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LES PROBLÈMES : LA KESPONSABILITÉ MORALE

Les motifs d'action ont par eux-mêmes une valeur morale objective et certaine qui se mesure par les conséquences naturelles et nécessaires des actes qu'ils déterminent. Us sont mauvais absolument, quand ces conséquences, généralisées, sont nécessairement contraires à l'utilité générale ; ils sont indifférents, quand ces conséquences ne touchent à aucun intérêt ; ils sont bons, quand elles concordent avec Tintérêt général ; ils sont excellents, quand ils répondent aux intérêts les plus généraux et les plus élevés de la collectivité.

Nous avons expliqué précédemment ce que nous entendons par les intérêts les plus élevés ; ce sont ceux qui résultent des besoins sociaux et intellectuels.

Par une suite nécessaire, la même hiérarchie s'étend des motifs d'action aux agents. La valeur morale de l'homme se marque et se détermine par le caractère même des motifs auxquels il donne la préférence. Le sauvage et l'enfant se laissent le plus souvent guider par les motifs égoïstes et immédiats, parce que ces motifs sont en conformité plus étroite avec le degré d'évolution auquel ils sont parvenus. La série des développements moraux et intellectuels se manifeste par l'intervention de plus en plus fréquente des motifs d'action ultérieurs et généraux.

Yoilà le fait. Quelles conclusions devons-nous en tirer au point de vue de la responsabilité ? Le sauvage et l'enfant sont-ils responsables de leur égoîsme et de leur imprévoyance? Les plus forcenés partisans du libre arbitre n'oseraient pas le soutenir. Y a-t-il un point du développement intellectuel où commence la responsabilité? Quel est ce point? Per-

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