‹ La Mort à l'occasion du CoïtChapitre 3 sur 12 · LE ROLE DE L'AGE ET DES CONDITIONS PHYSIOLOGIQUES DU MOMENT · texte numérisé non relu

LE ROLE DE L'AGE ET DES CONDITIONS PHYSIOLOGIQUES DU MOMENT

Il ne faut point déduire de là que l’hypertension légère paraissant toujours provoquée par le coït chez un adulte normal, puisse amener souvent un aussi fâcheux accident; une pareille rançon serait trop cruelle. Le coït reste avant tout un acte physiologique et l'équilibre de l'individu n'en est pas normalement troublé. Pour que la mort puisse résulter d’un rapport sexuel il faut ajouter nécessairement quelques causes prédisposantes .

C’est une éventualité que ne doivent généralement pas envisager les jeunes gens et les adultes — même petits hypertendus — mais à la tonicité artérielle conservée et au système vasculaire habituellement indemne de toute lésion. C’est surtout vers le déclin de la vie génitale, dans la dernière partie de la vie que l’on observera des accidents de ce genre. Duranp-FarDEL signale les risques de rupture vasculaire qu’entraînent toutes les distractions érotiques chez les vieillards. Il parle non seulement de

l'acte sexuel, mais des simulacres trop souvent employés

| pour provoquer des ombres d'émotions tout aussi funes- tes qu’une réalité désormais impossible.

Dans la majorité des observations, la mort frappe surtout des hommes âgés. Le coït demandant alors un effort plus grand, une fatigue prolongée et les artères étant moins élastiques, il se peut que la pression artérielle s'élève davantage que dans l’âge adulte.

Mais la prédisposition capitale est constituée par un: état antérieur déficient de l’appareil cardio-vasculaire. A cet âge, nous trouvons plus fréquemment des sujets porteurs de lésions d’artérite, des hypertendus, des artérioscléreux, des athéromateux, chez qui une subite élévation de la pression sanguine suffira pour amener la mort.

Puisqu’on a assimilé l'hypertension du coït à une hypertension d’effort, on note que l'effort entraîne bien plus souvent la mort chez le vieillard que chez l’adulte. GuMPRECHT rapporte qu’on signale très rarement dans les ouvrages vétérinaires, la mort par suite d'effort chez les animaux à vie relativement courte, dont le système vasculaire non touché par l'artériosclérose est comparable à celui des jeunes gens et des adultes. Il reste donc que l’âge ou plutôt les altérations cardio-vasculaires plus fréquentes à un âge plus avancé prédisposent à la mort, que détermine l'hypertension due au coït.

Il est aussi à noter que dans presque tous les cas de mort à l’occasion du coït, on rapporte qu'auparavant le sujet avait bu et mangé plus que de coutume. Pléthorique et hypertendu, il ne dédaignait pas les plaisirs de la table, il ne les avait jamais méprisés pendant sa vie, il en

usait encore largement et à Fâge où il était parvenu, il

trouvait en eux un stimulant appréciable pour affronter | les jeux de l'amour. Souvent aussi cet état d’euphorie consécutif à un bon repas, qui lui était presque nécessaire pour pouvoir conserver jusqu'au bout une réputation intacte de bon vivant, le faisait s’illusionner sur ses pro pres forces.

La congestion plus grande de tous les organes qui marque une digestion plus difficile, accompagnée de cette hyperexcitabilité puisée dans les vins généreux, n’est pas sans influer sur le taux de l'hypertension qui Ù accompagne une excitation sexuelle. Le système cardio- US vasculaire du sujet ne résiste pas à pareille attaque eh ds c’est pourquoi on cite que bien souvent, après une soirée

commencée devant une table bien servie, la mort le sus-

prendra dans des bras de rencontre. es; ‘ Enfin parmi ces cas de mort à l’occasion du coït, on 3 cite peu de femmes : le coït les laissant en général peut- # pe être plus passives que leurs partenaires, elles ont enoutre j leur système circulatoire moins altéré que celui des hom- 4 mes, moins atteint par l’artério-sclérose. Bi ‘ ne - , dé

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