‹ La morale et la loi de l'histoireChapitre 14 sur 17 · XLVI · texte numérisé non relu

XLVI

(2) « Nostra autem respublica non unius esset ingenio, sed multorum, nec una hominis vita, sed aliquot constituta secu^ lis et fetatibus. Facilius autem, quod est propositum, consequar, si nostram rempublicam vobis et nascentem, etcrescentem, et adultam.et jam flrmam atque robustam ostendero, quam si mihi aliquam, ut «.pud Platonem Socrates, ipse finxero. » {De Republica, liv. II, n° 1.)

LK l'ROGRKS P0LITIQ1 I. 227

« Et c'est, — ajoute Cicéron, — ce que je vais vous montrer par l'histoire. » Et cette démonstration remplit le second livre de la République.

Ce qui me charme ici, c'est d'entendre Polyhe, cet otage des Romains, dire, en parlant de Rome, les mêmes choses, avant Cicéron. 11 faut lire les pages où il montre comment les trois pouvoirs, celui du peuple, du sénat et des consuls, se trouvent de telle manière mêlés et balancés que les Romains eux-mêmes ne savent pas dire où est véritablement le pouvoir, et sous quelle forme de gouvernement ils vivent. La souveraineté est-elle dans l'un des trois? Non, elle est dans l'ensemble.

« .le vois, dit-il, dans les consuls, une sorte de pouvoir royal (xn) (1); pouvoir exécutif complet, et pouvoir à peu près absolu en tout ce qui concerne la guerre. Ils font la levée des hommes, décrètent le nombre des soldats, et décident les dépenses. Ils ont droit de vie et de mort sur toute l'armée.

« Quant au sénat (xm), seul régulateur des impôts, et maître du trésor public, seul chargé des déclarations de paix, de guerre, d'alliance, son pouvoir est si grand qu'en général les étran-

(1) Reges atinuos, dit Cicéron.

gers regardent Rome comme vivant sous l'aristocratie.

« Mais, si tel est le pouvoir du sénat et celui des consuls (xiv), que reste-il au peuple? Il lui reste un si grand pouvoir que, dès qu'on regarde, on voit pâlir, devant le peuple, et les consuls et le sénat. Le peuple n'a-t-il pas ses tribuns? Or il suffit d'un seul tribun pour arrêter l'exécution de tous les décrets du sénat, et même pour empêcher le sénat de délibérer, ou de se réunir en aucun lieu. Quant aux consuls, oublie-t-on que, dès qu'il sont sortis de charge, ils se présentent devant le peuple pour rendre compte de leur gouvernement? Or c'est là le point décisif.

« Le peuple, sauf dans l'armée, est le seul maître des grandes peines et de tous les honneurs. Or, récompenses et peines sont le nerf qui contient les États, les pouvoirs, et toute la vie humaine. Les peuples chez lesquels la responsabilité n'est pas définie, ou, étant définie, est mal administrée (x«pi'Ç«r9« xaxûç), chez de tels peuples, il ne peut y avoir de gouvernement raisonnable (1).

Voilà certes déjà de la science et de l'expérience. Et il est évident que la forme politique

(1) Polybe, liv. VI, ch. IV. Ilepi GurrraTêtoç (r/jç t<ov *Ptouatiov) 7roXiT£ta<;, passim.

qui a produit la force romaine est, comme le dit Polybe, une forme puissante par ellemême, et la plus belle qui se puisse concevoir (IV »

Mais quoi! cette constitution politique plus forte, plus parfaite, et plus stable que les formes simples, la meilleure des formes qui aient vécu, dit Gicéron, la meilleure des formes possibles, dit Polybe (cirre ^ obv t' eivott Taur/jç eGpeTv àjxet'voiTîoÀiTtîaçauoTactv) (2), cette forme ellemême ne peut-elle donc pas se corrompre ! Hélas! oui. Tout peut se corrompre, et le meilleur de toute la science antique sur la vie des Etats, c'est l'étude même des causes qui leur donnent la mort.

Écoutons nos deux admirables témoins. Déjà Polybe nous avertit que son jugement ne porte que sur l'état présent de Rome, et non pas sur les changements qui pourraient survenir. Il

(1) ... wgte t/ï) olov t' etvai TauT7)ç supeïv à[/,£t'voj ïtoXtTeiaç SWTTOfftv. . . AiÔtteû àvu7rÔ7rxT0v «uuiêaivsi ytyveijôat, xal navcoç È'itxveT'îOat xou xptOî'vxo;, ty)v iSiÔT7|t(X toû uoXiteuaaxo;. (Polybe, liv. IV, ch. îv, n° 18.)

(2) Livre VI, ch. iv, a° 12. ,

écrivait un siècle avant Cicéron. Mais que dit Cicéron? Dans le même livre de la République, quelques pages après l'éclatant éloge de la constitution romaine, qu'il dit incomparable, mais où, pourtant, il reconnaît que de grandes fautes des chefs peuvent amener la catastrophe (Non ferme sine magnis principum viliis evenii) [1], Cicéron, dis-je, dans ce même livre, finit par s'écrier : « La république! nous en avons encore le nom, mais elle-même, nous l'avons depuis longtemps perdue : Rempublicam verbo retinemus, reipsa vero jampridem amisimus (2) . »

Mais quelle est donc la cause qui a pu détruire la splendide république, ef qui l'a dégradée jusqu'à l'état grossier des monarchies barbares, où un seul homme dispose de tout?

C'est la réponse à cette question que je trouve surtout admirable. Ici, la science de la vie politique s'élève et se transforme en s'unissant à la morale, et Cicéron aperçoit en effet le principe des lois de l'histoire.

« Malheureusement, dit-il, ce n'est pas un simple accident qui a détruit la république. Ce sont nos vices qui nous ont perdus ! Nostris cnim viliis, non casn aliquo, rempublicam

(1) De Republica, liv. V, n° xlvi.

(2) Ibid., liv. V, n°l.

verbo rétine mu s, reipsa vero jampridem amisi- ?nus. Par nos vices, la république, depuis longtemps perdue, n'est plus qu'un mot.

« Je vous le déclare, s'écrie-t-il, tout ce que nous avons dit jusqu'ici et tout ce que nous allons dire n'est rien si nous n'établissons solidement un point, savoir : Non seulement il est faux de dire qu'on ne peut gouverner les hommes sans violer la justice, mais voici la vérité même : « C'est parla justice absolue, et « par la justice seule, que les Etats peuvent « être gouvernés. »

Eclairé par la grande catastrophe romaine, Gicéron touche ici le fond de la science, le fond simple, absolument certain, que beaucoup d'hommes repoussent aujourd'hui encore, ne pensant pas que cette simplicité puisse être de la science. C'est pourtant la science même. Le fond, et l'axiome premier de la science, est ceci : Sans la présence réelle, concrète, de la justice même et dans les lois et dans les âmes, rien ne peut subsister.

Dans les grands mouvements de l'histoire, tous les grands esprits voient cela dans une sorte d'évidence scientifique et pratique. Dans la récente guerre d'Amérique, un habile ministre du nord s'écrie : « Quoi qu'on en dise, l'art du gouvernement consiste à regarder tou-

jours la justice absolue,, qui est l'étoile polaire de l'homme d'État. » Au début de 1789, Necker disait au nom du roi : « Il n'y a qu'une seule grande politique nationale, qu'un seul principe d'ordre, de force et de bonheur, et ce principe, c'est la morale la plus parfaite (1). »

Oui, c'était là le vrai début des travaux de nos pères, quand ils voulurent régénérer la France.

Gicéron, dis-je, touche le fond de la science, et aperçoit le principe simple d'où tout découle, lorsque, dans la splendeur de la plus haute philosophie, et de sa longue et solide expérience des choses humaines, il contemple et décrit ainsi cet objet idéal, substance des lois de l'histoire :

« Il y a une loi vraie, une raison absolue, expression de la nature des choses, présente dans toutes les âmes, en tous temps, en tous lieux. Elle appelle au devoir par des ordres, elle détourne du mal par des prohibitions; mais ni ses ordres ni ses défenses ne sont utiles pour les justes, ni efficaces pour les méchants. Avec cette loi, nul compromis, aucune dérogation possible sur aucun point. Ni peuple ni sénat n'en saurait délier. Elle n'a d'autre inter-

(i) Moniteur du 5 mai 1789.

prête qu'elle-même, et pas d'autre commentateur. Elle n'est pas différente pour Rome ou pour Athènes, pour aujourd'hui ou pour demain. Loi unique, éternelle, immuable, elle embrasse tous les peuples et tous les temps. Et n'est-elle pas elle-même le Dieu unique, maitre de tout, et guide de tous les hommes, seul auteur et révélateur et promulgateur de la loi? Quiconque la viole se fuit lui-même et renie la nature humaine, et se dévoue, par cela seul, aux derniers châtiments (1). »

C'est bien là, dans sa substance, la loi de l'histoire et de l'humanité.

Arrivée à ce point, la raison va plus haut encore; la lumière est plus 'explicite, Gicéron monte où je tends moi-même dans ce livre, moi qui, dans le plein jour du christianisme, vois vivre sous mes yeux les idées et les faits.

Dans cette espèce d'aurore lointaine et à peine perceptible de l'ère moderne qui s'approche, Gicéron entrevoit et comprend la grande leçon qui résume l'expérience entière du vieux monde. Or voici cette leçon : « C'est le vice qui nous tue. L'unique salut, c'est la justice. » Mais où donc est la source de la justice? Et Cicéron répond avec Socrate, le vrai

(i) Gicéron, de Rep., liv. III, n° 17.

sage de l'antiquité : Elle est en Dieu, dans un antre inonde plus réel, plus vivant et plus libre, seul immuable, où régnent en effet la justice, la beauté, la sagesse, et d'où découlent, pour le genre humain, tout bienfait, tout progrès.

Ici donc, dans ce merveilleux livre de la République, la science antique de la vie des nations touche à la souveraine vérité, et le Songe de Scipion vient essayer de nous montrer la forme du monde parfait, et la réalité de la vie des sages qui traversent dans la justice le monde présent.

« Sache, dit à son petit-fils l'âme de Scipion, sache que tu es un dieu (1), que tu es immortel, et que le grand Dieu unique, ton principe et principe absolu de tout, veut ceci : l'union des hommes dans la justice. Ceux donc qui auront travaillé à unir les hommes dans la loi, ceux-là seront les citoyens du monde éternel et parfait (2). »

(1) Deum te scito esse... ille princeps Deus... hic ions, hoc principium... Pnncipio autem nulla estorigo...

(2) Sed quo sis, Africane, alacrior ad tutandam rempublicam, sic habeto : omnibus, qui patriam conservaient, adjuverint, auxerint, certum esse in cœlo deflnitum locum, ubi beati sevo sempiterno fruantur. Nihil est enini illi principi Deo, qui omnem hune mundum régit, quod quidem in terris liât, acceptais, quam concilia cœtusque hominumjure sociati, quœ civitates appellantur. Harum rectores et conservatores bine profecti, bùc revertuntur... (De Rep., liv. VI, n° xvii, xviii, vu.)

Tel est donc le vrai résumé de toute la science politique des anciens. Ils ont lu dans les faits la vraie science.

Ils ont connu les conditions de la stabilité. Il n'y a qu'une seule condition, c'est la justice. Mais ils ont vu le règne perpétuel de la mobilité, et l'incessante révolution de toutes les formes politiques. Aunj Ttoltxewv àvaxwxXwutç, dit Polybe. Miri sunt orbes et quasi circuitus commutationum et vicissitudinum, dit Cicéron. Ils ont vu les trois formes simples qui se succèdent et reviennent sur elles-mêmes. Ils montrent comment à chaque forme répond une voie large et facile qui lui est propre pour aller à l'iniquité. De fait, on n'y manque point, on y coule, et tout se dénature dans l'injustice. On passe ainsi du gouvernement d'un seul contre tous (tyrannie), au gouvernement de plusieurs contre tous (oligarchie), et de là au gouvernement de l'émeute au nom de tous et contre tous (démagogie). Et celle-ci appelle un tyran.

Ils ont compris que la forme mixte, compo-

sée des trois autres, est la plus stable, et ils l'ont admirée vivante dans le chef-d'œuvre politique du vieux monde : la république romaine : Rerwn pulcherrima Roma!

Mais Cicéron déclare que déjà cette belle forme est morte depuis longtemps. Le vice l'a tuée; l'iniquité, la tyrannie, appuyées sur le viee, l'ont emporté sur la bonne volonté d'un peuple, qui voulait être juste et libre.

Mais voici le dernier témoin de tout l'ensemble de la catastrophe politique du vieux monde. C'est Tacite.

Pour lui, qui avait lu, comme nous, Polybe et Cicéron, la forme mixte elle-même, composée de trois formes simples, est un bel idéal plus facile à louer qu'à réaliser, et qui, réalisé, dure peu. « Délecta ex his et consociata reipublicœ forma laudari faciliùs quam evenire, vel, sievenit, haad diuturna esse potest (1). »

Il voit que Rome a voulu le réaliser, mais ne l'a possédé qu'un instant. Les huit lignes lugubres, pleine d'un mortel mépris, qui sont l'exorde des Annales, sont pour lui toute l'histoire politique de Rome. Il les faut méditer. Les voici : « Je vois, dit-il, après les rois, des

(1) Annal., IV, xxxm. Tacite, disent les commentateurs, avait ici en "vue sans nul doute les pages de Polybe et de Cicéron que nous avons citées.

consuls et la liberté; j'aperçois quelques dictatures temporaires, des décemvirs pour un instant, des consuls militaires qui passent vite. Ni Cinna ni Sylla ne durent guère. Pompée aboutit bientôt à César, et Antoine à Auguste. Tout s'affaisse au milieu des discordes civiles, et le Prince reçoit sous son empire Rome fatiguée (1). »

Telle serait donc toute l'histoire politique du vieux monde, et Montesquieu, comme nous le disions au début, nous en donne la théorie très simple : « Malgré l'amour des hommes pour la liberté, malgré leur haine contre la violence, la plupart des peuples sont soumis au gouvernement despotique. Gela est facile à comprendre... Gomme il ne faut que des passions et des vices pour établir le despotisme, tout le monde est bon pour cela. »

C'est-à-dire qu'e** effet les hommes en général n'ont ni science ni vertu, mais qu'ils ont des passions et des vices, et que la fin de tout c'est le mot de Tacite, devise de ses Annales :

(1) « UrbemRomam à principioregeshabuere. Libertatem et consulatum Lucius Brutus instituit. Dictaturae ad tempus sumebantur : neque decermiralis potestas ultra biennium, neque tribunorum militum consulare jus diu valuit. Non Cinnœ, non Sullae longa dominatio; et Pompeii Crassique potentia cito in Caesarem, Lepidi atque Antonii arma in Augustum cessere : qui cuncta, discordiis civilibus fessa, nomine principis sub inaperium accepit. » [Ann., liv. I, n° i.)

« Hucre in serviliam, se ruer dans la servitude ! »

Qu'on me permette de dire que, quand je vois la France, quatre-vingts ans après 89, courir quelque danger de finir comme ces fatigués; entendre sans trop de colère ceux qui lui parlent d'aboutir à César, ceux pour qui la démocratie c'est le suffrage universel dirigé par la forte main des Césars : je me demande si c'est là5 non pas seulement dans le passé, mais aussi dans l'avenir, la fin nécessaire de toute vie politique ; si la servitude volontaire ne serait pa, s peut-être, l'état d'équilibre inévitable et stable, auquel la pesanteur terrestre, agissant sur la masse des égoïsmes et des vices, finit toujours par tout rabattre. C'était l'opinion de Vico.

Pour moi, je ne me lasse pas de répondre : Non. Non, telle n'est pas la fin de la vie des nations. Non, l'ère nouvelle n'aboutira pas, comme l'antiquité, à l'opprobre de la servitude. Nous irons à la liberté. Mais à une condition, c'est que les peuples profiteront du moins de la science et de l'expérience des anciens, et qu'ils sauront, du moins autant que Cicéron, que la loi éternelle, la justice réelle et vivante qui vient de Dieu et qui est Dieu, est la seule force qui, lorsqu'en effet les hommes la por-

tent avec foi dans l'âme, peut arrêter l'inévitable chute, et conduire les nations à la vraie lumière de la science, et par la science à la liberté.

Or, je répète que la vraie science politique et sociale se développe aujourd'hui parmi nous en clartés expérimentales et en détails précis déjà propres à l'application.

Mais quoi! N'en sommes-nous qu'à la science? N'en avons-nous encore rien appliqué? Ouvrez les yeux, et regardez. Cette forme mixte que Polybe et Cicéron décrivent comme la meilleure possible, et que Tacite déclare plus admirable que durable, que saint Thomas propose comme une sorte d'idéal divin inspiré au peuple de Dieu, cette forme, essayée dans le moyen âge, subsiste aujourd'hui sous nos yeux. Depuis un quart de siècle, il n'y a plus, soit en Europe, soit en Amérique, un seul Etat chrétien, sauf la Russie, qui ne l'ait adoptée. Elle vit en Australie, et envahit cet autre Nouveau Monde*

Seulement, vit-elle en etfet? Donne-t-elle la liberté, la justice, la stabilité? N'y a-t-il pas des peuples qui n'en ont plus guère que le nom, des peuples dont les vices incurables, et les mortelles discordes, ont tué l'esprit et la vie politique? Voyez l'Espagne et peut-être la France. « L'esprit de la guerre civile, disait

l'un de nos grands citoyens, envenime nos institutions, et les rend impraticables (1). »

C'est ce que nous pourrons juger, lorsque nous aurons étudié de plus près l'état de la science.

Le détail de la science utile et applicable était déjà dans les cahiers de 1789. Je le vois même, non sans quelque surprise, remonter jusqu'à Fénelon. Ecoutez ce prophète de la politique à venir.

Fénelon demandait (2) : « Le retour régulier et à court intervalle des Etats généraux. Les Etats généraux, ajoute-il, doivent avoir le droit de continuer leurs délibérations aussi longtemps quil le jugeront nécessaire, et de les étendre particulièrement sur toutes les matières de finances et de guerre, de paix et d'alliance, de correction des abus naissants. »

Fénelon veut que les membres des Etats généraux « soient librement élus, et sans nulle

(1) M. de Barante.

(2) Fénelon, Plans de gouvernement. Article 11, § I, ni. Lettre au duc de Chevreuse, 4 août 1710.

recommandation du roi, qui se tournerait en ordre avec impossibilité d'avancement pendant toute la députation, et trois ans au delà. » Il demande, contre la centralisation, « l'établissement d'Etats particuliers dans les provinces, et la réduction de l'armée permanente à cent cinquante mille hommes. »

Tous les grands principes politiques sont ici comme tous les grands principes économiques sont dans Vauban. Mais que de temps il faut pour en venir au détail pratique et à l'application!

En 1789, tous les cahiers, sans exception, posent les principes suivants. Le lecteur a sous les yeux le résumé officiel des cahiers, tel qu'il est exposé dans le rapport du comité de constitution (1), sous ce titre: Résultat du dépouillement DES CAHIERS. PRINCIPES AVOUÉS .'

I. « Le gouvernement de la France est une monarchie héréditaire.

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