‹ La mort de Bucephale tragedie pour rire, en un acte, en versChapitre 3 sur 30 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ARIDÊE, PHILIPPE. #

ARIDÉE.

Conçois-tu ma tristesse?

C’est à toi de calmer le trouble qui me presse;

Tu fus, dons tous les temps, mon plus fidèle auu.

PHILIPPE

Je ne sais pas, seigneur, m’attacher à demi;

Parlez. Mais quoi! tandis qu'enchaînant la victoire, Alexandre avec vuusvieut partager sa gloire...

ARIOÉE.

Avec nous, cher Philippe! ah! peux-tu le penser ? Alexandre jamais sut-il récompenser?

Lii vain, pour nous ouvrir le chemin de l’Asie,

Tant d’illustres guerriers ont immolé leur vie ;

Le sang qu ils ont versé D'est pour lui d’aucun prix, | Lt Bucéphale seul occupe ses esprits :

I II ne le quitte pas, l'huiiore de ses larmes, i El sur Unis nos périls, tranquille et sans alarmes,

| Il néglige pour lui le* devoirs qui sont dus Aux mûmes des héros que nous avons perdus.

Pour Bucéphale seul son âme est attendrie;

Il quitte son palais pour voir sou écurie.

Pour nos braves guerrier* quel indigne rival!

Tout lui parait suspect, excepté son cheval.

LA MORT DE BlîCÉPHALE.

N’es-tu pas indigné de celte préférence?

PHILIPPE

Oui, comme vous, seigneur, sa conduite m’offense; Nais, malgré mon dépit, la crainte et le respect Surtout ce que je vois me rendent circonspect.

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