‹ La mort de Louis XVI: Scènes historiquesChapitre 129 sur 212 · BOIL&AU · texte numérisé non relu

BOIL&AU

Et moi je dâfmande qve ce moniitre soit décrété d'ac* ousatiiOB.

LABitlÈRE.

Je demande iitie cet homme soit interpellé pur^mètit ot simplement d'avouer ou de désayou<er récrit.

Maeât.

Je B'ai pas besoin d'interpellation, et je viens au

c^lief de votre accusatioti : récrit qu'on cite, je Tavoue,

Jpiaroe^ que jamais le mensonge n'a approché de mes

X^vreSé Mais oxi mé demande une rétractation dé cette

lettre et des principes qui sont à moi : c'est fiàe de-

naander que je ne voie pas ce que je vois, que je ne

sente pas ôe que je sens : il n'est aucune puissance sous

le soleil qui soit capable de ce renversement d'idées...

Cette fureur est indigne d'hommes libres ; mais je ne

<3rains rien. {Au même moment il tire de sapocM un

j^^istolet qu'il s'applique contre le front) ; et je dois dé-

olarerque si le décret d'accusation eût été lancé contre

xnoi, je me brûlais la cervelle au pied de cette tribune !...

Je resterai parmi vous pour braver vos fureurs.

DlVBRSBS voix.

A bas, à bas I — Qu'il évacue la tribune I — A bas I^arat I

UN DEPu-rè* Je déclare que Marat a dit devant moi que 270 mille têtes devaient encore tomber pour assurer la tranquit- Uté.

Un vtf moûrvem^ dln^Kgaàiiion i^sit toitfe l^i^eiiibléë.

MARAT

Eh bien oui I c'est mon opinion, je vous le répète. (L'indignation de l'assemblée est à son comble.) Il est atroce que ces gens-là parlent de liberté d'opinion, et ne veulent pas me laisser la mienne... Vous parlez de faction : il en existe une ; elle n'est que contre moi (On rit). On me reproche d'avoir dit qu'il fallait couper cent ^

ou deux cent mille têtes. J'ai dit : Ne croyez pas que t.

le calme renaisse tant que la République sera remplie ^

des oppresseurs du peuple. Vous les faites inutilement d

décaniller d'un département dans un autre ; tant que ^

vous ne ferez pas tomber leurs têtes, vous ne serez pas -e

tranquilles. Voilà ce que j'ai dit : c'est la confession de ^ mon cœur.

Marat quitte la tribune. Des murmures et des huées raccompagnent. « ^

Quelques applaudissements partent des tribunes.

ROBESPIERRE, à la tribune.

Citoyens...

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