‹ La morale socialeChapitre 14 sur 27 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Résumé synthétique de la morale personnelle.

Les dernières considérations que nous venons de présenter et les conclusions auxquelles nous avons abouti, relativement au règlement des fonctions du caractère, démontrent que si l'altruisme, par sa réaction sur l'égoïsme ou par sa culture directe, forme le ciment de tout l'édifice de la morale personnelle, ce sont, néanmoins, les actions qui, seules, révèlent exactement la valeur et la solidité de cet édifice, dont la fermeté est la clef de voûte.

Rien n'équivaut à ce témoignage décisif.

De même que le caractère résume l'individu, les règles morales, propres à cet aspect capital de notre nature, résument donc toute la morale personnelle.

Par conséquent, les diverses règles spéciales que

nous avons fait connaître, à la suite de notre analyse de la morale appropriée aux instincts personnels, aux sentiments bienveillants, à l'intelligence et à l'activité, c'est-à-dire : Viure au grand jour — Vivre pour autrui : la Famille, la Patrie, l'Humanité — Savoir pour prévoir afin de pourvoir à notre perfectionnement matériel, biologique, social et moral — Agir par affection, c'est-à-dire par sentiment social, — se trouvent, à la fin, synthétisées dans cette formule générale qui implique toutes les règles morales, intellectuelles et pratiques :

Agir par affection et penser pour agir.

Mais cette règle théorique ne peut devenir efficace que par la subordination de la vie privée à la vie sociale, domestique et publique, dont nous devons maintenant déterminer les devoirs ; car le but suprême du sentiment est d'aimer la Famille, la Patrie, l'Humanité ; celui de l'intelligence, de les connaître ; celui de l'activité, de les servir.

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