I.A ;;oriAr. E K N .VCTIO
Quoi! me suis-jc écrié avec êloniieincnt, Vildac en votre (ils? et ce monstie vous relient ici? Vous ne parlez à personne? Il vous a chargé de chaînes?
Voilà, ma-t-it répondu, ce que peut produire un vil intérêt. Le cœur dur et farouche de mon malheureux fils lia jamais connu'aucun sentiment. Insensible à raiiiilié, il s est rendu sourd au cri de la nature, et cest pour s’emparer de tous mes biens qu’il m’a chargé de fors.
Il était allé un jour chez un seigneur voisin qui a»vait perdu son père . il le trouva entouré de ses vassaux, occupé à recevoir des rentes et à vendre ses lécülles. Celte vue fil un efiet afiVeux sur Icsprlt de Vildac. La soif de jouir de son patrimoine le dévorait depuis long-temps; je remarquai, à son retour, qu'il avait l air plus sombre et plus rêveur qu à l’ordinaire. Quinze jours après, trois hommes masqués in'eiilevèreiit pendant la nuit; après m’avoir dépouillé de tout, ils me conduisirent dans cette tour. J’ignore comment Vildac s y est pris pour répandre le bruit de ma mort; mais j’ai compjis par le bruil des cloches et par quelques chants funèbres, qu on céléljrail mon ciiterreiiieiit. L’idée de celte cérémorie m'a plongé dans une douleur profonde. J’ai inutilement demandé, comme une grâce, quil me fut permis de parler un moment à Vildac; ceux qui iii’apporlcnl du jriin me regardent sans doute comme un criniiiicl condamné à périr dans celte tour. Il y a environ vingi ans que j’y suis. Je me suis aperçu ce matin qu’en in’apportanl à manger, on avait mal fermé ma porte. J’ai attendu la nuit pour en profiler. Je ne cherche pas à m’ccliapper; niais la liberté de faire quelques pas de plus est quelque chose pour un prisonnier.
La MORALE EK ACTION. Si
Noïl, me suîs-je écriéj vous quitterez cette iuLÜ^me dttuicurc; le ciel ma desllué à être votre libérateur : snrlonSj tout est endormi. Je serai votre défenseur^ voire appui J votre genie. — Ali! m'a-tdl dit après un iiiomeut de silcitee, ce genre de solitude a bien clmiigé mes pi'im ipes et iiies idées. Tout nVst qu opinion j h préscnl que je suis fait a ce que ma position a de plus dur, pourquai la quitterais-je pour une autre? Qu u’iiis-je iairc dans le monde? Le sort^cn est jclé, je luonrrai dans celle tour. —• Y songez-vous? nous n ayons quiin moment j la nuit s'avance, ne perdons pas de ümqis; venez* Votre zèle me touebe; niais j’ai si peu de jours à vivre, que la liberté me tente ]Hni : irai-je, ])mir en jouir, désliotiorrr mon fils?— C est lui qui s*est déshonoré. — Eh! que m a fait ma fille? (^eUc jeiirfe innocente est dans les bras de son époux, et*j*iniîs les couvrir diufamie! Ah! plutôt que ne ]>nis-je [a voir, Larroscr de mes larmes, la serrer dans mes bras! ôlais je iu’attendris inudicnient, je ne la vcj'rai jamais. Adiru , le jour va paraître: on ponrrail nous enlmulrc, je vais rentrer dans ma maison.,**
-—Non, lui ai-je dit eu làri'élanl, je ne le soufTi'ii'ai pas : 1 esclavage an'ail)lil voUe ïlgc; ccsl a moi à vous ]îrélc]' du coîtrage. Nous examinerons après s'il faut vous faire connailre; commençons par sor(ir* Je vous ollre mou (‘bâteau, mon crédit, ma lorltine. Ou ignorera qui vous êtes; ou cachera, s ü le fint, le en me de Vildacà loulc Ja terre. Que craignez-vous? ~ Rien : je suis pénétré de reconnaissance; je vous admire*,*. Mais tout est inutile; je ne saurais vous suivre* — Eîi bien! choisissez : je vous laisse ici; je vais trouvei’ le gourvcrficur de la province, je lui dirai qoi vous êtes; tious viendruns à maiu armée vous arracher à la har-
Mo SI ali; ACTJOrï.
liane de voire fils. —* Gardez-vous dabusor de mon Sfîcret; liiissez-nioi mourir ici; p suis un iiionslî^ indigue du jour..-. 11 est uii crime qu’il faut que j'expie, le plus ijiiâiue, le plus liorrililc..,. tournez les yeux, voyez ce sang dont il reste des traces sur le plancher et sur les murailles. Ce s.'njg est celui de mon ])èj’e, et c ost mol qui i ai assassine. J ai voulu fiouiiiie \ ildac,... Ah! je le vois encore! il me lend scs bras ensanglantés!,,,. U veut m’arrêter,.,. Il tombe..., Oimageaflreuse! 6 désespoir !
ï{n meme temps^ le vieilhcrd s^est jeté à leiTe; il l’arrachait les cheveux.... U éiail dans des convulsions enrayantes; je voyais qu’il n osait plus se tuuriier vers moi ; je demeurais immobile. Après quclqu€.s înoments dû silence, nous avons cru en tendre du bruit ; le jour comnnmçalt a paraître; ü s est levé. Voies êtes péiié- Iré dJioneur, ni’a-t-il dit; adieu, fiiycz-moi; je rein on te dans ma tonr, et c'est pour iden sortir j iruais, ie suis resté sans voix et sans mouveîneiit : tout inc tloiHUïil de la teneur dans ce chütf*au; j’cii suis sorti aussitôt, ,1e me prépare à présent à aller hahiter une autre de mes terres; je ne saurais ni voir Vildac, ni demeurer ici. ü mon ami! comment estdl possible que rhuinanité produise des monstres et des forfaits pareils?
Celte aventure est arrivée en province, vers le comincDccmcnl de ce siècle : avant de rimprîmer, ou a eu soin d en déguiser les noms.
Les suites de rïndiscrélîon ^ histoire morille*
LhKiHFCRÉTTON c3 uiio personne a souvm t entraîné la ruine de pîusîeui^ fimilles, semé la division ciiU^e
la mou ale en action. 83
les amis les plus inlimcs, et lait commettre des crimes atroces.
V ilkiiis, seigneur anglais, eut le malheur d’ètre disgracié de son roi, qui 1 envoya dans l’île de Jersey. Là, sans amis, il menait la vie la plus languissante et la plus affreuse; vingt fois il avait été près de se percer de son épée, et vingt fois celte réflexion, que la vie est un présent du ciel, dont l’homme lui doit compte, avait retenu son hras.
Avant de se rendre au lieu de son exil, il avait prié un de ses amis de se charger de réducatioqjjjd’un fils unique, gage précieux de la tendresse de deux éjjoux injustement malheureux. Milord Gervais (c’est le nom de cet ami) mourut. Cet aecident détermina Vilkins à repasser secrètement à Londres, afin d’arranger ses affaires, retirér ses fonds et ramener son fils. Milord Thalcy lui ofliit sa maison, et VilHins sy rendil de manière à n’être pas reconnu. Ses affaires étaient terminées... Le soleil ne devait pas le lendemain éclairer ses pas dans la capitale. Il se félicitait du succès de son \oyage. Le jeune duc de Ccrcey entre, considère Vilkins et le reconnaît. Ce dernier avoue qu’il est à Londres incognilo, et qu'il n’y est venu fjuc pour ramasser les débris de sa fortune. 11 demande le secret, le duc le
lui promet, babille un instant, et sort Un de scs
amis le rencontre, lui demande des nouvelles Le
secret pèse au duc, il veut en partager le poids 11
manque au devoir le plus essentiel de la société... L’ami du duc était un des plus grands ennemis de Vilkins.
11 profite de l'occasion pour lui arracher la vie. Il court le déclarer au ministre, qui fait arrêter Vilkins, sou fils, son généreux hôte— Vilkins paj^e de sa tête sa désobéissance; lexil est la récompense de celui qui
tîf^vüirs de 1 hospitalité, cl le jeune V ilLins partage le meme soi t.
lelles fuient les suites de 1 indiscrétion du dur do CeiccN ; il sentit vivement la faute (pi il avait coinniise, mais elle était irn j)aral)le ; les manpies de douleur fju il donna J firent succéder la compassion à 1 indignation f|u on avait d abord conçue contre lui; on le jilaignit de ne j)as joindre aux (pialités (jui le faisaient aimerj 1 art J le grand art de se taire.
Im Pidélilé mal rccompcnsdc,
P.avait un chien nommé Mujihlv rpiÜ aimait beaucoup. Ln jour (pi il devait rcce^'oir une somme de douze cents livres A la campagne, il moule A cheval, et iMuplity no mampie pas de I accompagner ; cet animal est tcmoîij de tout; il voit (pie W. P.... compte ( t recompte de 1 a^ciU cpi il enferme dans un suc avee grand soin , et cpi il remonte a cheval d un air salisfalt.
Muplity prend part à la joie de son maître; il s’agite, saute autour de lui, et japj)e pour le frli(itcr.
Vers le milieu du chemin , M. P est obligé de
luelire pied a l(‘rre ; il attache son cheval à un arljre et passe derrière une haie : en s éloignant, il se rappelle que son argent est resté sur le cheval, et que le premier venu pourrait s’eu emparer; il va prudcinment prendre le sac, le pose à coté de lui auprès d’un IjuissoTi, ou il s arrête quehjuc temps; ensuite il ny pense plus, sc lève, et se dispose à^parlir.
Rluphty, qui ol3scrvail tous scs mouvements, et qui le suivait pas a pas, s aperçoit de cette distraction, il îouit au sac, essaie de le soulever ou de le Iraîner avec ses dents; ce poids étant trop lourd, il retourne A sou maître, s’accroclic à scs Uhits pour Icmpèclier de
r.A action. 85
monter h cheval : il cric, il mord; M. P.... iPy fait aucune attention , repousse son chien et part.
Pc chien s donne de ce que ses avis ne sont pas ndn nx écoutés; il sc jelte au-devant du cheval pour leinpôclier dawancer; i'nlin^ son zèle l’emporte^ il se jette sur le cheval, et le mord en cinq ou six endroits.
C’est alors que M. 1^-commence A craindre que
sou chien ne .^roit enragé. Dans certains esprits les soupçons se changent bientôt en certitude. On tra- \erse un ruisseau; ÎMuphly, quoique tout haletant, continue de crier et de mordre, et dans l’excès de son zèle, il ne songe point a sc désaiL(;i*er. Ah! mon malheur est donc certain! secrie M. P...., mon chien est (iiragé; s il allait se jeter sur quelqu’un!... 11 faut le tuer!... Uu chien qui in*était si fidèle !... mais si j’attends, il pourrait Incn me mordre moi-même Allons, c'est un devoir... U prend un pistolet, visv ei lâche le coup en détournant les yeuxj le chien tonihe, et se débattant, se toni ne vers son maître, et scunble lui reprocher sou ingratitude.
M. P.... s éloigne en frémissant, i! se retourne, et Mnphty agite sa qiiene en le regaidant, comme pour lui dire le dernier adieu. M. P.... au désespoir, est tenté de descendre pour chercher quelque remède au coup quil a porté; un reste de frayeur l’arrête : il continue tristement sa route, livré A des regrets, à des remords, et poursuivi de 1 image de Muphty mourant; il ne sait comment expier ce trait de barbarie; il donnerait tout pour qu’il fiit possible de le réparer, et U maudit mille lois son voyage, lont a coup cette idée lui rappelle celle de son sac; il voit qu il ne l’a plus, il se souvient de 1 endroit où il la laissé; cest pour lui un coup de lumière; voilà 1 explicat on des cris et de la colèrç du
Sf) T l MORALK KX ACTION.
raallieureuxMupliU. Il rrlourne à loute bcide chercher son argent, cii déplorant son injustice ; une trace de sang rpi il aperi’oil le long du clieinin le fait frîssonnei et met le conihlc à sa douleur ; il arrive au pied du buisson , et tpiy trouve-t-il?.... Mupfity expirant, qui s'était traîné jusque-lA pour veiller du moins sur le bien de sou mallicureiix maître, et pour le servir ju.sfju'au dernier instant.
Les crimes punis l’un par l’aulre.
Trois hommes voyageaient en.seinijlc; ils reircontrèrent un Iréscr, et ils le parlagèrcnl ; ils continuèrent leur roule en sentreleimnt de l’usage qu’ils feraient de leurs richesses. Les vivres qu’ils avaient portés étaient consommés ; ils convinrent qu'un d’eux irait en acheter à la ville, et que le plus jeune sc chargerait de celte commission ; il partit.
II se disait en chemin : me voilà riche; mais je le serais bien davantage, si j’avais été seul quand le trésor s’est présenté; ces deux Ijommcs m’ont enlevé mes richesses; ne pourrais-je pas les reprendre? cela me serait facile; je uatirais qiia empoisonner les vivres que je vais acheter; à mon retour je dirais que j’ai dîné i la ville, mes compagnons mangeraient sans défiance et ils mourraient; je ti’ai que le tiers du trésor et j’aurais le tout. ’
Cependant les deux autres voyageurs se disaient : nous avions bien alfaire que ce jeune liomme vînt 5associer avec nous! nous avons été obligés de partager le trésor avec lui; sa part aurait augmenté les nôtres, et nous serions véritablcmeut riches; ü va revfl- Bir, nous avons de bons imigitards....
j.u«c „.,„t avec de, 'vivecsemp„i*,„.
Ll IMORALf-: K y ACTinX*
nf'-.s ses rompfignons l'assassinèrcnl; iis mangèreni ik moui urent, et le tràsor u’nppartirit à personne. ’
Le prix de la fidélité.
Un roi (le IWse eut le génie de se dunter qne ses flatteurs pouvaient tnej air ; il résolut tle s’éloigner quelque temps fie sa coi^P, et voulut parcourir les campagnes et les provinces sans être corimi, curieux d’oi)sorver son peuple-dans sa simplicité naturelle, et de voir agir et parler en liberté; dans ce dessein j il ne prit pour l'accompagner, que celui de ses courtisans qn il connaissait le pins siacére : ils [larcmirurent ensemble plusieurs villages. Le prince vit les simples liabi tan ts dansant et folâtrant, et.se livrant avec une naïve joie k mille amusements innocents; il fut cliarmé de trouver si loin de sa cour, des plaisirs si faciles et si tranquilles. Un jour qu’il avait gagné un grand appétit a une longue promenade, il entra pour dîner dans une de ces humbles chaumières, et il trouva que la nourriture grossière qu'on lui olBait, Battait plus agréablement son goûtj que tous les mets délicats dont on chargeait sa table,
Traversant un autre jour une prairie émaillée de fleurs, et qu’arrosait un petit ruisseau, il aperçut sous I ombre d'un ormeau, un jeune berger jouant de la flûte près de son troupeau qui paissait; il lui demanda •■son nom , et apprit qu il s’appelait Alibée; que ses parents flemeuraient dans le hameau voisin. Ce jeune homme avait une figure belle, sans être efférainL; î] était plein de vivacité, sans étourderie, ni pétulance : il ne SC croyait supérieur en beauté, ni en esprit, aux autres bergers du canton; sans éducation, ses idées s’étaient étendues et cultivées d’elles-mémes. Le roi
Si* r. A ir O !; A I. f": EX A C T [ 0
uiit un ciUrclioii lui, et (iit (■li.irtné de sa conycrsation ; il apprit de sa franrliisc bien des clioses fjui inlércssaienl l’état de son peuple, et que ne lui avaicriv jamais dit ses courtisans; il souriait quelquefois en voyant la simplicité îtijjcnue de ce jeune liomme, qui disait librement sa pensée, sans ruenager sa personne. Je Amis Jiien, dit le rnonar^flp, en se tout riant du cûlé de son confident, (pie la nature n'est pas nioiiiî Imlle, et ne plaît pas moins dans les dernières conditions de la vie, que dans les rangs les plus élevés; jamais prince ne me parut plus aiir.able que ce jeune berger (jui vit avec son troupeau ; quel père ne se trouverait pas beiireux d’avoir un fils d'urte aussi belle figure et d une àme aussi sensible! Je suis silr qu'une ('ducalioa savante perfection nsra singulièrement sou esprit d développera mille talents qui me seront utiles. Eu conséquence, le monarque emmène avec lui Al tirée, résolu de le faire instruire dans toutes les sciences cl (lavis tous les arts agréables qiu peu vent orner 1 esprit.
A sa première entrée à la com, Alibèc fut ébloui rla son éclat; et tous les objets iirillanls si nouveaux pour lui, ce changement de fortune si subit cl si imprévu, firent quelque effet sur son âme et sur son caractère; au lieu de sa boulette, de sa flûte et de ses habits de berger, il se vit revêtu d'une robe de pourpre brodée eu or, et portant un ruban enrichi dediamans. Bientôt ses idées s'étendirent, et son esprit se remplit do connaissances; Ü devint en peu de temps capable des alfaires les plus sérieuses; il mérita toute la confiance de son maître, qui l'affoctionnait comme son élève et qui, lui trouvant surtout a» goût exquis pour tout ce qui était curieux et magnifique, lui doqna une des charges les plus considérables de ta Pct«>, celle d«
LV 3T0RAÏE EX ACTION, Bj
g iTlKn dirs l)ijoîix et des rnbts précieux de son palais.
Tant f|ue le prince véciU^ Alibée jouît d une faveur qui ne faisait qiiaugmenter de jour en jour : cepenuaut J *\ mesure qu il avançait en Age, lldée de sa retraite et de la tranquillité de son premier état, conimençail à lui reve^r pins sauvent, et il le regrettait quelquefois : u joui'S licurcux, jours innocents! s'^écriail-il; jours où j^ai goûté une joie pure, sans aucun mélange de j>eincs et d alarmes! jours les plus doux de ma vitî! celui qui m*a privé de vous, pour me donner lüutcs les riclicsscs que je possède, ni'a dépouillé de tout niojt bien. Je ne vous retrouve point dans sou palais : licnrcux, mdie fois lieurcux ceux qui n^ont jamais connu les misères de la cour des rois! Ici pourl iiU tous nif'S ya?iix sont prévenîis et satisfaits j je rdui pas le tmu[is de désirer; tous mes sens sont agréaljlcment fiatlcs, et mou amour-propre jouit des respects de tout un peuple et des égards dam grand roi; et cependant toutes ces jouissances mimipliées n ont pas la do nccur dun seul des «ïenlinieiits que j éprouvais , lorsque ie matin d'un beau jour, au lever de raurore,
] entrais dans la jirairie, suivi de mon chien fidèle et Je mon troupeau : que scraîl-ce doue, sî je ressemblais ■d quelques-uns de ces courtisans, que je vois paies et rongés d’une ambition que rien ne peut satisfaire?
Aliljcc, si peu sensible aux plaisirs de la cour des rnis, ne fil pas long-temps à en essuyer les disgrâces. Le vieux monarque qui Faim ait, descendit dans la tombe, et fit place à son fiîs. Aussitôt dçs jaloux eutrepri relit de le perdre dans Tes prit du non veau roi : ÎU lui insïiiüèreiit qif Aldiéc avait aJuisé de la confiance que son père Uiî accordait; qifil avait amassé des richesses innumses , et diToiuné qnanlito d pré-
Èl'S a sa garcjc. Le roi était trop jc’tinc poifl c'tc.'tliiicj il avait d ailleurs la vamtéde crou'c