‹ La morphologie de la cellule nerveuseChapitre 15 sur 27 · PHYSIQUE DU GLOBE · texte numérisé non relu

PHYSIQUE DU GLOBE

La recoloration des Alpes après le coucher du soleil.

Les phénomènes de coloration des Alpes qui accompagnent et suivent le coucher du soleil ont été décrits par plusieurs observateurs (1) et les explications proposées paraissaient admises, car elles n'étaient pas discutées. En 1894, à la session de la Société helvétique des Sciences naturelles, M. Amsler-Laffon, de Schaffouse, a proposé une nouvelle explication, fort ingénieuse et originale, des phénomènes d'écluirement qui se produisent sur les sommets des Alpes un certain temps après le coucher apparent du soleil pour ces sommets. Les idées de M. Anisler, publiées dans le Vierteljahrsschrift der Zûvcher Xalurf. GcselUchaft (2j ont amené de la part de M. J. Maurer, attaché au Bureau central de météorologie à Zurich, une réplique intitulée ; « Amsler's Théorie des AlpenglUhens und ihrc Wiederlegung, » publiée d'abord dans la Schtt'ciz. Bauzeituthj, puis entièrement développée dans la MeteorologischcZcitschrift (3). Les objections présentées par M. Maurer ont engagé M. Amsler à compléter son travail et à défendre ses idées dans un nouveau mémoire envoyé à la réunion de Zcrniatl de la Société helvétique des Sciences naturelles (4). M. Amsler n'ayant pu venir • lui-même exposer ses idées et M. Maurer n'étant pas présent à la séance, un simple résumé de l'état de la question a été fait devant les membres de la Section de physique par l'auteur de ses lignes.

La question paraissant mériter une étude encore plus approfondie avant de pouvoir être considérée comme définitivement classée, nous voudrions en quelques lignes exposer les deux idées fondamentales en présence, en laissant de ciMé pour le moment les résultats des observations nombreuses que nous avons faites sur les phases successives du phénomène de la recoloration, puiscpie nous devons nous borner ù être, comme nous l'avons été à Zermalt, un simple interprète des idées émises.

Un observateur regardant les Alpes éclairées par le soleil couchant voit les teintes des rochers et des neiges se colorer en tons jaune d'or et pourpre pendant que le soleil se couche derrière lui; ces tons virent de plus en plus au rouge à mesure (|uc le soleil s'abaisse l't ils diminuent il'éclat en s'élevant sur les lianes des montagnes, enlln les sommets seuls luisent encore, puis toute teinte jaune ou rose disparait. Aussitét après celle disparition

(1) Nocker de Saussure, Ann. de chim. et de phys., t. LXX, 1839 ; von Bezo\d, Ann. der l'hysik und Cliemie, vol. CLXXXIX, <86i.

(2) Uohor das .Mpciiglilhcii, Vierlelj. der ZUrcker Naturf. Geselhchaft, 39 .lulirg., p. 221-23".

(3) Meleoroloi/ische /.eilscfirifl, aoùl 1895, vol. XII.

(4j Zu der Aliliandlunn des Ucrrn Maurer Uber das Alpcngliihon, viiii J. AmsIur-LaU'on.

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