I. AI(iRF-:ïTIO DE DIAMANTS. \Ci
perfidie, dans Tospoir de recouvrer, après ma mort, voire faveur et son pouvoir.
Puis il raconta au sultan émerveillé toutes ses aventures, depuis celle de la foret jusqu à l'herbe miraculeuse apportée par le serpent.
Le sultan était un homme juste et craignant Dieu dont il tenait la place au milieu de son peuple. Il fit venir Fadhel. Celui-ci se hâta d'accourir, persuadé que le prince allait le rétablir dans toutes ses di<inités, et chemin faisant il songeait au moven de se vene;er de ses ennemis. Mais en voyant au pied du trône le prisonnier qu'il croyait mourant dans les cachots, il se troubla et pâlit.
— Fadhel, lui dit le sultan, est-il vrai que cet homme t'a délivré d'une fosse où tu étais tombé parmi des bêtes féroces ?
Fadhel n'osa nier. Le sultan continua :
— As-tu payé son bienfait de quelque marque de reconnaissance?
Fadhel baissa les yeux vers la terre. Le traître sentait venir l'heure du châtiment. Le sultan l'interroiçea de nonveau :
— L'as- tu accueilli (huis ta nuiison comme un hùle et un ami, et as-tu partagé le pain avec lui ?
L'ancien joaillier gardait le silence.
— Tu ne me réponds rien, s'écria le sultan indigné; mais je sais tout ; n'espère plus m'abuser. Tu avais corrompu le caractère et les inclinations de mon fils. Ma bonté miséricordieuse t'a épargiu\ parce que je n'ai pas