BOILEAU
Citoyens, Marat vient de vous dire qu'il désire lui même vous donner des preuves de son amour pour 1; paix et pour l'ordre. {Montrant un papier). Èh bien voilà ce qu'il écrit en caractères de sang dans unjourni qui paraît aujourd'hui même. {Lisant), t Ce qui m'ao € cg^ble, c'est que mes efforts pour le salut du peupl « n'aboutiront à rien sans une nouvelle insurrection. {Se tournant vers Marat, et continuant à tiré), i, A voi « la trempe de la plupart des députés, je désespère « salut public, si dans les huit premières séances loa^ « les bases de la constitution ne sont pas posées. » traître, il sait que c'est impossible I Mais ce n'est p; tout, et il ajoute : « Cinquante ans d'anarehie vous KP tendent, et vous n'en sortirez que par un dictateu^i— — -^ ik vrai patriote et homme d'état. »
Uh meu^ement unanime d^indignation s'empare de rassemblée. '""'
des cris A V Abbaye t s'élèvent de tous cotés.
DBUXCÈBiS PABfFIE. 191
MARAT^ se levant avec sang-froid.
Je demande la parole.