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Le poisson [)ariil .i son oi'diii.-iii'e, t*t le iiônm dit a l)akiaiios :
— Quoique ce poisson ne veuille ri(Mi croire de votre jjuissance, il a cependant déclaré à tous les poissons que vous étiez le dieu de la terre; il ne redoute rien et vient aujourd'hui pour s'en informer. Vous saurez la vérité de ce que je vous annonce, continua-t-il, si vous osez seulement lui dire : a Je suis le dieu de la terre; » votre voix redoutable le glacera d'effroi, il ne pourra Tentendre sans frémir, et certainement il prendra la fuite.
(]ette proposition sourit à Dakianos ; il appela le poisson et lui dit :
— Je suis le dieu de la terre.
Ces paroles impies firent plonger le poisson jusqu'au fond de la mer, dans la crainte où il était (pie le Dieu tout-puissant ne lançât ses foudres pour punir cet imposteur. Dakianos se persuada sans peine que le poisson était infidèle, et que sa présence lui avait fait prendre la fuite ; dès lors il ajouta foi aux fausses paroles du génie, et bientôt il ne douta plus de sa divinité. Non seulement son peuple l'adora, mais l'on venait de tous les coins du moîide lui donner toutes les marques du culte qu'il exigeait, car il faisait jeter dans un brasier ardent tous ceux (pii refusaiejit d(» l'adorer.
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ANS le nombre des dix mille jeunes esclaves qui demeuraient toujours devant lui , les mains croisées sur Testomac, il y avait six Grecs qui avaient toute sa confiance, et ^^^^^^^^5^c ;k^^£^^ qui approchaient le
plus de sa personne; ils se nommaient Jenilika, Mekchia, Liana, Meclilima, Debermouch et Chaznouch. Ils étaient ordinairement placés en nombre égal à sa droite et à sa gauche. Mais Jemlika était celui qu'il aimait le plus : la nature l'avait favorisé de ses uràces; son visaue était beau.