‹ La morale et la loi de l'histoire (volume 2)Chapitre 3 sur 25 · DE LA SECONDE EDITION IX · texte numérisé non relu

DE LA SECONDE EDITION IX

s'élève, comme Auguste chez les Romains, qui, par la force des armes, prenne en sa main tous les pouvoirs publics, en laissant aux suiets le soin des intérêts privés. Les sujets pourront sans doute encore s'occuper des affaires publiques, mais seulement dans la mesure même ou le monarque le permet. C'est ainsi que se sauvent les peuples, qui autrement seraient perdus...

« Il faut bien qu'on se sauve ainsi quand la majorité des citoyens ne s'occupe plus du bien public. Tacite, si prolond dans le droit |des gens naturel, enseigne tout cela idans la partie de ses Annales consacrée à la famille des Césars: <a Quand Auguste approche de sa fin, dit « Tacite, quelques-uns dissertent à vide « sur les bienfaits de la liberté, pauci <l bona libertatis incassum disserere; dès « que paraîtTibère, chacun se tourne vers « le prince pour attendre ses ordres, om- « nés principis jussa adspectare » ; sous les trois Césars qui succèdent vient d'abord l'incurie, puis à la fini' ignorance de la république, ignorantia reipublicœ

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