LA MORT PAR DILATATION DU VENTRICULE DROIT
Qu'il s’agisse de rupture d’anévrisme ou d’hémorragie
cérébrale, nous avons vu jusqu'ici la mort survenir par
rupture du système artériel ; mais l’hypertension pro-
voquée par un rapport sexuel peut amener la mort d’une façon très différente.
Ici les tuniques artérielles ont résisté à la poussée sanguine, il n’y à pas eu de fuite dans la canalisation, mais pour cette raison même le niveau a monté dans le réser-
voir. Le cœur s’est laissé dilater, le sang y affluant tou-
jours, la circulation de retour n’a pu se faire et la mort
est survenue dans une crise d’œdème pulmonaire aigu avec congestion intense de tous les organes.
On peut, semble-t-il, expliquer de cette façon la mort
de sujets dont l’autopsie n’a montré d'autre lésion
qu'une congestion extrême des poumons.
Les plus prédisposés à ce genre de mort seront on le comprend facilement, les cardiopathes à lésions orificielles, à cœur dilaté ou dilatable, dont la tonicité est forcée. Plusieurs praticiens rapportent que dans leur clientèle :