EYES
Lu
des femmes le plus souvent, porteuses de rétrécissement mitral se plaignaient de faire au moment du coït de petites crises d’œdème aigu avec dyspnée légère el crachats striés de sang.
Mais ici aussi nous trouvons que l'hypertension permanente agit comme cause prédisposante. |
Pendant une longue période, l'hypertendu, homme de la cinquantaine le plus souvent, lutte contre la sclérose myocardique, rénale, et son cœur assez bien compensé travaille à plein rendement. Quelques années plus
tard des signes de fléchissement myocardique commencent
$ &Y à se faire jour. D'abord des extra-systoles viennent coupèr
ner, le rythme jusque-là régulier et sont l'indice précoce d’une 1 44 distention première du cœur. On voit apparaître ensuite . 0 ‘4e une arythmie transitoire ou persistante. Peu à peu sur- “4 4 de vient de la dyspnée, discrète d’abord, mais qui s’intensifie $
de plus en plus à mesure que la dilatation du cœur s’ac-
= centue. Le malade s'aperçoit que ses crachats sont saumo-
ne & nés. Et bientôt tel les angineux qui craignent le coït pour 5 les petites crises d’angine de poitrine qu'il provoque, ne Re: c’est au cours du coït, de sa poussée d’hypertension | 4 #10 qu'éclate l'accès si dramatique. É À La . Le malade est pris d’un accès de dyspnée avec douleur " at angoissante, transfixiante, dans la région précordiale,
2 irradiée dans le dos. À l'accès cardiaque suit bien vite
à | __ l'accès pulmonaire. Sous la soudaine poussée sanguine,
# ë le cœur se distend, mais la distension s’arrête quand elle E “ a franchi la limite que lui permet la force d’élasticité de ne la fibre cardiaque ; à la distension active suit la dilatation À
‘4 passive, à la douleur angoreuse fait place la dyspnée 4