‹ La Morphée en GouttesChapitre 24 sur 38 · Antécédents arthritiques, nerveux · texte numérisé non relu

Antécédents arthritiques, nerveux

Co

. Infiltration cellulaire épidermo-dermique; : hyperacanthose;

Prurit fréquent.

Localisations très variables.

Lésions multiples; nombreux points d'attaque; tendance au groupement, à la coalescence.

Poussière papuleuse sur les bords, avec parfois papules typiques de lichen plan. © ”

Contours irréguliers, limites imprécises. Absence de liséré ou liséré rose clair (Hallopeau).

Lésion saillante, papuleuse, rugueuse au début et à la période d'état.

Couleur fauve, brune, foncée à la période d'état, blanchâtre à la période d’atrophie.

Surface quadrillée avec exagération des plis.

Surface criblée de dépressions punctiformes et de bouchons Cornés.

Atrophie circonscrite secondaire à des lésions papuleuses.

Coexistence fréquente de lichen plan cutané ou buccal.

bouchons cornés très nombreux.

. Guérison relativement facile, avec atrophie cicatricielle.

Le lichen porcelanique de M. Gougerot, décrit antérieure-

ment, et qu'on rattache au lichen, dont il constitue une très

curieuse variété, peut lui aussi être confondu avec une mor-

phée en gouttes à ses débuts. Cependant, dans cette forme de lichen, la teinte n’est pas exactement semblable, ni pour la nappe centrale, ni pour le liséré rouge; de plus, on retrouve chez lui la papule typique du lichen plan, et les bords en sont souvent déchiquetés, alors qu'ils sont nets

dans la sclérodermie et la morphée en gouttes.

RE TEeS

Après avoir traité cette question primordiale du diagnostic entre la morphée en gouttes et le lichen plan, abordons d'autres diagnostics différentiels d’un ordre secondaire.

b) ATROPRIE MACULEUSE (anélodermies de Jadassohn). —- Le terme d’atrophie maculeuse désigne une affection classée par M. Darier dans la catégorie des atrophies cutanées dites idiopathiques. Son cadre est mal défini; le plus grand nombre des atrophies maculeuses fut classé par Jadassohn, en 1891, sous le nom d’anétodermie érythémateuse; il s’agit d une éruption disséminée de taches atrophiques. Pour abréger, disons que leur coloration va du rouge violacé au blanc nacré; leurs contours sont nettement marqués par le changement de teinte et par la dépression de la peau. L’épiderme se plisse au moindre mouvement à leur surface. L'ensemble du tégument a une consistance pâteuse et souple, toute particulière au niveau des taches, qui donnent l'impression de trous creusés dans le derme: leur mollesse contraste avec la consistance ferme des taches atropho-scléreuses, dans lesquelles rentrent le lichen plan et la morphée. À noter que la zone d’envahissement de la plaque peut être marquée par un cercle rosé. Si ce dernier caractère peut donner le change avec la morphée, il faut avouer que rien, par ailleurs, ne saurait prêter à confusion; la couleur blanche même des taches n’est pas un obstacle au diagnostic, vu la différence qui doit être perçue au palper.

€) SCLÉRODERMIES SECONDAIRES EN TACHES. — Dans une publication, MM. Payenneville et Cailliau rapportent quelques cas cliniques d’atrophie scléreuse cutanée. Ces cas ne sont pas absolument superposables dans leur aspect clinique, mais leur évolution aboutit à une lésion cutanée à peu près semblabie cliniquement et histologiquement. Les biopsies ont montré des lésions à peu près semblables, rappelant celles. du white spot disease; ceci confirmerait ce qu'écrit M. Darier à propos des atrophies scléreuses en taches : « Il est plus que probable que ce syndrome ne constitue pas une aîtection univoque. » Aussi MM. Payenneville et Cailliau pense-

Page 1