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pourra rendre sou iiiarî plus heureux (jtie sî elle étaîl riche el helle, II piia Maurice de lui donner sa fille en pian'age; il s’unit avec elle, et fit épouser une de ses parentes a Jean; en sorte tju'ils vécurent tous fort heureux dans cette lie, adniiraut la sagesse de la Providence, qui Jt avait pcrniis que Marie fût esclave, que pour lui donner 1 occasion de sauver la vie à sou père.
Histoire rPÂnrlroclés et d’un Lion.
AppioN, surnommé Plistonicc, était très-versé dans la littérature, et dans la connaissance de toutes les parties de 1 histoire grecque ; on connaît et on estime ie recueil complet quil a puMié de toutes les merrellles d Pgypte, et de toutes celles que renferment ses annales. L étalage aficcté d'érudïtion, cl l’air de jactance de 1 historien, le font soujajonner d’un peu d'exagération dans scs récits, lorsqu il cite ses lectures ou bcs conversations. On ne peut cependant porter le meme jugement sur le trait dont il tkit mention au rinqulèine livre de ses Mémoires de l'Egypte, puisriue le narrateur assure qu'il ne la lu, ni oii'i raconter
auhe part, mais qu.'i llonic, lui-mème, il en a été le témoin.
On donnait au peuple, dit Appion, dans le grand cirque, le spectacle d'un corahat do Irétcs dans le plus grand appareil; comme je nie trouvais à Home iV cornus Les Larrières levées, farène se couvre d’une lome d animaux fvémissaiit.s, monstres afii'cux, tons une hauteur et d'une férocité extraordinaires; on vit surtout bondir des lions d une grandeur prodigieuse; nu seul fixa tous les regards : une taille énorme, des mauccments vigoureux, des muscles enflés et roidis
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iiiie crinièj-fi flottante Ct ii''i'!SS(.'e, un rugissement sourd ct Icrrihlcj faisaient fj'cmîr tous les rangs des specuiteiirs. l’arm i les mai heureux condamnés à disputer leur vie contre la lagc de ces animaux afTamés, partit un certain \nflroi tè.Sj autrefois esclave d’un proconsul. Dès que le lion I aperçoit, dit l'écrivain, il s’ari-ôte tout A coup, IVajie.é d cLoiinemfnjt; il s’avance d’un air adouci, comme s il eût connu ce raisérahle; il rapproche en agitant la queue d’une manière soumise, comme le cliicn qui cherche k flatter; il presse le coqis de l’esclave à demi mort de frayeur, et lèche doucement ses pieds ct ses mains. Les caresses de 1 horrible animal rappellent Androclès à la vie; ses yeux éteints s’cntr'ouvretK peu à peu; ils renconfrenl ceux du lion. Alors, comme dans un renonyeîlcment de connaissance, vous eussiez vu l’homme et le lion se donner les mai-rpics de la joie la plus vive ct du plus tendre atUtclieniciit, Rome entière à ce spectacle poussa des cris d’admiration, cl César ayant demandé l’esclave • [’ourquoi, lui dit-il, cs-lii le seul que la fureur de ce monstre ait épargne? Daignez m'écouter, seigneur, dit Androclès; voici mou aventure : Pendant que mon mai Ire gouvernait l’Afrique en qualité de proconsul, les traitements cruels ct injustes que j’en essuyais tous hus jours me forcèrent enfui de prendre la fuite; et pour échapper aux poursuites d'un maître qui commandait en ce pays, j’allai chercher une solitude InacccssUjIk parmi les sables ct les déserts, résolu de me donner la mort de quelque manière, sî je venais à manquer de nourriture. Les ardeurs intolérables du 3 (d' il au milieu de sa carrière bi ûlante, me Grcnt cherdier un asile : je trouvai nu autre profond et ténébreux, je m’y cachai, A peine y étais-je entré, que je
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VIS arriver ce lioii; il safniuvait iloulüurcuseiuent sur une patte ensanglanice; la violence de ses toui'œeat: lui arrachait des rugissements et des cris a/Treujt Lr vue du monstre renirant dans son repaire, me gîaçs d abord d horreur; mais dès rpi’il m'eut aperçu je le VIS s’avancer avec douceur; il approclie, me présente sa patte, me monlre sa blessure, et semble me demander du secoifrs. Jarrache une grosse épii.c enfoncée entre ses gridi-s; j osai même en presser la plaie, et en exprimer tout le sang corrompu; enfin, jileinement remis de ma Imynur je parvins à la purilier et à la dessecher. -Mors 1 animal, sonlagé par mes soins, et ne souffrant p.us se couche, met sa patte entre mes mains, et s endort paisiblement. Depuis ce jour nous avons continué à vivre ensemble pendant trois ans dans cette caverne. Le lion s'était chargé de la nourriture, il majijrortail exactement les meilleurs morceaux des proies ipi .1 avait déchirées ; n’ayant pas Je feu îe les laisais lAtir aux plus grandes ard-urs du sol’eii Cependant la société de cet aiiimal. et ce cenre de vio commenrant à m’ennuyer, je choisis l’instant où il auil aile chasser, je méloignai de la caverne; et at.rès
soldats. Ramené d Afncp.e à Rome, je parus devant mon mmtre, rju. sur-le-champ me condamna i étm ^vore, et je pense que ce hon, qui sans doute fui src^5 H -5-"cmcnt sa recornaiV
cne aAiidioclès : sur-le-champ on l’écrif on m fni
pan au paup Ci scs cris redeuWes ob.inre „ la I CSC ave, c, lui fie.,,, o„ vovai? ,?.
Socles, c„nl,„„e l'auicu., ,cna„. so„ libi-ra, chc à .me s.,„pl. courroie. „„rcl.er au . J.
LA AIORALE EX ACTIOX. lo3
f\ome. Le peuple enchanté le couvrit de fleurs, et le combla de largesses, en s’écriant : Voilà le lion qui a donné 1 hospitalité à un homme, et voilà l'homme qui a guéri un lion.
epitre de m. racine le fils,