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LA MÜEAJ.^ EK ACTICX»
faudra mourir de faim* — Laissez-moi faire^ dît Marie, je sais mi moyeu Infaillible de vous sauver.
Elle soiiil cil fiiiissuiil CCS paroles,, et alla Liouver le roi. Lorsipielle fat entrée dans sa cal/ane, elle se jeta à scs piiids, et lui dit : « Seigneur, j'ai une grande gnlce à vous deuiander; voulez-vous nie promettre de me laccorder? — Je vous le jirre, reprit le roi; car je suis fort coîiIluL de votre service* — Eb bien ! vous saurez (jue cel liuimne blanc dont vous nfavez ordonné de prendre suiri, esi mon père et celui de Jean j vous avez résolu de le mau^er, et je viens vous repré* scuter qu il est vieux et maigre, et qu en conséquence il ne sera pas àuU bon, au beu que je suis jeune et grasse^ ainsi jVs^père que vous voudrez bien me manger en sa place; je ne vous demande que huit jours pour avoir le plaisir de le voir avant de mourir. —- En vérité, reprit le rci, vous êtes une si bonne fille, que je ne voudrais pas pour toutes cJioscs vous faire mourir ; vous vivrez et votre père aussi ; je vous avertis même qifil vient ici tous les ans un vaisseau plein d'iioinuies blancs, auxquels nous vendons nos prisonniers; il arrivera bienlèt, et je vous donnerai la permission de vous en aller. »
Marie remercia beaucoup le roi, et dans son cœur elle rendait grâce 4 Dieu, qui lui avait inspiré d'avoir compassion delle; elle courut porter ces bonnes nouvelles à son père; et quelques jDurs après, le vaisseau dont le roi lui avait parlé étant arrivé, elle s'emhtivqua avec son père et son frère. Ils abordèrent dans une grande de habitée par dos Espagnols. Le gouverneur ayant appris 1 liisLoîre de Marie, dit en lui-môme : Cette fille ifa pas un sou, vl elle est bien brûlée du soleil: mais elle est si lionne si verfueuse, qu’elle