‹ La morale indépendante dans son principe et dans son objet (volume 2)Chapitre 28 sur 73 · CB BAPPÇORT N’A BIEN DE MÉTAPHYSIQUE · texte numérisé non relu

CB BAPPÇORT N’A BIEN DE MÉTAPHYSIQUE

le sol qu’il foule et dans l’atmosphère qu’il respire. Il en constate les propriétés, il en mesure les forces. Les lois qu’il découvre sont constantes; elles lui donnent un point d’appui pour en découvrir de nouvelles, et les mystères se dévoilent, les voies s’aplanissentau fur et à mesure que la connaissance s’étend.

Mais la connaissance elle-même n’est entre les mains de l'homme qu’un instrument pour l’action.

S'il a voulu pénétrer l’ordre général du monde, ce n’est pas seulement pour se livrer aux gloires d’une noble et stérile contemplation, c’est pour agir sur cet ordre même.

L’homme a son but à lui qui n’est pas le but de la nature; il a sa fin qui lui est propre, et sa grandeur consiste à faire prédominer celte fin sur toutes les autres.

Au point de vue d’abord de son seul intérêt, il conjure la violence des éléments déchaînés; il prévient les dévastations; il féconde le sol à son usage et en équilibre les produits. Il réduit les animaux sauvages et les associe à ses travaux ou les refoule au loin dans les déserts. De la matière informe, il tire l’outil adroit et la machine industrieuse et multiplie ses forces à l’infini au moyen des combinaisons de la science appliquées à l’industrie; il vise à s’affranchir

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