PREMIÈRE PARTIE
la fomente ; s'il engage la moindre lutte avec l'assemblée nationale, de cela seul il déchaîne contre elle toutes les horreurs de la calomnie et la perfidie des complots; enfin, pour peu que le monarque, regardant en arrière, paraisse jeter quelque soupir vers son ancienne autorité, c'en est assez pour appeler sous sa l}annière tous ceux qui, par la révolution, ont fait des pertes sensibles. Voici mon projet de décret :
Art. l*'. — Le corps législatif fait à la nation la déclaration suivante : Citoyens^ la patrie est en danger, — Art. 2. L'assemblée nationale se réserve de prendre telles mesures extraordinaires que les circonstances pourraient exiger, et de se régler par la maxime supérieure à toute constitution : Le salut du peuple est la loi suprême.
Quelques voix : L'impression ! — D'autres ! Non ! non ! VAUBLANC ET PASTORET.
Je demande que M. Torné soit censuré.
L'assemblée passe à Tordre du jour, LE PRÉSIDENT.
M. Brissot a la parole sur les mesures de sûreté générale.