SIMON ET ROCHER
(Xii, nous serons tous des Brutus.... Pas d'inviola- — .mbiUté.
MEUNIER
C'est comme si Ton disait que le serment est aussi -«:« d'obligation. —Mais, sérieusement, n'est-ce pas le^^e poignard sur la gorge qu*on nous l'a faitjurer?Etpuis-^2S-s ensuite, quand on examine la chose d'un point élevé : — : qu'est-ce qu'un serment? Fut-ce jamais autre chose^^ e qu'un engagement dont le terme est dans la nature^^ 'e même des lumières dont s'éclaire la conscience.
SIMON
Laisse-nous donc avec tes lumières. Je ne connais^ -fc que mon sabre, moi : il n'y a rien de tel en jugement— -*"*•
Moi, je suis pour l'avis de Meunier, r- C'est qlair ce^^^^^ qu'il a dit; il n'y a plus de serment.... Tu aurais été^^r*^ tout de même un des bons, toi, à l'assemblée. — Maisss^-i^ le temps presse, faut passera un autre...; Grégoire.
MEUNIERi.
L^ ci-devant prêtre?... ou plutôt non: oelui-là^ au-^^^"-*" moins n'a pas abdiqué la calotte.... Marche.
TURLOT, lisant.
41 La postérité s'étonnera, peut-êtr^ qu'oa ait pu-^-^ % ïjiiettre en question si une »ation entière peut jwg^r*^^ n soçi; premier commis; mais il y a 16 moisi qu'à oette^^^
TROISiâME PARTIE. 207
< tribune j'ai prononcé que Louis XVI pouvait être « mis en jugement. »•
ROCHER
Tiens, il est pour le jugement celui-ci. J'aime mieux Saint-Just : c'est plus sûr et plus vite fait.
MEUNIER
Pas d'interruption, tu causeras après.
TURLOT, parcourant le journal.
4; Le rapporteur du comité.... Conrad, roi des Ro. ^ mains..., Venceslas.... Christian IL... pour établir % une marche méthodique... Pomper les eanaux de la
< liste civile.... »
Ahl voyons, voyons....
^ La personne du roi, nous disaient-ils, est invio-
< lable, donc l'inviolabilité doit s'étendre à toutes ses -^ actions. La réponse est facile ; les législateurs sont ^ également inviolables, mais uniquement pour leurs
< opinions. Les ambassadeurs le sont, par le droit des iji gens, mais seulement pour les objets relatifs à leur 4 agence.... L.'inviolabilité du roi et la responsabilité '% des ministres sont des choses corrélatives. Ainsi, -% toutes les fois qu'on peut établir la responsabilité du '% ministre pour corriger les abus de son autorité, là ^ se trouve l'inviolabilité : quand celle-là manque, celle- % ci disparaît. Ainsi il faut, ou que l'inviolabilité se
< borne aux faits d'administration, ou que les mi-
< nistres soient responsables même des faits per- % aonnels. >
ROCHER
Avec leur inviolabilité, c'est embêtant, et je n'y comprends goutte.
MEUNIER
Tu as tort ! c'est sublime ! Tu n'as donc pas compris ce que j'ai dit sur le serment?
ROCHER
Pas trop.
TURLOT
Eh I bien passons, écoutez Manuel.
« Il fut roi, il est donc coupable ; car ce sont les rois
• qui ont détrôné les peuples Sans ces mandrins^ ^^ns
f: couronnés, il y a long-temps que la raison et la jus — .s=s - « tice couronneraient la terre. Que de temps il a fallii-p-JBu
< pour casser la fiole de Reims !... Un roi mort n'est#^,^t
< pas un homme de moins. »
Mais v'ià Robespierre
TOUS
Écoutons, il va joliment les retourner.
ROCHER
Je parie qu'il n'est pas pour l'inviolabilité, lui. TURLOT, lisant d'une voix solennelle.
« L'assemblée a été entraînée à son insu loin dels. JI ^^ ^ véritable question. Il n'y a point ici de procès à faire^^^^- « Louis n'est point un accusé, vous n'êtes point des ^^ ^^ % juges; vous êtes^ vous ne pouvez être que des hommes ^^ ®^ « d'état et les représentants de la nation ; vousn'aver^^®^ « point une sentence à rendre pour ou contre ur^-^^^ « homme, mais une mesure de salut public à prendre ^^'^^ « un acte de providence nationale à exercer... L^» — '^ « question fameuse qui vous occupe est décidée paHi-^^^ « ces seuls mots : Louis est détrôné pour ses crimes «^î « Louis dénonçait le peuple français comme rebelle ; i-fc ^ « a appelé, pour le châtier, les armes des tyrans, se» ^^^ « confrères. La victoire et le peuple ont décidé que lu-