‹ La Morphée en GouttesChapitre 12 sur 38 · ENS) PE · texte numérisé non relu

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normaux. Elles s'appuient sur un chorion dense, hypertrophique, avec processus de fibrose net. Des glandes sébacées sont envahies par du tissu conjonctif et étoullées; ce tissu conjonctif est pauvre en cellules. Il fait çà et 1à une métachromasie avec l’éosine. De petits îlots inflammatoires (lymphocytes) se rencontrent au voisinage des glandes sébacées, des poils, et surtout autour des vaisseaux, dont le calibre est très rétréci et généralement masqué par l'infiltrat. Métaplasie régressive de certaines glandes sébacées et des glandes sudoripares. Les coupes colorées par l’orcéine acide montrent que les fibres élastiques sont peu modifiées; elles ne sont pas raréfiées dans ce cas, mais tenues et fragmentées par endroits, d'aspect normal en d’autres points.

En résumé : Atrophie de l’épiderme; sclérose dermique très marquée avec phénomènes d’endo et périvaseularite; atrophie avec métaplasie régressive des poils, des glandes sébacées et des glandes sudoripares. Ilofts inflammatoïres disséminés; lésions caractéristiques des troubles sclérodermiques.

Septembre 1933 : Après un traitement avec des extraits polyglandulaires F et du sirop iodotannique phosphaté, on ne constate aucune modification des lésions, ni en plus, ni en moins. La cicatrice de la biopsie est devenue chéloïdienne.

La malade est soumise au traitement de R. Leriche et A. Jung (Le chlorure d’ammonium dans la thérapeutique de la sclérodermie, Presse médicale, 1% juill. 1933, n° 52). On donne 3 grammes par jour de chlorure d’ammonium et un régime acidifiant (pain, pâtes, riz, sucreries, viandes, graisses, etc.).

Novembre 1933 : Aucun changement sous l'influence de ce traïitement. La calcémie s’est élevée : elle est de 145 milligrammes (au lieu de 136 mg. en juin.) La malade reviendra prochainement

se montrer. Nous n'avons pu la revoir.

M. le Professeur Petges a bien voulu nous confier cette observation, qui sera complétée ultérieurement, pour nous permettre de présenter un type symptomatique net de l'affection, et surtout en raison de la coexistence de plaques de sclérodermie vraie et de lésions en gouttes.

VALAT, 2

ho

OBsErRvaTION II (Résumée).

(Du mémoire de M. PerGes : La morphée en gouttes el le white spot disease, in Annales de dermatologie, 1913.)

Mme X..., Antécédents héréditaires et collatéraux lourdement chargés de

née dans la Gironde, 25 ans, journalière.

tuberculose. Antécédents personnels peu chargés : s’enrhume faciiement l'hiver et tousse longtemps.

Début des lésions, il y a un an et demi. Au moment de l'examen, la malade présente une éruption d'éléments lenticulaires ou nummulaires d’un blanc porcelanique, brillants, secs, résistants au toucher, siégeant sur la nuque, le cou et les régions voisines.

Le début se fait par un point corné brunâtre, péripilaire, qui grandit, blanchit et forme une macule blanche, ronde, à bords très légèrement saillants, rude et sèche au toucher, d’un blanc porcelanique frappant. Autour de ce petit élément et l’encerclant, il existe une ligne de couleur rose violacé perceptible à l’œil nu, mais surtout visible à la loupe. La peau du voisinage est saine el normale.

A un stade plus avancé, les placards acquièrent les dimensions d’une lentille, Ils sont arrondis ou ovales, parfois allongés; à limite nette, régulière, avec un « lilac-ring », qui devient brunâtre dans les plaques anciennes. Le fond est cupuliforme, de couleur blane nacré ou porcelanique éclatante, avec quelques points cornés péripilaires plus foncés. Le grattage détache une squame parcheminée unique, laissant une sorte de godet peu profond à surface de couleur blanc rosé finement vascularisée. Sur quelques plaques, il existe plusieurs bouchons cornés (trois à six), centrés par des bouquets de poils duveteux. Au niveau des régions les plus atteintes, certains éléments tendent à la coalescence, mais sans jamais se fondre : ils restent individualisés et séparés par un minuscule espace de peau saine.

Aucun prurit. Pas de traces de lichen plan sur la peau ni sur la muqueuse buccale. Cutiréaction négative.

Examen histologique. — Biopsie d’une plaque récente dans ‘espace interscapulaire. Colorations variées. .

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