‹ La morale socialeChapitre 5 sur 27 · INSTINCT MATERNEL · texte numérisé non relu

INSTINCT MATERNEL

Aveugle comme les précédents, cet instinct doit être maintenu dans une sage subordination ; autrement, il engendre l'égoïsme de famille, les enfants

gâtés, les éducations arbitraires, et, en se combinant avec le besoin de domination, les mariages assortis au seul gré des parents.

L'instinct maternel doit être réglé, comme tous les autres, par des considérations sociales.

L'enfant doit être élevé pour la société, non pour la famille ; l'éducation a pour but de le discipliner en vue des rapports sociaux, et non pas seulement en vue des rapports domestiques.

De plus, quand ses aspirations n'ont rien de répréhensible, il convient seulement de le conseiller, non de le dominer, dans le choix de sa carrière et de sa compagne, pour lui permettre de mieux remplir ses devoirs, en mettant en harmonie ses goûts et ses onctions.

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