‹ La Mort à l'occasion du CoïtChapitre 5 sur 12 · DOUTE · texte numérisé non relu

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et le rein ; ses lésions qui se répartissent au hasard des

localisations peuvent provoquer ainsi de la surtension et

Lian a pu dire que la syphilis reste un élément important

de la grande et de la moyenne hypertension de l’adulte.

Parmi tant d’autres affections le même raisonnement

semble valable pour la scarlatine qui peut donner, après la maladie, une hypertension durable, résultant d’une altération artério-capillaire du rein. L’intoxication par l'alcoolisme peut causer une hypertension permanente et le professeur Lian, dans une statistique récente, a trouvé 25 % d’hypertendus chez les grands buveurs ; il est vrai que ceux-ci n'étaient pas indemnes de toute autre lésion. Mais même chez les petits buveurs, l’alcool provoque un état d'hyperexcitabilité sympathique qui s’accompagne d’une hypertension appréciable. Enfin l’athérome sénile qui reste le résumé le plus concret de toutes les intoxications par les poisons de la vie est souvent suivi

d’hypertension surtout si on note des lésions rénales.

Souvent la cause de cette hypertension a semblé moins

manifeste et on a été amené à parler d’hypertensions primitives ou essentielles.

Dans ce groupe entre la grande lignée des maladies hypertensives par elles-mêmes, et nos malades seront par ordre pathologique : des goutteux, des diabétiques et des obèses. Si certains auteurs établissent pour ces derniers une relation par trop absolue entre le taux de la pression et le nombre de kilogs, il est permis de penser que l'obésité, tout au moins, l’alimentation surabondante et la prédisposition de l'organisme qui y conduisent, est

susceptible de jouer un rôle dans l'apparition de l’hyper-

tension.

Et si l'obèse dont Henri BéRAuUD nous a si spiri-

tuellement conté le martyre avait enfin pris sa récom- de pense, peut-être n’aurait-il pas survécu à son excès de bonheur.

Puis viennent les malades à hérédité artérielle, ceux que VonLarp dénomme « les hypertendus rouges » et dont on a pu dire sans que cela explique grand chose, qu'ils avaient les dents agacées parce que leurs parents avaient mangé des raisins verts.

Il convient d'ajouter à eux les on es c’est-à-dire, les malades dont le souci des affaires, les grandes émotions comme aussi les jouissances de la vie ont tendu le système sympathico artériel pour l’adapter à l’existence nouvelle qu'ils se sont créée. Chez beaucoup de ceux-là la colonne sanguine toujours vibrante met à dure épreuve le système vasculaire et le coït leur procure une sensation d'angoisse inexprimable, dernier avertissement des tuniques artérielles prêtes à rompre.

Enfin et bien que ce dernier cas joue plutôt le rôle de coïncidence que de facteur étiologique, il nous faut tenir compte de l’âge des malades. Cet âge critique des hommes — que Lian a qualifié du joli nom d’automnose — varie, suivant les sujets, entre 5o et 70 ans. L’hyperten- }) sion en reste l'élément pathologique fondamental car les sujets ayant atteint la cinquantaine présentant la plupart du temps une pression artérielle supérieure à celle des hommes de 30 ans. Cette automnose est quasi constante

et bien peu d'organismes échappent à ses atteintes ; è

après un examen minutieux, on ne décèle pas d’ autres |

troubles appréciables que ces trois ordres d’accidents :

Hypertension,

autre, s’il est permis de Rois nl vieux mot de ire thèse que la traduction, la manifestation de la diathèse

de la cinquantaine.

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