‹ La moraleChapitre 45 sur 67 · Nicole, hc. cit., p · texte numérisé non relu

Nicole, hc. cit., p

peut pratiquer une loi qu'il ne connaît pas, ils exigeaient que l'homme fût jugé, non sur l'état de sa conscience,

mais eu égard à la vérité absolue

En un mot, nous pensons que les jésuites étaient dans le vrai humain et philosophique, lorsqu'ils soutenaient contre les jansénistes que l'agent moral n'est responsable que dans la mesure de ce qu'il connaît ; et ainsi la première des deux propositions condamnées par Nicole n'est qu'une application très-légitime du principe général : nul ne peut obéir qu'à sa propre conscience. En est-il de même de la seconde?

La seconde proposition du probabilisme consiste à soutenir qu'entre deux opinions probables « il est permis de choisir la moins probable et la moins sûre. » Pour bien comprendre le principe, il faut savoir quelle différence les théologiens qui ont approfondi cette matière font entre le probable et le siÀr. Nous savons ce que c'est qu'une opinion probable [probabilis) : voyons ce que c'est qu'une opinion sûre [tuta).

Selon la théologie, une opinion est plus siire [tutior], quand elle accorde davantage à la loi ; elle est moins sûre, quand elle accorde davautage à la liberté. Toute question Diorale revient toujours à ceci : que dois-je me permettre, de quoi dois-je m'abstenir? Ce qui permet davantage à l'individu, à l'intérêt personnel, aux plaisirs de la vie, est toujours moins sûr que l'opinion qui nous permet moins. Si j'ai tort, je ne risque pas grand'chose : en m'abstenant» c'est une privation, sans doute; mais une privation est bien peu de chose en comparaison de là sécurité. S'absteaù* sera toujours le plus sûr.

LE PROBABÎLÏSME MORAL. 38i

Par exemple, un malade a envie d'un fruit, d'une boisson, d'un n^ts : peut-être la satisfaction de ce désir ne lui fera-t-elle pas de mal; peut-être lui en fera-t-elle : le plus sûr est donc encore de s'en passer. Par analogie, on appellera en morale une opinion plus sûre celle qui restreindra davantage la liberté, qui fera la part la plus grande à la défense, à la prohibition, à la loi.

Soit, par exemple, la question de savoir s'il est permis d'aller à la comédie. Supposons qu'il y ait autant de raisons pour que contre : les deux opinions sont également probables, mais elles ne sont pas également sûres; car si cela est défendu, je risque beaucoup en me le permettant ; si cela est permis, au contraire, je risque peu en m'abstenant. En un mot, une opinion sûre est celle qui nous met en sûreté, quanta ses conséquences ; et comme ici le bien qu'il s'agit de s'assurer est le salut éternel, il est évident que plus une opinion est sévère, plus elle entreprend sur la nature, plus elle est sûre^ ; car je ne risque jamais en la suivant qu'un plaisir d'un moment ; je risque au contraire, en l'éludant, mon salut éternel. Transportant cette distinction théologique en philosophie, je dirai que plus une opinion accorde à la loi morale, plus elle est sûre; an contraire, plus elle accorde à l'intérêt personnel, moins elle est sûre.

Une opinion morale pouvant donc être considérée à deux

1. Il paraît bien que quelques casuistes équivoquaient encore sur Is sens du mot sûr ; car, suivant Caramuel, cité par Nicole, « une opinion moins probable est aussi la plus sûre, si elle est la plus douce.'o Ici, le sûr est erlendu au point de vue profane et mondain, tandis que la théologie en général l'entend dans 1§ sens que uous avouâ dit.

points de vue, soit comme probable,soit comme sûre, il faut combiner ces deux éléments dans le choix et la préférence d'une opinion.

De là trois doctrines .'1° il faut toujours préférer l'opinion la plus probable, qu'elle soit plus ou moins sûre : c'est ce qu'on &.-p^e\\e\e pjwbabilmisme; 2° il faut toujours préférer la plus sûre, qu'elle soit plus ou moins probable : c'est ce qu'on appelle le tutwrisme ; 3° entre deux opinions, il est permis de préférer la moins probable et la moins sûre : c'est là proprement le probabilisme. On peut dire qu'en général . les jésuites se sont prononcés pour le probabilisme, les jansénistes pour le tutiorisme. Bossuet, qui en théologie a toujours été pour les voies moyennes et pour les décisions de bon sens, a défendu le probabiliorisme, et c'est aussi ce qu'a fait l'Église, en condamnant les excès du probabihsme sans en rejeter toutefois absolument le principe.

Il nous est impossible de trouver une raison qui puisse nous autoriser à choisir le moins probable de préférence au plus probable; sur ce terrain, les jansénistes et en particulier Pascal et Nicole, aussi bien que Bossuet, sont les vrais représentants du bon sens et de la conscience morale; et les apologistes .un peu honteux du probabilisme ne donnent pas en sa faveur une seule raison plausible, sinon que le moins probable est cependant probable dans une certaine mesure ; mais cette probabilité étant moindre qu'une autre, comment pourrait-on en sûreté de conscience choisir le moins probable ? N'oublions pas qu'il ne s'agit que d'une opinion moins sûre, c'est-à-dire qui, par hypothèse , accorde davantage à la nature ou à l'intérêt personnel ; car s'il s'agissait d'une opinion moins probable, mais plus sûre, on pourrait

dire qu'en réalité elle est plus probable, puisque ia sûreté est elle-même un élément de probabilité. En eiïet, si l'opinion facile me paraît plus probable que l'opinion sévère, je puis toujours croire que c'est la complaisance naturelle que j'ai pour moi-même qui est la cause de cette illusion et qui me cache mon vrai devoir. Mais une telle illusion n'a pas lieu quand il s'agit d'une opinion moins sûre, c'est-à-dire plus facile : accéder à cette opinion, lorsque l'on voit clairement qu'il y a plus de raisons et de plus fortes pour l'opinion opposée, c'est aller directement contre sa conscience.

Je sais que l'on restreint autant qu'on le peut, au point de vue pratique, ces principes du probabilisme : (c On ne doit se contenter, dit-on, ni de la probabilité spéculative, ni de la probabilité probable, c'est-à-dire nullement sérieuse, ni de la prol^abilité qui ne se soutiendrait pas dans la comparaison avec les motifs des sentiments opposés^ » Mais de quelque probabilité qu'il s'agisse, fût-elle pratique, sérieuse et fondée, du moment que notre con- 8cience nous présente plus de raisons et de plus fortes en faveur du parti contraire, c'est ce parti contraire que la conscience nous conseille ; et choisir la solution la plus commode n'est toujours, quoi qu'on fasse, qu'un moyen d'éluder la conscience.

Si le probabilisme en lui-même paraît insou^tenable il nous le paraît bien plus encore, lorqu'on réfléchit à ladistinction établie plus haut entre la probabilité interne et la probabilité externe. Jusqu'ici nous avons supposé l'o^ pinion probable appuyée sur des raisons intrinsèques;

i. L'abbé Maynard, p. 196.

mai?, dans la doctrine probabiliste, une opinion était dite probable , pourvu qu'elle eût ét6 omise par des théologiens rccommandables et autorisés. C'est ce qu'on appelait les «docteurs graves,» expression que l'ironie de Pascal a rendue immortelle, et l'on sait que, suivant quelques casuistes, un seul docteur grave suffisait à rendre une opinion pro bable. A la vérité, on entendait par là une autorité émi nente et considérable, telle que serait, par exemple, celle de saint Thomas d'Aquin; mais en laissant de côté les inconvénients pratiques que pouvait avoir une telle latitude donnée à la probabilité externe, c'est le principe même que nous ne pouvons admettre.

Le vrai principe de toute action morale, selon nous, nous l'avons dit souvent, est celui-ci : Obéis à ta conscience. C'est donc à notre propre conscience que nous devons obéir, et non à la conscience d'autrui. Sans doute, nous l'avons tu, ce principe n'exclut pas le droit et le devoir de consulter des consciences plus éclairées que la nôtre ; évidemment les raisons de ces sages sont au nombre des raisons qui constituent la probabilité d'une opinion. Mais ce ne doit jamais être qu'aux raisons, et non pas à l'autorité, que notre conscience doit obéir. Si je suppose un cas incertain, évidemment, je doischercher à m'éclairer; et chacun s'éclairera à sa manière, celui-ci en consultant son directeur, celui-là enlisant Platon ou Épictète; mais il faut toujours que les raisons aient passé par ma conscience pour que je m'y soumette; et ce n'est pas parce que tel docteur juge telle opinion probable, c'est parce que je la juge probable moi-même, que je la choisis. Ainsi il n'y a et ne peut y avoir qu'une probabilité interne ; et l'autorité

n'est pour moî qu'un moyen d'augmenter celte probabilité interne. En cas de conflit entre l'une etl'autre. c'est toujours la probabilité interne qui doit l'emporter. A la vérité, on ne vvTit pas que les probabilistes aient jamais soutenu expressément que la probabilité fondée sur la raison doit le céder à la probabilité fondée sur l'autorité ; car ni Pascal ni Nicole ne citent de textes de ce genre. Mais il est évident que le principe général du probabilisme implique cette conséquence; car si je puis préférer l'opinion la moins probable à la plus probable, c'est donc que je puis, à une opinion fondée sur des raisons, préférer une opinion fondée sur l'autorité. Si on entend que l'autorité elle-même ne vaut qu'en tant qu'elle donne de bonnes raisons, qu'est-il besoin de parler d'une probabilité externe ? ce ne sont pas des docteurs graves qu'il nous faut, ce sont de bonnes raisons. Une bonne raison donnée par quelqu'un qui n'est ni docteur ni grave doit suffire pour rendre une opinion probable ; mais la seule autorité d'un Thomas d'Aquin, d'un Augustin, ne suffit pas pour cela.

Si nous rejetons le principe fondamental du probabilisme, ce n'est pas toutefois pour adopter l'opinion contraire des jansénistes, à savoir le tutioinsme. Le tutiorisme a raison, lorsqu'il conseille de rechercher le plu s sur. qui est en même temps le plus probable, ou qui au moins est également probable; il peut être encore accepté, lorsqu'il enseigne que de deux opinions, inégalement probables, il est permis de choisir la moins probable, lorsqu'elle est la plus sûre . ce qui revient à dire qu'il est toujours permis de suivre l'opinion la plus rigoureuse. Mais cette doctrine

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passe toutes limites^, lorsqu'elle va jusqu'à dire non-seulement que cela est permis, mais que cela est obligatoire; en un mot, que l'on est tenu de rechercher toujours le plus sûr au détriment du plus probable ; car cette maxime ne va au fond qu'à sacrifier la raison à la crainte. C'est en vertu de ce principe que les jansénistes ont été jusqu'au rigorisme le plus révoltant. Par exemple, î'^t-il permis de se marier? Évidemment, s'il y a une opinion probabihs^ probabilior, probabilissirna^ c'est bien ici l'affirmation : car dans' l'opinion contraire le genre humain périrait. Cependant la négative, quoique moins probable est la plus sûre : car, après tout, le mariage est une atteinte à la pureté, et la virginité vaut mieux; on court plus de risques pour son salut en se mariant qu'en se faisant religieux, etc. Delà l'opinion janséniste acceptée par Pascal, que le mariage est un déicide. En général, tous les rigoristes sont tutioristes. Par exemple, Épictète défend au sage de rire : ce n'est pas que le rire en lui-même soit mauvais; mais c'est qu'en donnant une habitude de frivolité, il nous met en danger de pécher dans beaucoup de circonstances. On voit que ce principe rigoureusement entendu aurait pour effet de ne rien accorder à la nature, de rendre la vie haïssable, et de faire de Dieu un tyran.

On peut exphquer par le principe janséniste du tutiorisme le fameux argument de Pascai en faveur de l'osistence de Dieu. Il ne s'agit que de transporter cette interprétation de l'ordre moral, à l'ordre philosophique et religieux.

Y a-t-îl un Dieu, n'y en a-t-il pas? Laquelle de ces deux opinions est la plus probable ? Si on ne considère

çiie la probabilité proprement dite, c'est-à-dire le nombre et le poids des raisons, Pascal n'hésite pas à dire qu'il n'y a pas plus de raisons d'un côté que de l'autre. Il joue volontiers l'existence de Dieu à pile ou face; peutêtre même, tant il aime raisonner à outrance, dirait-il volontiers que Texistence de Dieu est la moins probable des deux hypothèses.

Mais si l'affirmation est ici l'opinion la moins probable, en revanche elle est de beaucoiiip la plus sûre. En effet, en croyant que Dieu est, ou du moins en agissant comme si l'on croyait (ce qui est la même chose pour Pascal), on ne risque rien, même dans le cas oii Dieu ne serait pas. Au contraire, .en croyant que Dieu n'est pas, s'il existe, on risque tout. Si donc il faut, toujours suivre l'opinion la plus sûre, même lorsqu'elle est la moins probable, il faut croire à Dieu, ce qui est le plus sur, quelle que soit d'ailleurs la probabilité logique de l'opinion.

Ce qui fait qu'on n'a pasbiencomprisl'argument de Pascal, c'est qu'on n*y a vu qu'un calcul de probabilités logiques, les chances ou risques comptant comme éléments de cette probabilité, tandis qu'il faut distinguer ces deux éléments, et placer d'un côté la probabilité ou le nombre des raisons, et de l'autre k. sûreté, ou les chances et les risques; distinction famihère à tous les théologiens 4u temps. Si l'on £.3corde le principe, les conséquences sont très-biei? déduites.

A la vérité, on p eut contester ces deux principes, à savoir qu'en croyant à Dieu, s'il n'est pas, on ne risqua rien ; — et qu'en n'y croyant pas, s'il est, on risque tout.

Contre la première assertion on peut dire, avec

- M. E. Havet, ^ae si Dieu n'est pas, ma vie et mon bonheur en ce monde deviennent mon tout, et que c'est pour moi un sacrifice infini de les immoler * .

Contre la seconde assertion on peut dire qu'un Dieu bon et juste ne peut punir personne de Favoir méconnu, lorsque par hypothèse son existence serait moins probable que le contraire.

Mais Pascal ne se rendrait ni à l'une ni à l'autre de ces deux objections.

A la première objection il répliquerait que l'homme est misérable, soit qu^'il y ait un Dieu, soit qu'il n'y en ait pas. Les plaisirs de la vie ne sont rien ; la raison est impuissante et imbécile dans toute hypothèse : nous n'avons donc rien à perdre. Et en effet, il n'est pas besoin d'être dévot pour reconnaître la vanité des choses humaines. L'auteur de VEcciésiaste n'était peut-être pas un dévot, et semble hier un épicurien blasé et dégoûté de tout. On a souvent rap proche Lucrèce de Pascal. Chez les modernes, Obermânu est aussi mélancolique que René. Sainte-Beuve a terminé son Port-Royal en disant qu'il n'était « qu'une illusion particulière au sein de l'illusion infinie. » L'athée Schopenhauer enseigne le nirvana boudhique. Ainsi Pascal est autorisé à dire que la vie n'est rien, et qu'en la sacrifiant, avec la raison par-dessus le marché, on ne perd pas grand'chose. Au point de vue du bon sens pratique, de Voltaire par exemple, la thèse de Pascal ne vaudra rien ; mais aux yeux d'une philosophie profonde, aussi bien la sceptique que la mystique, elle est très-soutenable.

1. Pensées de Pascal publiées par E. Havet : voir le très-remarquable commentaire de ce passage célèbre.

Quant à la seconde objection, il n'en serait pas plus embarrassé. En effet, au point de vue janséniste, l'erreur, même de bonne foi, est punissable, comme nous l'avons vu plus haut. Ce n'est pas sur la vérité telle qu'elle nous apparaît, c'est sur la vérité telle qu'elle est en soi que nous serons jugés. Pascal, admettant encore ici l'opinion janséni?^^, devait croire que Dieu damnera tous ceux qui l'auront nié, même lorsqu'ils n'auraient pas assez de lumières pour le reconnaître.

Tout cela étant donné, l'argument de Pascal n'en est pas moins insensé; mais on n'y voit pas de faute de raisonnement.

On pourra dire que Pascal n'a pas connu toutes ces distinctioiis scolastiques : cela est probable, car il avait horreur de l'école. Mais il avait beaucoup causé avec ses amis théologiens, s'était imprégné de leurs principes en les dégageant de la forme scolastique; et il ne fallait pas lui en dire Jong pour qu'il en tirât tout de suite les conséquences les plus inattendues.

Lui-même, dans la pratique de la vie, appliquait le tutiorisme dans ses conséquences les plus outrées et les plus odieuses. Par exemple, si on proposait cette question, sous forme abstraite : — Est-il permis d'avoir des égards pour une sœur qui vous aime tendrement et vous soigne avec dévouement dans votre dernière maladie ? — Nul ne pourrait hésiter à répondre que l'affirmation est très-probable, probabilissima. — Mais, d'un autre côté, toute affection temporelle nous éloigne de Dieu, pour peu que nous y cédions. Il est toujours à craindre que l'on ne dépasse la mesure et que l'on ne tombe dans le péehé. Le plus sûr {tutius)

sera donc de refuser à une sœur, dans de telles circonstances, les moindres témoignages de tendresse, et même, pour se garantir contre la nature , de la rudoyer et de la traiter durement. C'est ce que faisait Pascal. Celui qui ap* pliquait ainsi si rigoureusement dans ses conséquences les plus extravagantes le principe tutioriste* pouvait bien, en le combinant avec le calcul depiobcibilités, en tirer le fameux pari que nous connaissons.

Il faut ajouter que dans la pensée de Pascal il ne s'agit pas ici d'une question spéculative à résoudre, mais d'une opinion toute pratique, ou plutôt d'un parti à prendre^ d'une conduite à tenii\ et par conséquent il était autorisé à appliquer même à l'existence de Dieu la règle des jansénistes qu'il faut toujours choisir le plus sûr.

Quoiqu'il en soit de l'argument de Pascal, résumons- nous en disant que dans le débat du probabilisme, le bien et le mal nous paraît se partager à peu près également entre les jansénistes et les jésuites ; car si ceux-ci se sont laissé entraîner à des complaisances condamnables, ceuxlà, de leur côté, en substituant le principe de la terreur au principe de la conscience et de la raison, n'ont pas moins affaibli le sentiment moral dans son essenee. Leurs erreurs sont d'un caractère plus noble parce qu'elles sont plus austères; mais ils sont retournés du christianisme au judaïsme, et d'une loi d'amour et de liberté ils ont fait une loi de servitude et de peur. ^

1. li ne faut pas confondre avec le tutiorisme ce principe reçu à la fois par le bon sens et par l'orthodoxie, à savoir: in dubiis tuiius; mais cette règle n'est applicable qu'au cas d'équilibre entre les deux opinions, et non pas lorsque l'une des deus^ <&*! iufiaimaut dus probable aue l'autre.

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