LACROIX
Oui, Robespierre me dit alors que si l'assemblée n'adoptait pas de bonne volonté l'anéantissement du directoire du département que la commune venait de prononcer on le lui ferait adopter par le toscin.
L'assemblée e^tiè^e se soulève d'indignation. — Robespierre s'élance à la tribune. Son frère le suit.
LOUVET
Je n'ai pas fini. C'est aussi alors que, dans des placards, on désigna comme des traîtres tous les ministres, un seul excepté, un seul, et toujours le même; et puisses-tu, Danton, te justifier de cette exception devant la postérité!... Oui, Robespierre, je t'accuse d'avoir longtemps calomnié les plus purs patriotes; je t'accuse d'avoir calomnié les mêmes hommes dans les affreuses journées de septembre, c'est-à-dire dans un temps où tes calomnies étaient de véritables proscriptions; je t'accuse d'avoir, autant qu'il était en toi, méconnu, avili, persécuté les représentants de la nation..; jô t'accuse de t'être continuellement produit comme ^n objet d'idolâtrie.. .; je t'accuse d'avoir tyrannisée par tous les moyens dlntrigue et d'effroi, rassemblée électorale de Paris...; je t'accuse enfin d'avoir évidemment marché au pouvoir suprême. . . Je demande ^^e vous rendiez contre Marat un décret d'accusation, ^* que le comité de sûreté générale soit chargé d'exa- ^^^Uer la conduite de Robespierre.
^ouvet descend de la tribune au milieu des applaudissements et des félicitations.
ROBESPIERRE, à la trtbune, pâle et troublé.
Je pourrais me justifier... à Finstant mêfiae... J^^ ^^ vous demande toutefois à ne pas répondre de suite. . ^ afin de renverser entièrement Taccusatiôn qui es*^^^ portée contre moi —
{La défense de Robespierre est renvoyée à la séance suivante).