu

„ N’oubliez jamais ce que vous venez de due, dm ^ ;uix pauvres plus que celui don' vous venez de bb

'a conduite. »

Louis aIF rend justice à un célèbre arocau

Dumont fut un joui interrompu, Pj"

M de Bavlay, pvemiei président, qui lui dit .1 m ^t7Tlumo.bVabrfBee. Ce, avocat, ceiicnd».,,,

J5i Monvi.i: E., ACTio • .

„„va.l que ,oul ce qu il avek à .lire elai. ““""f ' rause , ne relrüucl.ail rien de son plaidejc Uarlay se crut olIWise, et dit a cet avoc.i .

. ontinuez à nous dire des cl.oscs ‘

fera taire.» IM- L)umont sarrôta tout couil, p avoir fait une petite pause, il dit à ,< Monsieur, puisque la cour ne m ordonne l.

taire, vous voulez bien que je continue. »

' Le premier président, piqué de cette f .stance ou peut-être de cette distinction faite entre lui e a c , flit à un huissier : « Saisissez-vous de la personne de M. Dumont. — Huissier, dit cet avocat, je fends dfiltenter à ma personne; elle est s.icrec p vous dans ie tribunal où je plaide. » ^,4

ïal parla pour M. Dumont, et soutint qu il de pas être arrêté. La chambre se leva sans rien dec» ' mais la décision de cetteaffaire fut soumise à t ’

qui, bien informé, dit quil ne condamnait pas cat. M. Dumont reprit, deux jours après, son P‘ aoyer; mais ce fut le dernier qu’il prononça

DAiirnfesse d'un seioneur esvann

ni

Un seigneur espagnol fut prié, par ^

Charles V, de céder son palais, le plus licau de a drid, au connétable de Bourbon. Charles, voyant qu résistait, lui dit qu'il devait regarder comme an hou^ ncur de loger un aussi grand capitaine. LE.spagn^ répondit quon ne pouvait méconnaître ces qualités dans le prince; mais qu’elles étaient aussi effacées p**' sa trahison enver'la France sa patrie. « Je le recevja* chez moi par obéissance, ajouta-t-il; mais je suppb® votre majesté do me pernieitrc de brûler ma maisoi' aussitôt que le duc sera sorti, ne pouvant me re-

LA MORALE EX ACTION

Süudrc à occuper daus U suite la demeurj d uu traître. »

Pensée ingénieuse d un Espagnol.

Us des derniers rois d'Espagne, auiiuel le sort des armes avait enlevé plusieurs places considéraLIes, recevait cependant de la plupart de ses courtisans le litre de Grand : « Sa Grandeur, dît un Espagnol, rcssenibio à celle dc*s fossés, ^ui deviennent plus grands à proportion des terres qu’on leur ôte. ^

Anecdote sur le prince Eugène. *

Eogène-Fiiançois de Savoie, comte de Soissons, géaéralissinie des armées Je ['empereur, né à Paris le 18 octobre fut d'abord destine à IcTat eccJésia-

tiuue On l’appelait l'abbé de Savoie; et Louis X IV le JmmaU, eu liadlnant, le petit aldië. Mais son inc i-

nation martiale augmeolant avec l âge le nom d Mibe

lui devint bientôt odieux. Dès qu d fut hors de tutelle n remercia le roi des dignités ecclésiastiques dont i! ivait eu la bonté de le revéür, et le pria lustamment de lui accorder un emploi dans ses troupes, qui le mit eu état de le servir plus utilement que sous le nom

^ XIV était alors en paix avec ses vm^ins; les

har-es'milil-iires étaient occupées, d’ailleurs le mue prince lui paraissait si peu propre aux fatigues ,Lric Ô. cause de la délicalesse de son tempéramit“ qu’iU’lmagina que la nature no l’avait formé n,r' être prélat. Sa demande fut rejetée, et le ^?ou il :tollicitaît lui fut refusé. Le prince fut pirp refus, i! proteMcx devant quelques-uns de ses ‘l''" bail servir ailleurs, et ne reviendrait en

rCy

I, V Mon i f, > in.v.

France nue les nrinns à lu main. U alla f’» '

,fis services à l’empereur Ltiopohl, qui les reçut t.-it bien, et lui aonua quelque temps après un En r6n6, tlaiis le temps fpie le prince rPqà célèbre dans tonte l’Eurupe, Eoms MV, recoii-

SesefTnrts pour le clétaciicr du service (le 1 empereur. 11 lui fit ofliir le bâton de mar(*clial tic France, le gouveniemyot <lc Clianipagne,que son père avait po.ssetle autrefois avec doux mille pistoles de pension annmdle : mais il n'étail plus temps de faire des avances, le prince Engi ne Uniait à renqiercur par le.s nœuds c <■ IboMiieur cl'de la reconnaissance. U sentait poui - France un éloigtlenienl fondé sur des griels dilbnles/t ciTaccr dans une âme bien née. Il rejeta avec nii dedairi mêlé de fierté les oflVes que Louis lui avait /j

répondit h ceux qui en étaient cliargés, qu il étail fe r maréchal des années de l’empereur, dignité qu il eshinait pour le moins autant cpie celle de inarechaJ de Erant^e; que pour les pensions, elles n’avaient nen qm le tentât, se croyant toujours assez riche tant qud trouverait des occasions de marquer soii zèle et sa lidéllté au monarque au service duquel il s était devouo.

For mot de Fontenelle.

TfxanÉ Rei&s'II'R, secrétaire de l’académie françaisey faisait un jour, ciaiis son chapeau, la collecte d une 1 istole que chaque membre devait fournir pour urre fiépenss commune. Cet ahhé ne s étant pas aperçu que V président Rose, liomme fort avare, eét mis <laiis te rhapeau, il te hii piréscnta une seconde fois. Cehu-ci ja.sura qu’il avait donné. Je le crois, dit labi é hei-

MOUALE EX ACTION.

L V il O

B.i,:r, nuis ).: «c l\.i ' “• E‘ ':"'‘‘''”'^'‘'>

!luiù,,i,:ulMÙ,icviiv.,«isio..elccro,si«s..

Bell., paroles .le François I- Troi, rk rnérosué, daffabdiie.

I P n.lûs d. roi, dbait ce prince, doit Être ouvert

t tous scs su}eLs, d- soi • , , j^coolcr en tout

de lu Divinde , nous sommes j-

t^rnps,cntoullieu, lespncresciuoononsl.nl, J

avoir c^urd si jr,.,:„rs se pkn'ninil cTue

l-Vançois sut "" ilant de gens turL ri-

su ft>a,csLc, çpn accu .U ^

ches , cl clu. eussent pu ‘ p f.t

luissud f. I écart , ,^„e yous vous

venir devant ni . « ^g,,„.

plaigiicz de mo . 1 . photb dans I aulm,

l'une est pleine d or, d n y q l choisissez. in iLuhc . L’of-

,iu In l'onrse rem-

deux liourscs^ ^ entra ver,

François I i d.„,s la cabane d un cligrlion-

^"1'' ;:rrltïmid absent, il ne Ironya que U mer. Le ju feu. C’était en hiver, cl d

(U^me ^ue retraite pour lu rnid et A

avait pUu I ^ accordes', mau a l

souper. L un e 1 ' ^ncaâ^^ le retour du man. Eu

garcl du souper, d LU ,,, ^-anvan-

mi iuil l <1' ' '■” ’ ‘ '

S 58 la morale en action.

heures, arrive le charbonnier, las de son travail, fort affamé et pénétré de pluie. Le compliment d entrée ne fut pas long. Lépouse exposa la chose au mari, qui rallia la promesse du lit et du souper.

A peine eut-il salué son hôte et secoué son chapeau tnut mouillé, que, prenant la place la plus commode, el le siège que le roi occupait, il lui dit : Monsieur, je prends celte place, parce que cest celle où je me mets toujours; et cette chaise, parce quelle est à moi. Or, Qt par droit et par raison , chacun est maître dans sa maison. François applaudit au proverbe rimé. 11 se plaça ailleurs sur une sellette de bois. Un soupa , on parla des affaires du temps, de la misère, des impôts. Le charbonnier eû’ voulu un royaume sans subsides; François eut de la }>cinc à lui faire entendre raison.

(T A la l)onne licure donc, dit le charbonnier; mai» celle grande sévérité pour la chasse, l approuvez-vous aussi? Je vous crois honnête homme, et je pense que vous ne me perdrez pas. J’ai la un morceau de sanglier qui en vaut bien un autre, mangeons-le; mais surtout bouche close. » François promit, mangea avec appétit, se coucha sur des feuilles, et dormit bien. Le lendemain il se fit connaître, paya son hôte et lui permit la chasse.

Dispute entre un voyageur espagnol et un Indien.

\]^ voyageur espagnol avait rcucontré un Indien au milieu d'un désert. Ils étaient tous deux à cheval; l"Espaguol, qui craignait que le sien ne pût faire sa route, parcequ il était très-mauvais, demanda à l’Indien, qui (in avait un jeune et vigoureux, de faire un échange : ciclui'Oi 1 efusa, comme de raison. L’Espagnol lui chercha nue mauvaise querelle; ils en viennent aux mains; mais

ACTION. o fl

, bien Armi, s.- »:»!! facil™.™-. J,, cl.aval nu'i JiMiail, «I roiblnuc « routa. L luW., le ,u,l m„,uc dans la ville la ,,lüAl.rDcl,a.,,e et va i,ortcr «s

* • i.r.rvA 1 Tsmi^iio esl oUv^ti de cumparaUre

nudici. do fourbe, a,.

surant -liic lo el.eval lui afliartieiit, et quil la elev.

‘°“ll', '“'avait piu.ae preuves ,lu co„traint,et le ju^

■ 1 ■ • ' 11,U rtATivover les plaideurs hors de cour et de

'.° oZ lub|ua l ludieu AÜv.ia : » U cl,aval est à mot, procès, 10 manteau, eu couvre

sutuii mei assure avoir éleve ce che-

* cel lioïniiie^ ülI U,

, 1 [ui Je dire diitiuel des deux yeux d

Mt borgne. » , Je l n.H Jroit. Alors l’Inaicn

“ :rt i ê aù bcvnl : . li U’CAI borgne, dit-il, ‘'■T' fa ci ni ae fail gauche. » L. juge con- -, U r une peuve si ingtluicuso et s, lurtc, lu.

'V ,\c clieval, ut ralfaire fut terminée.

adjugea le clics‘b ;

Caractère bien inléressani de Léopold, duc do

Lorraitie.

■ HP dc' plus petits souverains de mu*

P"” L; nn à flit le plus de bien à son poupla '■“ï’"’ “ flaïonaiue d^solée^el déserte; il In repeupb

r'’'"r'icbit conserva toujours en paix, pendant

et leuncb t- ravagé par la guerre. H

l",'' ■■ 1, te d’to toujours bleu avec lar,auce, et

eut la P*/* , . l’empire tenant heureusement cc

Tu t"ûn .riuees’auspouvolrn-apresiuej.

““ lardc^l eulre deux grandes ^

r ï peuples l’abondance qu’ds ne coiuiaissaicn cura îi l ^

3Qo LA MORALE E> ACIIOH.

„lus. Sa noblesse, riduitc à la .Wiirc misère. fel Ue en opulence par ses seuls làcnn„ts Vo,;ut-.l la maison J'un jenlillioinine en ruine, il la faisall le ■ Un

i ses iléncns: il pJtyail leurs JetleS et niiiriiii leuij iilles. Il protlisuiiit tics présents, avec cct art de doimer qui est encore au-drssus des bienfaits. Il metla.t dans ses dons la magtiifieciice d'un prince et la pobtewe d un and. Les arts, en honneur dans sa petite prov iiiee, uroduisaiciil une circulation nouvelle tim Uiit la richesse des éLiIs. Sa cour était foriuéc sur !c modelé tic celle de Fi ;nicc.

On iiceroyaitprcE(}nc pas avoirclianjgéde lieuipi’inc on passait de .Versailles i Lunéville. A l’exempL* de Louis XIV, il faisait fleurir les belles-Ieltrcs. 11 etan.il <lans Lunêvil!c une espèce d'université sans ped.ni* Üsnic, où la jeune noblesse d \tleiuagne venait se iuimer. Ou y apprenait de véiilables sclence.s, dans des é-colcs où la physiffue cuiit démontrée aux yeiu par des machines admirables. Il clierclia les talents jn.stjuc dans les boutiques et dans les forêts , pour les mettre au jour et les encourager; enfin, pendant tout sur cègne, il ne soccupa que du soin de procurer à sa nation de la tranquillité, des richesses, des connaissances et des plaisirs. « Je quitterais demain ma souveraineté, disait-il, si je ne pouvais faire du bien. » Aussi goûtat-il le bonheur dôtre aimé, et, long- temps apres sa mort, ses sujets versaient des larmes en pronouçaut çüii rtüiiw

bons mois de Lesdigiiières , inarécfwi de France et connétable sou-s Henri If^*

Le duc de Savoie, Loujours battu par Lesdiguièrcs, qu^ii appelait le reaai ddu Dauphine j voulut au moins

LA MORAl-î. ACTION. 3Gl

.-wc il la gloire de Mtir un fort sur les terres de Franc e, et 5 la vue d’une armée française. Les officiers pressèrent Lesdiguières de s> opposer, et se plaignirent même à la cour de l’inaction de leur général. Le roi lui en écrivit en ternies assez vifs. Lesdiguières fit cette leponse.

U Votre maiesté a besoin d un fort à Barreaux, pou.tenir en bride la garni.son de Montuiéliaii: puisque U duc de Savoie veut bien en faire la dépense, il faut ic laisser faire; dès qu’il sera en défense et bien fourni de canons et de munitions, je vous promets de le prenclre sans qu'il en coûte rien à votre épargne. » Le roi s eii rapporta à Lesdiguicres, qui ne tarda pas à tenir tonies ses promesses. L’année suivante, il prit le fort par es-

Lesdiguières ayant formé le siège de Gavy, un officier vint lui représenter que, du temps de François PL le fameux Barberousse ii avait pu prendre ce te ^àce quoiqu’il fût maître de la rivière de Gênes. Le Lnnétable^qui avait alors plus de quatre-vingts ans, répondit ; « Eh bien ! Gavy n’a pu elre puse par Bar berLse, mais. Dieu aidant, Barbegrise la prendra^» La ville et le château se rendirent en ües-peu de

temps.

Réponses libres et ingénieuses, récompensées par ' Louis X h

Loms XI étant au château du Pletait, pt^ de Tour descendit vers le soir dans les cuts.ues, ou ,1 nn enfant de quatorze ou quinze ans , epu Ta Wie. CeTune garçon était assez bien (Tel avait l’œil assez fin pour donner lieu de croire M ;,it nu Ure capable d’un autre emploi. Le roi leTanlL'où il était, qui il était. ce ,.fil 6.ngnaiL

Ï.A 'Jov. vtr<

(^e icuiie marmilon , qui ne le connaissaii pas, lu. clil sans le moindre embarras : « Je suis du Berr),]e in apiMlc Etienne, marmiton de mon métier , et je gagne iutantque le roi. Que gagne le roi ? lu. dit dépens, reprit Etienne, et moi les miens. « Cdte réponse libre et ing-iiue lui valut les bonnes grâces du

roi, dont il devint le valet de chambre, cl qui 1 accabla

de biens dans la suite.

Quelqu’un s’étant adressé à Louis XI, pour le supplier de lui accorder un emploi vacant dans une petite ville où il demeurait, le roi, après l’avoir écouté , ui dit nettement qu il n y avait rien A cspéicr, qu i ne accorderait pas ce qu’il demandait. Le .suppliant,en se retirant, lui fit de très-humbles remerciments, et parut s’en aller avec un air extrêmement satisfait. Le roi en fut surpris 5 il crut que cette satisfaction et les remercîments qu’on lui faisait, étaient l’edét dune méprisé 11 le fit rappeler, et lui demanda s il avait bien L,tendu ce qu'il lui avait dit. « Oui, Sire, je vous ai très-bien entendu ;vou'; m’avez refusé surde-cliamp \a f-ràce que je vous avais demandée. — Et à quel propos donc, luideiiiande le roi,ccs vifs remercîmenls, cet air gai que je vous vois?—A propos de votre bonté , — De ma bouté! eli ! (picllc bonté, continiia-t-il, nuisqu'en effet je vous ai renvoyé sans vous rien ac- C’est celh' de 111 avoir refusé sur-le-champ , et de m'avoir mis par ce prompt refus en état de retourner dans ma province, sans suivre inutilement ,olre cour et y faire des dépenses. ><

La réponse plut au roi, qui crut que celui qui la lui dvait faite ne pouvait être qu’un homme d’esprit et de beaucoup de jugement. Il lui fit quelques que.stions, pourconnaltrcsi l’onlnion qu’il avait conçue était bien

TA .MORU. AcTiOX*

uc trouvant rien qui n> répoiulit ; « Allez, lui fiil-il, je vous accorde ce que je vous al rekisé; et je veux (|ue vous me remerciiez doublement, üo va vous expédier les provisions de lu charge que vous me demandez. » 11 ordonna eu encl([ue cela se fît promptement, pour ne pas retarder celui qu’il eu gratifiait.

R épouses bien du éiiennes de Louis XIl.

Un seigneur lui demanda la confiscation des biens d’un bourgeois dOrléaiis, (pii avait autrefois vuoulré une haine ou verte tonlrelui. k Je ii étais pa.s son roi , répondit-il, quand il m’a oiïemséjet le devenant, je suis devenu son père, je suis oliligé de pardonner. » Un geiililhoinme. commensal de sa maison, avait maltraité un paysan, Louis XU, qui en fiit instruit , ordonna qu'on retranchât le pain à ce gentilhomme,et qu’on ne lui servit que du vin ei de la viande. L officier son étant plaint au roi, sa majesté lui demanda si le vin et les mets rpi’on l’d Sftfvait ne lui suffisaient pas. Sur la réiionse qn'il lui ht, que le pain était Essentiel, 1 p roi lui dit avec sévérité : « Eh! pourquoi doncetesvous assez peu raisonnable pour maltnnler ceux qn. yjus ic^nettent H la main? «

Prein'cs (h la pudeur de Louis XI U.

T ouïs XIII était A Dijon. Etant allé à la Sainte-

t ômidaL capiluine des gardes la permission oe se ' 'lacer auprès de sa ma jesté , pour être plus à portée de 1 -e La politesse allait déterminer cet officier, lors- ^qUnerçut quVüc avait la gorge dcccjnyerte : « Ou ^ .„ouehoir, lui dit-U, ou retiro7.-voüs; le rot

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