CB BAPPÇORT N’A BIEN DE MÉTAPHYSIQUE
le sol qu’il foule et dans l’atmosphère qu’il respire. Il en constate les propriétés, il en mesure les forces. Les lois qu’il découvre sont constantes; elles lui donnent un point d’appui pour en découvrir de nouvelles, et les mystères se dévoilent, les voies s’aplanissentau fur et à mesure que la connaissance s’étend.
Mais la connaissance elle-même n’est entre les mains de l'homme qu’un instrument pour l’action.
S'il a voulu pénétrer l’ordre général du monde, ce n’est pas seulement pour se livrer aux gloires d’une noble et stérile contemplation, c’est pour agir sur cet ordre même.
L’homme a son but à lui qui n’est pas le but de la nature; il a sa fin qui lui est propre, et sa grandeur consiste à faire prédominer celte fin sur toutes les autres.
Au point de vue d’abord de son seul intérêt, il conjure la violence des éléments déchaînés; il prévient les dévastations; il féconde le sol à son usage et en équilibre les produits. Il réduit les animaux sauvages et les associe à ses travaux ou les refoule au loin dans les déserts. De la matière informe, il tire l’outil adroit et la machine industrieuse et multiplie ses forces à l’infini au moyen des combinaisons de la science appliquées à l’industrie; il vise à s’affranchir