SCÈNE III
11 décembre 179i, dix henres du matin.
Salle de la convention, aux Feuillants. — Les députés sont depu:^*::-^^ une heure à leurs places, discutant les formes à suivre dans L le
procès et l'interrogatoire de Louis. — Les tribunes* sont remplie -£i -lies d'une foule nombreuse. On y remarque des toilettes beaucotKLVOup plus brillantes que d'habitude, et grand nombre de femmes attir ée ^> ée8 par la curiosité. Un instant avant la comparution de Louis, (xz^ on voit arriver dans la galerie qui règne au sommet du côté gauctf^sche une jeune et fort jolie dame suivie de plusieurs enfants dont er tfr^=lle paraît être l'institutrice. Philippe-Égalité, qui jusque là avait » eu
les yeux constamment tournés vers la barre, quitte sa place et ^Mi se rend à l'endroit où est cette dame et sa jeune suite. Occupé de ^=b la placer, on le voit tirer des pâtisseries de sa poche et les distsT^^^tribuer aux jeunes enfants qui l'entourent ; on remarque aussi qwLLm- ju'il prend plaisir à considérer un joyau que cette femme porte au
cou, et qu'il est facile de reconnaître pour une petite figuratuE=^::^tion de la Bastille, espèce de bijou en usage depuis la destruction de
cette prison d'état. — Philippe-Egalité regagne sa place, ^ et dirige sa lorgnette sur le prisonnier du Temple au moment ^ où il est introduit.
SANTERRE, arrivant dans la salle.
J'ai l'honneur de vous prévenir que j'ai mis à éxé^ caution votre décret. Louis Capet attend vos ordre.
BARRÈRE, président.
Faites entrer.