TROISIÈME PARTIE
T'erdun ont été livrées aussitôt que les ennemis ont paru. — Qu'avez-vous à répondre ?
J'ignorais que M. Dabancourt fût le neveu de Galonné : ce n'est pas moi qui ai dégarni les places, je ne me serais pas permis une pareille chose.
LE PRÉSIDENT
Vous avez détruit notre marine. Une foule d'officiers c3e ce corps étaient émigrés ; à peine en restait-il pour faire le service des ports. — Qu'avez-vous à répondre ?
LE ROI
J'ai fait ce que j'ai pu pour retenir les officiers.
LE PRÉSIDENT
Vous avez favorisé dans les colonnies le maintien du pouvoir absolu. Vos agents y ont partout fomenté le "trouble et la contre-révolution s'y est opérée à la xnême époque où elle devait s'effectuer en France : ce €^m indique assez que votre main conduisait cette "txame.
LE ROI
Il y a beaucoup de personnes qui se sont dites mes ^igents dans les colonies : elles n'ont pas dit vrai.
LE PRÉSIDENT
L'intérieur de l'état était agité par les fanatiques ; "VOUS vous êtes déclaré leur protecteur, en manifestant l'intention évidente de recouvrer par eux votre ancienne - t)uissance. — Qu'avez-vous à répondre ?
LE ROI
Je ne veux pas répondre à cela : je n'ai aucune connaissance de ce projet.
LE PRÉSIDENT
Le corps Législatif avait rendu, le 29 janvier, un
décret contre les prêtres factieux : vous en avez suspendu l'exécution. — Qu'avez-vous à répondre ?
LE ROI
La constitution me laissait la libre sanction des décrets.
LE PRÉSIDENT
Vous avez retenu près de vous les gardes suisses. La constitution vous le défendait, et rassemblée législative en avait expressément ordonné le départ. — Qu'avez-vous à répondre ?
LE ROI
J'ai suivi tous les décrets qui ont été rendus à cet égard.
LE PRÉSIDENT
Vous avez eu dans Paris des compagnies particulière» chargées d'y opérer des mouvements utiles à vos pro — jets de contre-révolution. D'Angremontet Gilles étaient^ deux de vos agents ; ils étaient salariés par la list^
civile. Les quittances de Gilles vous seront présentées
Qu'avez-vous à répondre ?
LE ROI
Je n'ai aucune connaissance du projet qu'on leutr^ prête : jamais idée de contre-révolution n'est entrée dans ma tête.
LE PRÉSIDENT
Vous avez voulu, par des sommes considérablessuborner plusieurs membres des assemblées constituante et législative ; des lettres de Saint-Léon e' d'autres attestent ces faits.
LE ROI
Il y a eu plusieurs personnes qui se sont présentée ; avec des projets pareils ; je les ai éloignées.