PRÉFACE, IX
part il veut le vrai bien, et de l'autre il vent aussi l'apparence du bien.. Or la volonté, qui veut le viai hiQn, commande à la volonté qui veut le bien apparent : ce commandement est l'obligation morale. Nou:^ admelloiis donc avec Kanl V autonomie de la volonté, comme principe législateur de la morale.
Quoique la loi soit obligatoire par elle-même, elle ne restjoo^^moz^s qu'autant que nous la connaissons, et dans la mesure où nous la connaissons. Nous accej»tonsdoncee principe de la morale deFichte : « Obéis à la conviction actuelle que tu as de ton devoir ; » en d'autres termes : Obéis à ta comcienceMoÀ^ cetle règle suppose ce postulat, c'est que chacun fera (îffort pour rapprocher sa conscience actuelle de l'état d'une conscience absolue, qui serait identique à la loi elle-même.
Le bien naturel et essentiel étant le fondement du devoir, nous admettons avec Kant que le bien moral en est au contraire la conséquence; et ainsi se trouve justifiée cette double proposition : Le devoir consiste à faire le bien. — Le bien consiste à faire -son devoir. En d'autres termes, le devoir consiste à rechercl)(;r ce .qui est naturellement bon ; et l'acte moralemcîjit bon est celui qui est fait par devoir.
Pour nous, comme pour Kant, le domaine du bion et le domaine du devoir sont absolument équivalents. Nous admettons avec lui que c'est un fanatisme m.ora/ de vouloir s'élever au-dessus du devoir. Mais cette